mercredi 24 avril 2013

Faith Desire "Faith Desire" (1993)


En 1993 la concurrence était plutôt rude, imaginez qu’à la même époque sortaient des pépites du genre Robby Valentine 1er du nom, Saints And Sinners, Wall Of Silence, Mark Free et bien d’autres pour la plupart chroniqués sur votre site préféré. Autant dire qu’il fallait être sacrément à l’affût pour repérer le CD de Faith And Desire à moins d’être lecteur assidu de Planète Hard, le fanzine de la Fnac du temps où elle n’était pas encore spécialisée dans l’électroménager. L’article stipulait qu’il s’agissait d’un quatuor canadien composé d’anciens membres du groupe FM Boulevard, référence allègrement usurpée de mon point de vue puisqu’en définitive seul le bassiste Tom Christiansen présent sur le second album "INTO THE STREET" faisait partie du band. Si à l’époque l’album n’usa pas ma platine du fait des bombes précitées, j’avoue l’écouter désormais avec beaucoup de plaisir, notamment grâce à l’éclectisme musical dont il fait preuve. On passe du classique "Prelude II" en introduction au Rock FM, "The One Condition Of Love", "Little Bit More", "Celebration", "Die Tryin’" puis à la fusion "Find A Way" ou le Heavy "Tongue And Groove". On a également droit à la ballade de rigueur "In From The Rain" et même à une incursion dans le Jazz avec "Start A Fire" qui bénéficie d’une seconde interprétation étendue au groove certain.

Le CD se clôture sur "Standing Alone" une autre ballade avec Violons et piano idéale pour les soirées intimes. Gary Gillepsie (Vocaux) et Ian Cameron (Guitare) sont toujours en activité avec de nouveaux membres. Un groupe dont la trajectoire est peu commune puisqu’il officie désormais dans un registre de reprises et se produit dans le cadre de manifestations d’entreprises et de mariages. Dans ce dernier cas, c’est toujours mieux selon moi que Dédé et son accordéon.

mardi 31 juillet 2012

Stage Dolls "Stage Dolls" (1989)


Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le Hard en ce temps-là accrochait ses lilas dans les pays scandinaves comme la Norvège dont sont originaires les Stage Dolls, trois poupées qui ne manquent pas d’attraits.

Après "SOLDIER’S GUN"» paru en 1985, un album hétéroclite témoignage d’un groupe qui cherche encore sa voie, et "COMMANDOS" sorti en 1986 dans lequel ils optent pour un Rock FM prometteur, arrive en 1989 l’album éponyme "STAGE DOLLS" dans les bacs des disquaires branchés. Depuis "COMMANDOS", le trio a adopté sa forme définitive avec l’arrivée à la batterie de Steinar Kroksad qui rejoint Terje Storli (Basse) et Tortstein Flakne (Guitare, Chant). Ce dernier est également le géniteur de la totalité des titres, ce qui le place d’emblée comme un sacré client au concours de la mélodie qui tue : écoutez "Love Cries" par exemple, ou encore "Don’t Stop Believin'", ou même n’importe-quel titre choisi au hasard. Des guitares soutenues mais légères et une voix dans un registre proche de Brian Adams agrémentée d’harmonies vocales omniprésentes (6 choristes se partagent la tâche) et vous obtenez l’environnement idéal pour délivrer un album Hard FM de première bourre avec l’apport de claviers assurés par Kjetil Bjerkejtrand déjà entendu pour les connaisseurs avec le groupe TNT.

Mention spéciale pour les refrains "Still In Love", "Mistery" & "Lorraine" que je vous défie de ne pas entonner au plus tard dès la seconde écoute.

mardi 17 juillet 2012

Chasing Violets "Outside Heaven" (2012)


Le 1er album de Chasing Violets tant attendu par les amoureux d’AOR sort aux USA en ce maussade été 2012. Pour avoir eu la chance d’écouter ce bijou en avant-première, il est clair que cet album va marquer un tournant dans le monde de la Westcoast, du hard FM et même du rock mélodique. Car en 13 titres soigneusement interprétés, les demoiselles de l’Ouest de la France, Sarah et Mélissa Fontaine, épaulées par le maître AOR, oui le vrai, Frédéric Slama qui a produit l’album, vont éclabousser de leur classe ce "OUTSIDE HEAVEN".

Les 2 jeunes vocalistes Sarah et Mélissa nous font une véritable démonstration de ce qu’est l’AOR : pur et beau, tel qu’on l’aime, procurant d’innombrables frissons. Vous serez illuminés par ces voix suaves, tantôt gorgées d’émotions (notamment sur "Voices In The Wind"), tantôt magnifiques en harmonie complète avec les chanteurs qui secondent ce duo féminin, tantôt rock surtout sur l’énorme "Just Wanna Be Your Heroin" qui clôt l’album de façon imparable. Oui vous l’avez compris, les 2 sœurs ne se contentent pas de chanter divinement, elles ont eu l’intelligence de partager les titres incroyablement mélodiques (composés bien sûr par Frédéric Slama) avec les pointures que sont Göran Edman sur "The Price To Pay" et "Above Suspicion", Philip Bardowell sur "A Hole In Paradise" et "No Margin For Error", Jerry Hludzik sur "Hold Back The Dawn", Dane Donohue sur le fantastique "Voices In The Wind" et Rick Riso sur "No One’s Gonna Hurt Me Anymore".

N’oublions pas non plus les guitaristes émérites qui officient sur cet album de folie : Tommy Denander, Paul Sabu, Frédéric Slama, Christian Tolle, Robert Säll, Joey Summer, Michael Landau, Bruce Gaitsch, bref la crème des musiciens internationaux. Pour donner un peu plus de précisions sur les titres calibrés AOR, mélodiques à souhait, tantôt Westcoast tantôt très FM, mais toujours très percutants, disons que c’est un savant dosage de Journey, Survivor, Foreigner avec en plus une production actuelle énorme, je le répète. Au niveau vocal, on pense aussi indéniablement à Fiona voire à Robin Beck, ce qui est plus qu’une référence. Les intros sont fabuleuses, rythmées, alléchantes et les refrains pour chaque titre vous restent en tête montrant le savoir-faire du compositeur. Mais surtout, les 2 sœurs ont su se surpasser pour donner à ces titres un impact mélodique digne des plus grands disques du genre. Et que dire de la reprise d’AOR de "You’re My Obsession", ce titre devient à lui seul un classique, rehaussé par la performance vocale de nos demoiselles.

Penchez-vous dès que possible sur ce pur joyau et la découverte de ces 2 voix féminines qui j’en suis sûr vont irradier la scène AOR de leur talent et souhaitons-leur toute la réussite possible, ce disque est d’hors et déjà magique ! Un seul mot : SUBLIME, Mesdemoiselles !!!

mardi 8 mai 2012

Silence "City (Nights)" & "City (Days)" (2012)



Après 4 ans d’attente, Silence nous récompense avec la sortie non d’un mais de 2 albums en simultané, montrant ainsi sa capacité à nous surprendre. Le groupe du maître à jouer et à composer qu’est Bruno Levesque confirme une stabilité musicale puisque nous retrouvons avec plaisir Ben Venet au chant, lequel participe d’ailleurs grandement au travail de composition.

Après le succès d’ "OPEN ROAD", il en fallait du talent pour oser sortir 2 albums en même temps, riches de 22 titres mélodiques, percutants et ô combien hauts en qualité et en richesse d’écriture. Mais la surprise ne s’arrête pas là ! C’est avec un plaisir fou que l’on écoute ces titres hyper léchés, travaillés comme il se doit, dans une mouvance mélodique de haute volée et avec en plus une production très soignée. Pas étonnant alors que les Américains de Perris Records aient misé sur ces 2 galettes top class, présentant un AOR scintillant de mille feux, performant et surtout mélodique à souhait.

De l’album "CITY (DAYS)" dont 10 titres ont été conçus par le duo Levesque – Venet, le 11ème "Guardian Angel", magnifique au demeurant, étant signé Mark Spiro (excusez du peu !), il est difficile de ressortir tel ou tel titre, vraiment. Les intros sont percutantes ("Beggars Day"), les mélodies accrocheuses ("Father", "The End Of The Day", "Lift Me Up"), les guitares cristallines ("Jenny", "Daydreaming") mais tous ces ingrédients avec comme maître mot : la mélodie, se retrouvent dans ce 1er opus.

Que penser alors de "CITY (NIGHTS)", ce 2ème album serait-il aussi bon que le 1er ? La réponse ne se fait pas attendre d’entrée avec le robuste et énergique "Drifting Away" suivi de "Ghosts" introduit par des claviers hallucinants. Vous aurez compris : la majesté mélodique continue d‘envelopper l’auditeur et de le ravir sans cesse. Avec les romantiques ballades "Taste Of The Past" et "Promised Land", l’étonnant "Crashing Down" aux sonorités innovantes, l’album fait étalage de qualités incontestables, on se laisse porter par ces mélodies toujours attrayantes ("Memory Of Blue Eyes", "Insomnia", "Out Of The Dream"). A noter que le titre "Just One Kiss On Your Heart" est issu de l’album "THE COLORS OF L.A" du maître AOR Frédéric Slama et qu’il est bien entendu repris avec excellence.

Avec ces 2 albums magnifiques du début à la fin, Silence impose sa maturité mélodique et cette performance musicale nous ravit davantage à chaque écoute : tout simplement remarquable !!!

lundi 27 février 2012

AOR "The Colors Of L.A" (2012)


En ce début d’année 2012, AOR revient en force avec ce nouvel album "THE COLORS OF L.A", peaufiné comme il se doit par le maître incontesté de la mélodie, de l’émotivité et de la créativité, sans cesse renouvelés, dans le domaine de la FM classieuse : j’ai nommé Frédéric Slama.

Si comme à son habitude, il a fait appel à des musiciens renommés tant instrumentaux que vocaux, l’unité et la cohésion alliées à un sens inné de la mélodie, répétons-le, font déjà de ce nouvel album, un cercle lumineux qui scintille au firmament de notre musique préférée. Ecouter ces titres que l’on peut qualifier de pures merveilles est un plaisir sans cesse renouvelé, ils apportent chacun une part de bonheur, de finesse, le tout avec beaucoup d’émotions, c’est simple : on succombe à chaque fois ! Les interprètes donnent à tour de rôle un relief particulier à chaque titre qu’ils mettent en valeur de façon personnalisée. On découvre ainsi le magnifique Joe Pasquale sur "Jenny At Midnight", titre très accrocheur aux guitares rugissantes, tout simplement énormes ! Puis vient le tour de Jerry Hludzik (Dakota), unique en son genre sur "Benedict Canyon" et "Dreams From Silver Lake", celui de Steve Newman, qui n’a jamais aussi bien chanté, sur "Kimberly" titre taillé pour sa voix extrêmement envoûtante, vraiment ! N’oublions pas le toujours performant Philip Bardowell, très poignant sur "Brittany", mêlant émotions et mélancolie et renouvelant sa performance sur "Just One Kiss On Your Heart". Evoquons le nouveau venu Joe Summer qui officie sur "Under Your Spell" avec une grande conviction et bien sûr le grand Rick Riso, qui illumine de son talent le titre phare de cette merveille le déjà must "Halo Of Light".

A ce panel riche de chanteurs exceptionnels, les guitaristes principaux Tommy Denander et Frédéric Slama assurent à mort, secondés par les renommés Steve Lukather, Michael Landau ou Michael Thompson, la crème quoi ! Et avec les claviers fabuleux de Morris Adriaens, de David Diggs et de Randy Goodrum, cet album respire la force et l’élégance FM ! Au total 8 titres originaux inspirés avec un instrumental de folie ("Grace") plus 2 titres réenregistrés dont le célèbre "You’re My Obsession" et un instrumental revu lui aussi "Never Gonna Let Her Go" constituent ce joyau.

Du début à la fin, cet album vous entraîne dans un enchaînement de belles mélodies, de guitares grandioses, de claviers éclatants et une seule envie tenaillera l’auditeur : réécouter sans relâche ce nouveau chef d’œuvre, véritable feu d’artifice qui éclate au firmament de la musique FM !

mercredi 18 janvier 2012

Marco Taggiasco "Things And Moments Live" (2011)


"I thought it would have been nice to gather round some friends and make a concert to share those songs and give them a chance to be heard in a fresher way". Voilà qui résume le plus parfaitement ce "THINGS AND MOMENTS LIVE" que nous offre Marco Taggiasco & Friends.

Cet album peut aussi apparaître comme un joli collector, avec la chance d’entendre des titres unrealeased et puis bien sûr ses bonus vidéo.

Après l’instrumental "Ouverture In D" à la David Foster, "Let My Love Grow" lance le show et permet à ce titre de prendre plus d’ampleur live qu’en studio. S’ensuit le génial "Thousand Things", déjà un classique, avec en prime un super solo de saxophone par Gabrielle Pistilli. Ce dernier agrémentant de belle manière de nombreux titres. "Burning For You", "This Moment" et "Angel Of August" montre une fois encore l’incroyable talent de vocaliste que possède d’Andrea Sanchini.

Le milieu du show sera l’occasion de découvrir de nouvelles ballades comme "Breathless" ou "Wish On A Star" et de redécouvrir certains de ses mid-tempo. "April In My Heart", demeure ma préférée et apparaît comme un hit, tellement, elle possède un sacré potentiel. Ces dernières menées à la baguette par la chanteuse Daphne Risi.

La troisième partie de ce Live fait la part belle à ce parfait mélange de Westcoast Music comme "Got To Believe (This Time)" composé avec Robbie Dupree, ou "Healing This Time" (qui fait sensation avec la géniale voix de Claus Leonhardt) et de Pop Sophistiquée sur "Radio Silence" ou "Hangin’ On Tomorrow".

Je n’oublierais pas de mentionner les rythmiques groovy de Riziero Bixio à la batterie et Fabio Penna à la basse. Ces deux musiciens donnent à Marco une section rythmique de grande classe. C’est le magique "Never Too Late (For Love)" qui clôture cet album.

Des percussions, des cuivres, des musiciens de très haute volée et Marco Taggiasco en maître de cérémonie font de "THINGS AND MOMENTS LIVE", un must have et prouve que Marco est devenu tout simplement l’artiste number one en Adult Contemporary Music.


Marco Taggiasco & Friends: Things and Moments Live

jeudi 15 septembre 2011

Work Of Art "In Progress" (2011)


Depuis déjà quelques années, la Suède propose de jeunes artistes ou groupes très talentueux et c’est tout sauf une surprise de voir l’un de ses représentants, s'asseoir sur le trône (selon mon opinion) et d’être couronné "King of Melodic Rock". Pour ceux qui ont déjà fait le tour des très nombreuses reviews de ce "IN PROGRESS", il sera pour moi dur d’être original. Simplement, Work Of Art réédite son premier coup salvateur qui avait déjà fait le buzz. Aussi, la suite est du même calibre. Pourquoi autant de passion autour de ce groupe?
Trois ingrédients font la différence.

Le premier authenticité. Ce groupe est surprenant de classe et totalement décomplexé. Un premier album révélation, on pouvait penser qu'il ferait une suite avec des ouvertures metal, prog, indie pour rallier le chaland... du tout. Puriste, sans compromission, donc culte.
Le deuxième c’est sa créativité artistique et je reconnais qu’entre Lars Säfsund et Robert Säll, c’est le ticket gagnant, avec un potentiel qui n’a pas d’équivalent actuellement.
Le troisième est leur mise en place, parfaite. Déjà vétéran et malin le jeune Work Of Art sur certains plans : quelques titres aux mélodies rapidement décelables ou prévisibles, pas grave, la voix de Lars (qui a pris une sacré ampleur), un riff ingénieux ou des éclats de synthés les rehaussent et rendent la copie tellement brillante.
"The Rain" et "Nature Of The Game" ouvrent l’album, c’est explosif, ils enchaînent avec un de mes titres préférés "Once Again", mid-tempo tonique avec ce refrain si fragile, plein de feeling. "Never Love Again" enchaîne avec son synthé pétaradant. "Eye Of The Storm" et "Until You Believe", le groupe sait les faire passer facilement.

Le deuxième round est phénoménale, on repart avec le diabolique "The Great Fall" et cette intro de folie, "Call On Me", "Emelie", "Fall Down" sont géniales. L’album se termine avec deux superbes clin d'oeil, très surprenant à Bon Jovi avec "Castaway" et le dernier en hommage à Toto avec "One Step Away" (à tomber), qui offre des frissons aux ultras (comme moi) du légendaire groupe californien.
La suite se jouera au niveau des ventes, du bon moment et des live que le groupe pourra obtenir et bien sûr de son management, qui réussira ou non, à les rendre prime time.

Soit (et je leur souhaite de tout coeur), ils sont le grand tant attendu, soit il risque de faire comme par exemple Street Talk, des albums cultes au début et après un relatif anonymat. Il y a par contre une différence importante entre ce dernier et d’autres groupe oeuvrant dans ce style musical. Work Of Art, tant au niveau de son style, look et son registre complexe, jouant sur une dichotomie entre fragilité et assurance réussit à franchir un palier élevé qui faisait de lui une révélation musicale anachronique, en devenant un groupe inscrit puissamment dans le contemporain par son AOR avant gardiste. C’est peut-être leur plus belle victoire et de la faire partager avec ses fans autour du monde.

dimanche 8 mai 2011

Orleans "Dancin’ In St.Thomas Moonlight" (2011)


Je n’ai jamais eu la chance de voir Orleans live, c’est d’autant plus malheureux que le groupe possède déjà 40 années de carrière à son actif, "DANCIN' IN St. THOMAS MOONLIGHT" représentait une bien belle occasion pour moi, à travers deux supports de profiter d’un show récent, donné par ce groupe si génial.

Enregistré à Saint Thomas dans les îles Vierges américaines le 26 février 2010 au Reichold Center, ce concert rentrait dans le cadre d’une opération caritative au profit d’un orphelinat.

Orleans entra rapidement dans le vif du sujet avec ses intemporels singles que sont "Let There Be Music" et "Dance With Me", avec pour ce dernier, des guitares acoustiques, amenant toujours un feeling si particulier. S’ensuivit un "Dancin’ In The Moonlight" plein de groove (avec en guest Doc Robinson - Boffalongo, King Harvest), parfaitement adapté au lieu. De plus, il y a une histoire derrière ce titre qui liait Boffalongo et Larry Hoppen et un clin d'oeil à l'organisation de ce show. Le mid-tempo coloré "Heaven" est l’occasion de magnifiques harmonies vocales, une marque de fabrique du groupe il est vrai, comme le style musical célébré par Cool Night. Place au titre que je préfère, le magique "Love Takes Time", issu de leur album de 1979 "FOREVER". Cet étonnant d'ailleurs la fraîcheur de cette composition qui parait bien plus récente.

"Golden Slumbers" représentera un titre un peu différent pour ce concert, une reprise des Beatles, très acoustique et interprété presque en solo par Dennis Amero qui remplace maintenant la plupart du temps John Hall. On repart sur du Rock qui sent bon les highways avec "Please Be There". Le groupe terminant par deux classiques, que sont le débonnaire "Juliet", avec une nouvelle fois un travail remarquable dans la mise en place des coeurs et son duo aux trompettes entre Larry et Lane ! Puis par leur plus gros single "Still The One", pour lequel, on peu difficilement résisté tant cette chanson vous apporte des good vibes.

Certes 9 titres, cela fait court, mais Orléans propose (une excellente idée) un pressage sur deux support en CD et en DVD pour ce live, donc cela compense. Le DVD est filmé en one-cam, donnant un côté intime à leur prestation. Le line-up est classique avec Larry Hoppen et Lance Hoppen, Lane Hoppen aux keyboards et Charlie Morgan à la batterie.

En conclusion, une belle dose de Westcoast Music par un groupe de premier ordre, tant par la qualité de ses compositions et bien évidemment par le talent artisitique de ses musiciens, qui propose un réel collector, car l’édition est en tirage très limitée.

mercredi 23 mars 2011

Rolf Jardemark "Sunset In Guitarland" (2010)


Voila un album qui risque de me réconcilier avec les titres instrumentaux. Merci donc à Zink Music qui a édité ce "SUNSET IN GUITARLAND de Rolf Jardemark.

Après recherche, car le garçon m’était pour le moins inconnu, ce Suédois a quand même une certaine côte dans le petit monde de la Californian Music. Rien qu’à voir le plateau des musiciens et autres interprètes qui figurent sur le CD , on a compris qu’on avait pas à faire à un manche! Bill Cantos, Michael Ruff, Peter Friestedt à la prod, Neil Stubenhaus, John "JR" Robinson et Per Lindvall, bref que du beau monde! Rolf Jardemark officie entre Westcoast et Smooth Jazz et force est de constater que le bougre maitrise ces styles de façon hyper pro. Sur les 9 morceaux, 7 sont instrumentaux et deux chantés. "Cahuenga And Vine" interprétée par Bill Cantos vaut à elle seule l’achat du CD. Comme souvent avec Bill Cantos, les titres qui lui sont proposés sont magiques. On se souvient du superbe "Roxann" sur le Airplay For The Planet ou bien ceux qu’il interprétait sur les "LA Project" de Peter Friestedt, c’est parfait comme Westcoast 5 étoiles. "Rhythm Of The Rain" chantée par Michael Ruff fait plus dans la bossa tendance musique Brésilienne à la Sergio Mendes, pas désagréable mais pas ce que je préfère non plus. Par contre, là, où d’habitude je décroche fortement, les instrumentaux sont tous d’une qualité extrême. On voyage en Californie sans bouger de son canapé avec les superbes "Sunset In Guitarland", "Smoothie", "Back To You" ou "Del Mar". Rolf Jardemark maitrise la 6 cordes sans en faire des tonnes. Il distille des mélopées sublimes tout en finesse mais avec un sens de la mélodie très appliqué. Ces morceaux pourraient fort bien bénéficier de parties vocales tellement ils sont réussis.

Sur le dos de la pochette, il y a des palmiers bordant une rue de Californie, eh bien on y est aussi! Voyage gratos garanti mieux que Last Minute.Com. Les amoureux de Westcoast Music s’y retrouveront sans peine pour les autres un voyage pour aussi peu d’effort et de frais ne se refuse pas.

lundi 28 février 2011

Joseph Williams & Peter Friestedt "Say Goodbye" (2010)


Une mise en bouche avec l'édition de ce CD single 3 titres de Joseph Williams et Peter Friestedt qui annonce la sortie d’un album pour bientôt.

3 titres figure sur ce mini EP avec un seul titre du futur opus, "Say Goodbye". Cela annonce franchement de très bonne chose car le titre est parfait. Joseph Williams a toujours été un chanteur d’exception et ce morceau le prouve encore. On retrouve ici toute la classe du chanteur comme dans ses opus solos "I’M ALIVE" et "3". Une superbe mélodie, des arrangements soignés, bref parfait. Séance de rattrapage en ce qui concerne les deux autres titres avec "Gotta Find It" et "One More Night" tous deux tirés du LA Project 1 et 2 de Peter Friestedt. Interprété également par Joseph Williams, ces deux morceaux sont ébouriffants de classe. Je les connaissais déjà, bien sur mais cela ne fait jamais de mal de réécouter des compos de cette qualité.

Autant, le teasing pour Josef Melin avec le EP "OFFSHORE MONSTERS" ne m’avait pas emballé plus que ça, autant je salive d’avance et j’attends avec impatience la sortie courant 2011 du projet de Joseph Williams et Peter Friestedt. Cela sent l’album Westcoast de l’année!

lundi 21 février 2011

Josef Melin "Offshore Monsters" (2010)


Un petit focus sur ce CD 4 titres édité par l'excellent label Zink Music et qui annonce la sortie de l’album début 2011 de Josef Melin. Qui est ce type? Ceux qui s’intéresse à la Westcoast auront reconnu une des deux têtes pensantes de Smooth Reunion ; super projet Scandinave dont le premier album "CLEANING UP BUSINESS" avait été une franche réussite en 2008. En effet, cet opus était bourré de talent, de fraicheur, de drôlerie et franchement j’avais été fortement emballé par ce dernier.

Josef Melin a décidé de quitter le duo et de sortir son premier opus solo baptisé "PREPARE FOR Y2K". En attendant, Zink Music, son label sort cet EP 4 titres pour attirer le client. Ce 4 titres est en fait un trois titre puisqu’on retrouve deux fois le titre phare, "Offshore Monsters" sous deux versions différentes. On avait pointé le fait que Smooth Reunion était très influencé par Steely Dan, c’est peut être encore plus le cas ici. Plus que le Dan je dirais Donald Fagen en solo avec la voix qui est un mix entre Michael Franks et Randy Goodrum. Franchement, les deux premiers titres que sont "Offshore Monsters" et "Let Me Know ne sont pas vraiment facile d’accès. Il faut plusieurs écoutes pour les apprécier. C’est une Westcoast assez intellectuelle qui nous est proposée avec une instrumentation réduite à sa portion congrue. En effet, à part les synthés on entend pas grand chose d’autre. "Wave To Friends" le troisième titre est nettement plus intéressant pour moi car le coté minimaliste est abandonné pour quelque chose de plus musical avec des cuivres et une ambiance plus festive. A priori, ce titre ne figure pas sur l’album.

Je reste sur une impression assez mitigée dans l’ensemble, là ou Smooth Reunion m’avait bluffé, Josef Melin me déçoit un peu. Le garçon ne manque pas de talent mais d’un autre coté, je pense qu’il peut encore plus, par ce genre de compos, radicalisé le style Westcoast qui n’est déjà pas sous le feux des projecteurs. Sa musique est trop compliqué pour s’ouvrir sur le monde, dommage!

vendredi 28 janvier 2011

LA Cowboys "Endless Summer" (1993)


1000 copies et c’est tout! Non ce n’est pas parce que c’est la période des soldes que je met cela mais tout simplement pour dire qu’AOR Heaven réédite cet album de LA Cowboys sur 1000 exemplaires.
Franchement, ce "ENDLESS SUMMER" est certainement un des meilleurs album de Westcoast de tous les temps à ranger avec le Airplay, le David Roberts, le Planet 3 entre autres.

Pour revenir à la genèse, il faut savoir que le groupe se compose de deux éléments qui sont :
James Studer au chant et aux claviers qui a travaillé avec Jim Messina et Al Jarreau et
Wayne Nelson au chant et à la basse qui fut membre du Little River Band.
L’album sort en 1993 sur un label Japonais et AOR Heaven le réédite en 1998 avec un nombre de 1000 copies. Depuis, délicat de se le procurer si ce n’est qu'en import Japonais et vous connaissez les prix de ces produits! C’est donc avec appétit que je me suis jeté cette année sur la nouvelle réédition du label.

La plupart des compos ont étés composées au départ pour des artistes Japonais totalement inconnu dans nos contrées mais visiblement adulés au pays du soleil levant. Bien entendu la liste des invités est ultra-prestigieuse et on retrouve Mick Fleetwood, Michael Thompson, Buzz Feiten, Tris Imboden et le grand Joseph Williams qui délivre une performance vocale de premier plan sur l’excellent "Something In My Heart". Ce morceau absolument sublime est tiré d’un film Japonais "Hitomi" qui remporta une médaille d’argent sur le 800 m en 1928 pour le Japon au JO d’Amsterdam. Mais des compositions aussi magiques que celle-ci , il y en a pléthore. C’est bien simple tout frôle le grandiose dans un style entre Airplay, Toto, Peter Beckett, Little River Band. Si on veut quand même ressortir quelques titres "Tokyo Woman", "Endless Summer", "Say You Love Me", "Wall Me Of The Water" et "Terra" peuvent être citées. Cette dernière propose un refrain d’une beauté immense et franchement rien que pour ce titre il faudrait acheter le CD.

Tous les fans de Westcoast et d’AOR soft doivent avoir cet opus dans leur collection. Un album de cette qualité il est rare qu’en Westcoast de nos jours il en sorte des tonnes.

MUST, MUST, MUST

Andrew Gold "All This And Heaven Too" (1978)


Un focus sur cet album "ALL THIS AND HEAVEN TOO" d’Andrew Gold s’imposait car c’est un classique de la Westcoast.

Andrew Gold est un compositeur dont le père avait écrit la musique du film "Exodus" et la mère doublait Nathalie Wood dans "West Side Story" sur les parties chantées et Audrey Hepburn sur "My Fair Lady". Andrew bosse dans les années 70 avec des gens comme James Taylor ou Linda Ronstadt et sort son premier album en 1975 sous son nom perso. En 1977 sort l'album "WHAT'S WRONG WITH THIS PICTURE" son second essai puis en 1978 ce "ALL THIS AND HEAVEN TOO". Ensuite, et après "WHIRLWIND" en 1979 sa carrière solo périclite un peu et il perd le soutien de son label. On le retrouve au milieu des années 80 avec Graham Gouldman de Ten CC pour un projet du nom de Wax. Deux albums suivront avec un méga hit "Bridge To Your Heart". Ensuite, il reforme Bryndle avec entre autre Karla Bonoff puis il continue sa carrière solo. Il tournera dernièrement avec America et Stephen Bishop pour une série de concert.

Pour revenir sur ce troisième album, il faut dire qu’il a été réédité en 2005 par Collectors Choice Music avec quelques bonus, 5 au total qui ne sont pas essentiels mais plus pour le fan aguerri qui cherche les raretés. On a droit à la version originale de "Geneviève" qui n’est en rien identique à celle qu’il y a sur l’opus. Une version totalement musique Brésilienne. Cet album est un pur régal pour les oreilles et franchement il n’a pas pris une ride. Andrew Gold est un grand compositeur et enchaîne les hits comme "How Can This Be Love", le superbe "Oh Urania", "Never Let Her Slip Away" et "Genevieve" déjà citée. Ceux qui écoutait RFM dans les années 80 doivent connaitre ce classique de la Westcoast qui passait très souvent sur cette station. Mais le morceau de l’opus se nomme "Thank You For Being A Friend" qui fut son premier énorme Hit. Il faut dire que cette composition est magique et me fait toujours de l’effet malgré le fait que je l’ai entendu des centaines de fois. Elle rentre dans la tête sans lasser, bref un classique. Pour ceux qui ne connaisse pas cet artiste immense qu’est Andrew Gold , je vous conseille fortement une compilation "THANK YOU FOR BEING A FRIEND" sorti en 1997 et qui reprend de façon exhaustive le travail d 'Andrew à travers les années. Je vous conseille également les deux CDs de Wax dans un style plus pop synthétique mais de toute première bourre également, "AMERICAN ENGLISH" et "MAGNETIC HEAVEN".

jeudi 18 novembre 2010

Gary Wright "Headin' Home" (1979)


Autour de la fin des années soixante et du début des seventies Gary Wright fût tour à tour clavier et compositeur de Spooky Tooth ( "Better By You, Better Than Me" ) et de Johnny Hallyday, j’en vois qui rigolent mais je rappelle qu’à l’époque de "FLAGRANT DELIT" le groupe comprenait également Mick Jones (futur-Foreigner) à la guitare.

Gary Wright est donc plutôt éclectique puisqu’il est capable de passer du blues-rock progressif à la variété-rock et même de faire un détour en 79 pour se rapprocher de notre musique favorite. Nous connaissions son talent de songwriter confirmé, restait à voir le résultat en solo. L’album alterne mid-tempos, ballades et Soul blues. Dans la première catégorie on trouve l’énergique "Keep Love In Your Soul" sur lequel on remarque la présence aux guitares de Steve Lukather (Toto) et de Fred Tackett qui rejoindra plus tard Little Feat ainsi que celle du saxo de Jim Horn. Dans la même veine "I’m The One Who’ll Be On Your Side" nous gratifie de la voix de Michael McDonald sur les chorus, certainement le morceau le plus accrocheur. Section ballades "Love’s Awake Inside" délicate et magnifiée par les harmonies vocales de Crosby et Nash avec Buzz Feiten à la guitare, "Moonbeams" dépouillée avec voix haute et la présence de Jeff Porcaro. Quand aux titres plus vigoureux "You Don’t Own Me" et "Stand" dans lequel la voix se fait plus éloquente avec le soutien de choeurs féminins.

Un album typique de la fin des seventies avec un sens averti de la mélodie évidente.

vendredi 5 novembre 2010

The Doobie Brothers "World Gone Crazy" (2010)


Il ne vous a pas échapper que les Doobie Brothers fêtaient leur 40 ans de carrière ! Derrière ce chiffre tout simplement époustouflant, ils ont eu la bonne idée de célébrer cet anniversaire par la réalisation d’un nouvel album produit par Ted Templeman. Pour la petite histoire, ce dernier était aux manettes lors de leur premier disque en 1970, puis bien sûr, par la suite, derrière nombreux de leurs classiques.

Cette réunion s’annonçait donc vintage comme l’est également "WORLD GONE CRAZY".

C’est le coloré "A Brighter Day" qui ouvre les festivités avec un "steel drum" et des refrains très "gospelisant", titre surprenant, mais finalement réussit. S’ensuit le brûlant "Chateau", avant d’entrer dans le vif du sujet avec les deux pièces de choix que sont le magique "Nobody" (un remake de celui de 1970, mais bien plus enflammé). Une grande part de l’héritage musicale que nous offre les Frères Pétard se condense dans ces 4 minutes 35 et les freeways infinis qui vont avec, puis par "World Gone Crazy" qui rappel le Doobie de la fin des Seventies, là aussi tout y est. "Far From Home" est une jolie balade signée Pat Simmons, certes, un poil naïve. On termine la première partie de l'album par le punchy rock "Young Man’s Game".

Le deuxième chapitre redémarre par le nostalgique mid-tempo "Don’t Say Goodbye" avec la présence d’un Michael McDonald, lui aussi venu célébrer sa carrière au sein du groupe, suivit par "My Baby", un titre simple, mais efficace. Un gros clin d’œil à Santana apparaît avec "Old Juarez" qui mixe le style du guitariste moustachu et les brûlants rythmes des Doobie qui sentent bon le désert comme leur album "CYCLES". On termine par "I know We Won" (avec Willie Nelson) et "Law Dogs" qui par contre ne m’ont pas transcender. Si vous vous procurez les deux bonus, sachez que "Little Prayer" n’apporte rien, même pour les freaks comme moi, à l’inverse de "New York Dream" qui est vraiment un plus.

A bord du navire demeure Tom Johnston, Patrick Simmons, John Mc Fee et Michael Hossack. Une impressionnante liste de guests est venue en nombre pour participer à cette nouvelle réalisation.

La majorité des titres est signée Johnston avec en écho une association Simmons/Templeman. "WORLD GONE CRAZY"" a bien débuté aux USA, il vous fera passer un excellent moment. En étant un peu plus exigeant, on pourra toujours reprocher quelques compositions faciles pour un groupe de cette stature, mais l’essentiel est vraiment présent.

Paul Anka "Somebody Loves You" (1989)


Encore un Anka à considérer comme un plat de résistance, "hard to find" car édité uniquement en Allemagne et non réédité depuis, mais qui vaut le déplacement dans tous les sens du terme.

Six ans le sépare de son prédécesseur, le mythique "WALK A FINE LINE" judicieusement proposé par CD Japan depuis quelques semaines.

Difficile de connaître les différents protagonistes car le livret ne délivre aucune information à part le nom des producteurs Humberto Gatica et Robbie Buchanan ainsi que celui de David Foster pour le titre "Stay With Me". Des études poussées menées sur le Web nous indiquent la présence de David Foster, Michael McDonald, Jeff Porcaro, Michael Landau et même de Dionne Warwick sur le duo "You And I". Cela reste hypothétique mais vraisemblable car les claviers notamment sont Fosteriens en diable "Somebody Loves You", "You And I" et "Let Me Try Again". Résolument décliné sur le mode langoureux, "Can We" avec piano et saxo à rendre sensuelle une actrice adepte du bistouri et du botox qui vient de gagner son procès, l’album nous offre néanmoins deux titres rythmés de bonne facture "A Steel Guitar And A Glass Of Win" et "The Lady Was".

Hautement recommandé aux amateurs de mélodies lascives et de production haut de gamme.

Steve Lukather : "All's Well That Ends Well" (2010)


Mine de rien en plus de sa carrière au sein de Toto, Steve Lukather est en train de ce faire un petit patrimoine solo sympathique.

Premier album en 1989 et voici le petit dernier qui sort cette année sous le nom "ALL'S WELL THAT ENDS WELL". Le précédent "EVER CHANGING TIMES" en 2008 était publié par Frontiers mais cette fois ci c'est Mascot Records qui prend la suite. Toujours entouré de sa bande de potes pour les compos comme CJ Vanston, Fee Waybill ou bien Randy Goodrum, Luke délivre un bon album qui le caractérise totalement. On retrouve la patte guitaristique mais aussi les diverses influences qui transpirent du bonhomme depuis toujours. Du Rock, du Jazz, du Blues, du Hard et de la Pop c'est la recette de cet essai qui ne dénote aucunement des précédents. On retrouve toujours les mêmes qualités mais aussi les mêmes défauts sut tous les albums de Luke. Que le garçon soit mon guitariste préfèré c'est un fait, maintenant j'aimerais que ses solos soit plus régulier dans la qualité. Déjà, on évite un trop plein d'instrumentaux avec le seul "Tumescent" qui se suffit à lui même. Sur 9 titre, 1 instrumental c'est déjà beaucoup et en plus celui ci ne me fait pas apprécier ce type de musique. En fait, à bien y reflechir, à part le titre précité, il n'y a pas vraiment de mauvais morceaux. Il manque simplement des hits.

Un album de Luke s'étudie avec finesse, je vais donc essayer de le faire de la plage 1 à 8:

On débute par "Darkness In My World" avec une entame sombre et glauque avant de se lâcher un peu. Un titre très technique peut être trop mais qui prouve quand même combien le type est doué.

On continue avec "On My Way Home" où Luke nous emmène vers des sentiers Jazz Rock à la Steely Dan. Grosse performance du bassiste Carlitos Del Puerta. Cela groove sévère comme on dit. Il manque peut être un refrain plus mélodique pour faire de ce titre une totale réussite.

"Can't Look Back" est certainement le morceau le plus mélodique et propose un rock FM à la Toto ou Luke excelle. Une superbe composition.

"Don't Say It's Over" est une ballade romantique assez sombre mais de haute qualité. Luke fait pleurer sa guitare et assure au niveau du chant sur ce type de composition lente.

"Flash In The Pan" est un morceau Blues Rock un brin fusion. Cela déménage sec mais le refrain est peut être un brin faiblard par rapport au couplet et aux riffs endiablés.

"Watching The World" propose la seconde ballade du CD. Un titre très atmosphérique mais réussi. Luke a l'habitude de chanter les ballades dans Toto et il le fait parfaitement avec le groupe comme en solo.

"You'll Remember" emprunte le même chemin que "On My Way Home" en proposant des influences Jazz Rock avec cependant ici un refrain réussi.

"Brody's" est la seule composition co-écrite par Randy Goodrum. Teinté un brin 70's, ce titre est très réussi que ce soit musicalement ou bien au niveau mélodique. Le riff est entêtant et ne nous lâche plus.

Comme souvent après la sortie d'un album solo de Luke, j'ai le cul entre deux chaises. Je trouve ça bien mais il me manque quelque chose pour en faire un must. Cet album en est encore la parfaite illustration. Tout est bon ou presque mais pourtant une fois que je l'aurais rangé, vais je le ressortir? Pas sur!

mardi 19 octobre 2010

Bill LaBounty "Back To Your Star" (2009)


18 ans après son "RIGHT DIRECTION", Bill LaBounty marquait son retour par cette réalisation qui avec son artwork offrait un clin d’œil affiché à son prédécesseur.

Si Bill officie depuis bien longtemps du côté de Nashville, il n’en a pas oublié et souvent déclaré que sa musique, était bien plus inspiré, par la Côte Ouest californienne. Une évidence quand on écoute le single de cet album "California Turnaround".

Finalement et un peu logiquement, avec les années, elle a pris des accents jazz et soul mais reste toujours très typé westcoast comme sur "Running On Fumes" et "Cinderella". Pour les amateurs de rhodes, l’album en est truffé et c’est toujours pour moi un plus. De jolies mid tempo comme "Dianne" qui pourrait provenir des sessions de son éponyme de 1982 ou "Back To Your Star" sont présents. A noter, le groovy "Golden Now" qui me fait penser à Robbie Dupree, tant la musique entre les deux amis est contiguë.

On pourra toujours reprocher à cette nouvelle réalisation quelques titres un peu passe partout, parfois mollasson comme "Old Habits" ou "River Girl", mais une composition comme "HWY 85" vous apportera un frisson salvateur tant elle est géniale et comme son titre l‘inspire, vous donnera l’envie de freeways et de liberté.

Au rayon des invités Robbie, Larry Carlton, David Hungate, Steve Wariner, Danny Parks, Steve Levine, Michael Rhodes pour un album qui encouragera Bill à revenir nous voir plus souvent, on l’espère.

jeudi 7 octobre 2010

California Groove


Honte à moi! Sorti avant l'été , je n'avais même pas évoqué le deuxième volume de la compilation de référence Westcoast, "CALIFORNIA GROOVE".

Après le premier volume sorti l'an dernier, on a droit à la même pochette mais avec un fond violet au lieu de bleu. Toujours 4 CDs pour une somme modique et cela est remarquable. Comme sur le premier volume, "CALIFORNIA GROOVE 2" propose les mêmes qualités et les mêmes défauts.

Qualité, car on retrouve la crème de la crème Westcoast avec des titres références comme "Good Life" de Bill LaBounty, "What You Won't Do For Love" de Bobby Caldwell, "Steal Away" de Robbie Dupree et "Broken Wings" de Mr. Mister entre autres. Qualité aussi, car sont aussi compilés des titres d'albums, à ce jour, difficilement trouvable sauf en import Japonais comme "Moonlight Over Paris" de PM, "Which One Of Us On Me" de Jay Gruska, "Knock Down The Walls" de Steve Kipner. Qualité également car la Westcoast d'aujourd'hui n'est pas oublié avec les très bons titres de State Cows ou bien Sven Larsson.

Il y a aussi des défauts et des manques comme dans un premier temps le choix des titres. Comment expliquer le choix de "Island Fever" pour Jack Wagner qui est certainement un des plus mauvais titre qu'il n'ait jamais fait? Comment, peut on prendre dans la discographie "Davy" de Sergio Mendes en occultant les titres de BRASIL 86" ou bien "CONFETTI"?

De plus, je trouve que la part belle est faite quand même a la période 70s qui n'est pas ma préférée en ce qui concerne la Westcoast avec "Love Song" de Robert Lamm, "Carolina Caroline" de Jonathan Edwards qui sonne plus country classique que Westcoast ou bien "Alexi" de James Gang.

Que dire aussi de certains oublis comme Chicago, Eagles, Kenny Loggins, Airplay, Planet 3 et toute la mouvance Westcoast Scandinave comme Sko/Torp, Edin Adahl ou Lava.

Dans l'ensemble cette compilation tient fortement la route et vu le prix et la qualité d'ensemble, il serait dommage de s'en priver. Alors a l'année prochaine pour le Volume 3.

Amy Grant "Somewhere Down The Road" (2010)


7 longues années que ma chanteuse préférée n'avait pas sorti d'album studio à proprement dit. A part un live, des disques de Noël, des compilations et des apparitions sur différents hommages à d'autres artistes, plus de news d'Amy Grant.

Comme le laissait entrevoir "SIMPLE THINGS" dernier essai en date, la belle se cantonne maintenant dans un filon pop folk assez calme, voir même trop calme. La voix est toujours la mais les compos ne sont plus aussi intense que du temps de "HOUSE OF LOVE", "LEAD ON ME" ou bien "HEART IN MOTION". En fait depuis qu'elle a quitté Gary Chapman pour Vince Gill sa musique a gagné du spleen. Pourtant, les compositeurs des débuts comme Wayne Kirkpatrick sont toujours la mais j'avoue avoir du mal à ne pas complètement m'endormir après les 12 titres de cette galette. Bien entendu, il reste des moments de grâce comme "Better Than A Hallelujah" ou bien le superbe duo avec Sarah Chapman (sa fille?), "Overnight". On retrouve du grand Amy Grant, des titres tout en finesse mais avec une grâce qui se dégage qui m'est pour le moins inexplicable. Toujours dans le rayon des réussites, je citerai "Every Road" et "Unafraid" magnifique ballade simplement à la gratte sèche.

En fait le problème n'est pas tant sur la qualité des compos mais plutôt sur le coté uniforme de l'ensemble qui fait que peu de titre vienne pour faire décoller l'ensemble. En fait, le CD devrait s'arrêter après "Hard Times" et "What Is The Chance Of That", le reste est franchement dispensable avec en point d'orgue l'horrible "Third World Woman". On a même droit à une version 2010 de son ancien titre "Arms Of Love" qui ne méritait franchement pas d'être réorchestré.

Même si je reste un fan fidele et indéboulonnable d'Amy, j'avoue qu' elle m'a un peu déçu. Je dis souvent que les EP sont trop court mais pour cet album, elle aurait pu le faire...

dimanche 26 septembre 2010

Jeff Cannata "Watching The World" (1993)


La FM progressive n’est pas si courante surtout quand elle présente les attraits de "WATCHING THE WORLD" l’album de Jeff Cannata (et non Richard comme je l’ai baptisé dans une chronique précédente) qui est sorti en 1993.

Compositions, arrangements, mixage, production et instruments, avec l’aide de quelques invités, on ne peut pas dire que Jeff Cannata aura chômé même si un album tous les cinq ans c’est pas non plus  l’usine : "ARC OF AN ANGEL" (1983), "IMAGES OF FOREVER" (1988). Saluons une fois de plus Mark Ashton, (Now and Then Records) qui a eu l’initiative de cet enregistrement.

Des lignes de chant d’une grande richesse mélodique aux harmonies délectables "Over The Line", "Watching The World" avec des guitares et des claviers à l’envie. Des chansons ciselées avec rupture de rythme à la clef "When It’s Love" des ballades à vous mettre des orties dans les veines "Just You And Me", "Let It Be" cette dernière avec un petit sax en prime et toujours cette touche progressive bien en évidence sur "Take Me Over".

L’album se termine par une chanson interprétée par son fils de 4 ans, celle-ci on s’en serait passé, mais vous savez comment sont les pères... monsieur Bruno.

Lara Fabian "Carpe Diem" (1994)


Avant d’être championne es décibels et de nous célinedioniser ses chansons, Lara Fabian a eu une vie, et surtout un fabuleux talent d’interprète à la voix claire et expressive.

Quand elle vivait au Canada, elle a fait connaissance de toute une pléiade d’artistes que l’on retrouve ici en compagnie de Rick Allison, son pygmalion et amoureux de l’époque. Imaginez que pour son second album la belle s’offre des compositeurs du niveau de Richard Marx, Stan Meissner et Bruce Gaitsch. Ca tue non ?

Du Soft Rock interprété avec émotion qui vous titille la corde sensible "Puisque C’est L’amour", "Tu T’en Vas", "Si Tu M’aimes" en oscillant entre ballades et mid-tempos avec même parfois une touche Westcoast : "Je Vivrai". Si Lara démontre déjà une puissance vocale impressionnante c’est avec suffisamment de retenue pour ne pas faire exploser les tweeters de vos haut-parleurs "Ramène-Moi". Les musiciens enjolivent l’ensemble mais comment pourrait-il en être autrement lorsqu’ils s’appellent Bruce Gaitsch (guitare), Stan Meissner (guitare) ou Dave Pickell (claviers). Et quand Lara Fabian vous la joue intime, piano et voix, dans "Pas Sans Toi" on a quasiment la sensation qu’elle s’adresse à vous seul. A condition d’apprécier les chansons d’amour, Lara s’avérait déjà un formidable auteur dans ce registre.

Puisse-t-elle un jour revenir à ses premières amours puisqu’elle a déjà réussi à baisser le ton ce qui nous évite de baisser le son.

C’est comme Hélène Segara (ne riez pas !) dommage qu’elle n’aie pas poursuivi dans le genre "Une Voix Dans La Nuit", enfin c’est mon avis.

dimanche 29 août 2010

Terry Brock "Diamond Blue" (2010)


C’est avec une infinie patience que nous attendions ce 2ème album solo du chanteur américain Terry Brock, car depuis 1999, il nous avait mis l’eau à la bouche avec "BACK TO EDEN", déjà sorti chez Frontiers Records. Il y a même des fans du vocaliste qui commençaient à désespérer, c’est dire !!!

Le très talentueux chanteur (qui a chanté pour Kansas, fondé Strangeways en fin des 80’s et œuvré sur le projet The Sign) a certes été très occupé depuis le début du siècle, notamment avec Seventh Key au niveau des chœurs et à la guitare, avec Phantom’s Opera sur l’album "ACT IV" sorti en 2003, sans oublier bien sûr sa phénoménale performance sur l’album "NOWHERE LAND" de son compère Mike Slamer. De plus il est récemment devenu le chanteur de Giant sur leur tout dernier album "PROMISE LAND". Ses contributions musicales toujours aussi performantes ont malheureusement reculé à chaque fois ses sessions pour Diamond Blue. Ayant enfin pu se dégager de ses obligations, il a conçu son 2ème album solo avec le brillantissime guitariste, compositeur et compère de toujours, le magique Mike Slamer, Andy Bigan complétant de fort belle manière le duo à la batterie. Car ce nouvel effort mélodique est truffé de titres alléchants, de chœurs et de guitares étincelantes avec d’entrée le très entrainant et surtout très rock FM "Diamond Blue", aux guitares ciselées et qui place ainsi la barre très haut, mélodiquement parlant. Un titre déjà qualifié de must qui comporte tout ce qu’il faut pour donner un élan musical unique à cet album. Une fois ce cadre posé, les autres compositions vont poursuivre ce travail mélodique intense, tant au niveau composition qu’au niveau interprétation sans oublier la qualité instrumentale et la production, hyper claire, rigoureuse et sans à coups. Avec ensuite "It’s You" très rock, "Jessie’s Gone" composé avec le guitariste de Strangeways, Ian Stewart, "No More Mr. Nice Guy" hyper enthousiasmant, "Broken" plus musclé sans oublier les excellents mid-tempo que sont "Why", "Too Young" ou "Soldier Falls", c’est alors un déluge de guitares splendides et toutes en finesse à la fois, de mélodies sublimes, gorgées d’émotions, de chœurs FM poignants. Avec de plus 2 ballades "The Rain" et "Face The Night" qui clôt l’album, Terry Brock manifeste sa grande présence sur la scène mélodique internationale, par sa voix chaude, emplie de feeling et de sincérité.

Le duo formé avec Mike Slamer, symbole de la pureté guitaristique même, reconnaissable entre mille, devient incontournable dans ce domaine et ce disque va faire très mal, vraiment. Un diamant éternel que nous délivrent là les 2 Américains au talent immense !!!

Tommy Shaw

"GIRLS WITH GUNS" (1984)
"WHAT IF" (1985)
"AMBITION" (1987)


Deux minutes SVP, j’enlève mes lunettes de soleil et mon string, j’essuie l’ambre solaire et promis j’attaque ma chronique des Tommy Shaw.

Bon, pour être sincère, je n’ai jamais été un grand fan de Styx à l’exception des titres qu’il a signés dont "Crystal Ball" que j’écoutais en boucle à l’époque
.
Notre relation aurait donc pu s’arrêter là si un collègue ne m’avait fait découvrir au début des années 90 "AMBITION" le troisième album solo du bonhomme. Une bombe parue en 1987 et que ne renierait pas un terroriste accompli. Dès lors, j’épluchais les bacs des disquaires d’occasion, le lot de beaucoup d’albums devenus cultes, et trouvais mon bonheur et ses petits frères Boulevard Saint-Michel à Paris.

"GIRLS WITH GUNS" son premier effort en solo qui date de 1984 vit la chanson éponyme figurer au générique de la série télé américaine "Miami Vice". L’album confirme déjà les qualités d’un compositeur et interprète doublé d’un guitariste redoutable en alignant rocks carrés avec gimmicks de guitare assorti "Come In And Explain", "Fading Away", mid-tempos enlevés ; "Outside In The Rain" interprété en duo avec Carol Kenyon (The Division Bell de Pink Floyd), "Heads Up" au refrain multi-voix co-écrit avec Kenny Loggins, "Free To Love You" et les ballades "Lonely School", "Kiss Me Hello" 7’47 de bonheur aux vocaux aériens avec de longs passages instrumentaux jouissifs.
On termine en beauté avec "The Race Is On" qui voit la présence au saxo de Richard Cannata dont certains CD’s mériterient bien une chronique future.

"WHAT IF" en 1985 est selon mon coiffeur un poil en-dessous du précédent et du suivant. Je partage assez son avis car l’ensemble est moins brillant, les mélodies moins inspirées, même si "Remo’s Theme (What If )" possède un refrain accrocheur, "Reach For The Bottle" une guitare acérée et "This Is Not A Test" un entrain communicatif.

Pour "AMBITION" sorti en 1987, Tommy s’est trouvé un allier de choix en la personne du producteur Terry Thomas (Bad Company) qui co-signe également les neuf titres originaux. L’album rutile de partout avec des mélodies passées au polish. "No Such Thing" un rock pêchu dans lequel Tommy s’en donne à cœur joie vocalement et côté guitare, "Dangerous Game" mid-tempo exaltant dont le refrain multi-voix est suivi de soli limpides, "Are You Ready For Me", "Love You Too Much", "The Weight Of the World" et leurs refrains tubesques. "The Outsider" qui possède des accents à la Brian Adams, celui de "Run To You" avant qu’il ne s’égare dans la forêt de Sherwood avec Robin des bois. Sans oublier la ballade "Ever Since The World Began" empruntée à Survivor.

En 1990, Tommy s’associera avec Jack Blades (Night Ranger) et Ted Nugent pour fonder Damn Yankees avec qui il publiera 2 albums avant de poursuivre en duo avec Jack Blades à deux reprises entre lesquelles il reviendra en solo avec "7 DEADLY ZENS" en 1998.



Coverdale-Page "Coverdale-Page" (1993)


L’exemple type de l’album à controverses, pour certains un pâle succédané de Led Zeppelin, et pour d’autres une sorte de résurrection pour Jimmy Page et David Coverdale, ex et futur leader de Whitesnake en 1993. N’en déplaise aux premiers, je fais partie des seconds et regrette que mon papa ou ma maman n’aie pas fauté avec un(e) asiatique, ce qui m’aurait permis d’assister à l’un des rares concerts qu’ils donnèrent au pays du soleil levant. Mais je sors un peu du sujet comme dit Cynmi quand il est dérangé en aimable compagnie.

Pour ce qui nous occupe, il ne s’agit certes pas d’un album de légende, ils ont renoncé à temps à cette appellation et si l’on est souvent proche de la caricature, "Over Now" en faux cachemire, plusieurs titres raviront les nostalgiques de Led Zep et Whitesnake. A commencer par "Waiting On You" dans lequel Coverdale joue les "rauqueurs" accompagné par les riffs impériaux de Jimmy Page. "Take Me For A While" qui suit s’avère une ballade saisissante avec cette vigueur que sait leur donner David Coverdale dans les envolées finales. "Pride And Joy" sonne comme du Led Zeppelin plus vrai que nature sans sombrer dans l’auto-parodie en mélangeant acoustique et électrique, calme et hargne, porté par une batterie omniprésente. "Easy Does It" illustre la prodigieuse capacité de Jimmy Page à construire des morceaux à l’atmosphère menaçante (les notes basses) qui éclatent finalement dans des breaks de guitares qui vous libèrent de cette tension sous-jacente. "Don’t Leave Me This Way" renoue avec la veine Bluesy du dirigeable pour un morceau fleuve de 7’52 qui rappelle le bon vieux temps : voix déchirée et guitare déchirante pour des vagues de violence lancinante. L’album s’achève sur "Whisper A Prayer For The Dying" à la rythmique martelée qui, contrairement à son titre, démontre que nos deux comparses sont encore bien vivants.

Malheureusement, cette réunion ne fut qu’une union fugitive comme une impasse signalisée par le panneau insolite qui illustrait la pochette de l’album.

Petra "No Doubt" (1995)

Une question me taraudait : Petra, Petra pas ? Hé bien oui ! car la bande de Bob Hartman nous délivre une très bonne cuvée qui leur apporta d’ailleurs le Grammy Award du meilleur album de Rock Gospel en 1995.


Plusieurs changements notables avec cette galette : au niveau du personnel John Lawry (claviers) s’en est allé et est remplacé par Jim Cooper, David Lichens (guitares) remplace Bob Hartman qui participe à l’album mais délaisse les tournées.

Une bonne nouvelle c’est que John et Dino Elefante sont revenus à la production et cela s’entend : la voix est mixée en avant, les guitares claquent et chaque instrument possède du relief. M’est avis que notre bande, en bons représentants du Rock Chrétien, s’est calée les joues avec des hosties pleines de vitamines.

"Enter In" attaque très fort avec une mélodie au refrain monstrueux, j’en ai flingué la touche repeat de ma télécommande. "Think Twice" assure le doublé gagnant avec des chorus en boucle. Est-ce qu’ils vont nous laisser souffler ? Que nenni ! cela continue avec "Heart Of A Hero" dans lequel John Schlitt prend sa voix de méchant et où ses acolytes nous martèlent les tympans dans une cavalcade revigorante portée par la batterie de Louis Weaver qui nous réduit en miettes. Que c’est bon mes frères ! enfin, façon de parler. "More Than A Thousand Words" calme un peu le jeu avec une ballade néanmoins puissante qui nous amène au titre éponyme, seconde ballade dans la même lignée. Ainsi, si votre chèr(e) et tendre n’avait pas compris la première fois, "No Doubt" que cette fois-ci il ou elle rendra les armes.

Ca a pété ! Ils nous l’ont joué tranquille sur deux titres et nous attaquent en traîtres avec le suivant "Right Place" qui nous balance du TNT pur jus dans les gencives, du moins dans les oreilles. Je passe tout de suite au dernier morceau, j’peux plus attendre sainte mère de Dieu (pardon !) tellement qu’il est bon : "We Hold Our Heart Out To You", ballade typée californienne avec des voix type re-re, des envolées, des choeurs célestes (ça c’est normal), une vraie splendeur vous dis-je.

Quant aux autres titres que j’ai omis de mentionner, je vous assure qu’ils sont de la même trempe mais il faut bien ménager un peu de surprise.

mardi 17 août 2010

Henry Kapono "Same World" (1991)


Une curiosité exotique d’un chanteur Hawaïen qui s’adresse avant tout aux admirateurs de Michael McDonald et dans une moindre mesure de Jeff et de Mike Porcaro. Ces derniers sont présents ensemble ou séparément sur 5 des 10 titres de l’album tandis que Michael est le co-auteur de "Same World" sur lequel il assure le contre-chant de même que sur "I’ll Be Here".

L’album nécessite de dépasser certains à priori dont en premier lieu la pochette mais comme on dit dans certains monastères : l’abri ne fait pas le moine. Le second est le premier titre "Insy’a" à moins que vous ne soyez nostalgique de votre dernier voyage en club de vacances quand vous dansiez collé serré avec votre voisine de bungalow. Pour être franc les deux titres avec McDo sont les meilleurs avec une préférence pour "Same World" aux accents Westcoast caractéristiques du bonhomme. Le slow "All Because Of You" avec les Porcaro’s brothers n’est pas désagréable, de même que la ballade "Hold Me Up" et si vous aimez le reggae "Stand In The Light" avec Third World et Tower Of Power. Pour le reste, je conseillerais quelques rations de Ti' punch avant l’écoute.

State Cows "State Cows" (2010)


ATTENTION MONUMENT! Le label Avenue Of Allies m'avait envoyé la totalité de leur production et j'avoue avoir été chaudement intéressé par toutes les sorties du label. Néanmoins, une ressort du lot pour l'amateur de Westcoast que je suis.

Le groupe s'appelle State Cows et est composé de deux musiciens suédois. D'un coté Stefan Olofsson qui s'occupe des parties claviers et de l'autre Daniel Andersson qui officie au chant et à la guitare. Ce dernier ne m'était pas inconnu car il avait sorti en solo un excellent EP, "DAYS IN LA", qui m'avait déjà fortement marqué. En effet, j'avais trouvé l'album trop court tellement la Westcoast que proposait le garçon était jouissive. On sentait le fort potentiel. Du potentiel il y en a et je peux dire sans prendre de risque que ce State Cows fera date au sein du mouvement Westcoast. N'ayons pas peur des mots, on a la un chef d'œuvre absolu digne des plus grands opus fin 70, début 80. On croit écouter, soit  Pages, soit Airplay voir un des premiers albums de Marc Jordan avec des relans de Steely Dan. D'ailleurs, les arrangements, la production, l'utilisation des instruments, la façon de poser la voix tout est fait pour rappeler l'époque bénie de la Westcoast Music. A part, quelques titres comme "Painting A Picture" qui sonne plus actuel, on a l'impression que l'album a été enregistré en 1980. Même Jay Graydon , leur idole, ne s'y est pas trompé en venant poser un petit solo sur l'incontournable "New York Town". Tous les morceaux sont d'une puissance absolue. Nous avons à une section de cuivre de 1er choix : saxos, trombones et autre trompettes. On croirait que la section cuivres de Chicago s'est déplacée tellement cela joue de manière sensationnelle. Les parties de guitares sont à la fois jazzy par moment, parfois plus rock mais toujours avec l'influence de type comme Jay Graydon ou Michael Landau. La voix rappelle Marc Jordan, Jay Graydon ou Randy Goodrum. Le son est tout bonnement fantastique.

Absolument rien à redire à ce premier essai de nos deux Suédois si ce n'est que ce State Cows est certainement un des meilleurs CD de la Westcoast Music de ces 20 dernières Années, si ce n'est plus. MUST, MUST, MUST!

Stan Bush "Dream The Dream" (2010)


3 ans après le magnifique "IN THIS LIFE", qui nous avait vraiment enchantés, le chanteur américain Stan Bush aligne donc son 10ème album solo avec à peu près la même équipe : Holger Fath aux guitares et claviers, Matt Bissonnette à la basse (remplaçant Lance Morrison) et Matt Laug aux fûts. Et bien sûr le nouveau venu "DREAM THE DREAM" ajoute encore un peu plus de mélodies, de guitares cristallines et de compositions ciselées, travaillées et parfaitement AOR. La force musicale de Stan Bush alliée à un enthousiasme toujours présent, prédomine sur chacun des 12 titres de cet album. Tout incite au rêve et illustre cette capacité à produire une musique riche, dynamique et résolument rock FM. Avec sa voix si particulière, légèrement cassée mais toujours empreinte d'une émotion extraordinaire, Stan Bush rayonne de A à Z sur cette galette soignée, bien produite par Holger Fath. Ouvrant avec une composition en béton hyper AOR "Never Hold Back", la suite s'échelonne de mid-tempo en mid-tempo avec une énergie mélodique superbe : les "Don't Give Up On Love", "Two Hearts", "In My Life" fleurent bon la musique AOR américaine, cher à notre chanteur. Le sommet de l'album est bien le titre même "Dream The Dream" qui alterne la douceur FM avec une mélodie rehaussée par des guitares plus mordantes et des chœurs magnifiques. N'oublions pas non plus le travail des claviers toujours là à point nommé sans quoi un tel album ne serait que quelconque. Inutile donc de vous dire que la suite regorge encore de titres impeccables, alignés avec bonheur, appuyés par les guitares toujours éclatantes du sieur Holger. Même si l'argument du renouveau n'est pas vraiment approprié à cet album, il n'en reste pas moins que cette pureté musicale, cet AOR vivace que Stan Bush perpétue encore et encore a de beaux jours devant lui. Même si le dernier titre revisité "Sam's Theme (The Touch)" peut paraître incongru dans cette galette, c'est vraiment un bravo vibrant que nous adressons à l'américain pour cette nouvelle perle mélodique, poignante, sincère et ô combien impressionnante !

jeudi 29 juillet 2010

Yoso "Elements" (2010)


Yoso est le nouveau projet créé de toutes pièces par Bobby Kimball (Toto) avec Tony Kaye et Billy Sherwood (Yes). Ils se sont associés pour former un condensé de Toto et de Yes et poursuivre l’aventure là où les 2 groupes respectifs l’avaient laissée. Yoso est un nouveau groupe certes intéressant mais qui n’innove pas trop sous le soleil américain du rock mélodique. Cela reste très conventionnel, 12 titres qui ne vont pas défrayer la chronique de la scène musicale loin s’en faut ! On croit vraiment entendre du Toto parfois ("Only One", "Come This Far", "Time To Get Up") et puis ensuite du Yes sur "Return To Yesterday", plus progressif, plus recherché et surtout plus long (7’20’’), en clôture d'album. Rien qu'à l'écoute de ces titres, on est déjà sur notre faim, musique claire mais assez insipide et pas vraiment envoutante. Et le reste ? Avec "Path To Your Heart", nos oreilles ont commencé à frémir : jolis solos de guitares, mais la voix de Bobby Kimball devient de plus en plus aigue et commence sérieusement à agacer, au fur et à mesure que les titres défilent. Certes de jolies ballades viennent agrémenter cet ensemble peu riche comme "Where You ''ll Stay" ou "To Seek The Truth" et avec "Walk Away", il y a un éclairage plus alléchant à cet album intitulé tout simplement "ELEMENTS", qui ma foi porte bien son nom puisque l’on a affaire à un assemblage d’éléments disparates, de qualité certes mais sans grande originalité. Le seul point positif est le titre qui ouvre l’album, le très novateur "Yoso" car il laisse entrevoir un futur plus intéressant, vu sa structure musicale plus moderne et plus attirante, avec ses chœurs bien chatoyants et une mélodie qui vous restera en tête. On peut donc croire que le prochain album de Yoso ira voyager vers ces contrées nouvelles et apportera plus qu’un amalgame de titres hétéroclites. A noter qu’un CD bonus live complète le tout, avec des classiques de Toto et de Yes, qui à mon sens n’apportent rien, les originaux restant tout de même inégalables. A ne conseiller qu'aux vrais inconditionnels passionnés de ces groupes phares.

mardi 29 juin 2010

Licence "Hogt Spel" (1981)

Pour tous les fans de Westcoast Music, cet album de Licence est un Graal dans le sens où c'est la première fois qu'il existe un pressage en format CD...

En effet, cet opus des Suédois est sorti en 1981 et depuis n'avait jamais eu les faveurs même chez les Japonais d'une réédition. C'est chose faite aujourd'hui grâce à Zink Music. Merci donc à eux.

Pour en revenir a l'album et au groupe, ce dernier est composé de 6 membres qui ont depuis disparu de la circulation. Le projet a été fondé comme un équivalent Suédois au groupe Airplay. Il est vrai que musicalement il existe une très forte similitude. Les compositions rappellent avec évidence le projet de Jay Graydon et  de David Foster. Mais il y a un hic! Tout est interprété en Suédois et j'avoue avoir beaucoup de mal avec cette langue comme avec l'Allemand d'ailleurs. Chanté en Anglais cet album serait énorme, en Suédois cela m'accroche l'oreille. Un seul titre est en Anglais et c'est un bonus "Out Of Control" qui montre un peu ce qu'aurait été l'album chanté dans la langue de Shakespeare.

Pourtant la qualité musicale est bien présente sur les morceaux comme "Over", "Fragor" ou bien "Ingen Ande". Tout est parfaitement en place, des guitares présentes sans être envahissantes, des touches de pianos ou de synthés magiques, des chœurs parfaitement maitrisés, bref une réussite au point de vue musicale. Qu'aurait donné "Vanliga Ord", superbe morceau, en Anglais? On ne le saura jamais.

Néanmoins, pour les collectionneurs comme moi, cet album de Licence trônera quand même fièrement dans ma discothèque plus comme un objet de valeur que comme un CD que j'écouterais régulièrement.

Sven Larsson "Sunlight And Shadow" (2010)


Sven Larsson est un guitariste Suédois qui joua au départ dans des groupes obscurs comme Galleon (Rock progressif) et Xinema (AOR-Prog). Après , ces deux expériences il rejoint Fredrik Bergh et Goran Edman pour le projet Street Talk et leur second album "TRANSITION". Il devient le guitariste du groupe et participe à tous les opus. En parallèle, il fomente un projet solo qui donnera "SUNLIGHT AND SHADOW" qui sort cette année sur l'excellent label Avenue Of Allies.

J'avoue avoir été un peu déçu aux premières écoutes de ce CD mais cette impression s'est estompée au fil du temps. Je m'attendais peut être trop à un Street Talk bis et de plus il est vrai que Sven Larsson n'a pas la voix de Goran Edman. En fait, il faut prendre ce premier solo comme on prend les solos de Steve Lukather. Des ressemblances avec Street Talk mais une touche personnelle en plus et un jeux de gratte bien mis en avant par rapport au groupe de Fredrik Bergh. D'ailleurs la comparaison avec Luke est vraiment adaptée car beaucoup de titres ressemblent à du Toto et le garçon part aussi de temps en temps dans des délires guitaristiques qui peuvent paraitre bizarre mais qui donne une touche toute personnelle à cet album.

Ce côté personnel, on le retrouve sur les instrumentaux que sont "Tube" et "Candy" mais aussi sur "Bastard" titre qui rappelle fortement Luke en solo et même la digression un brin jazzy Westcoast qu'est "Daydreamer". Ici Sven Larsson se lâche totalement. Ensuite on adhère ou pas mais on appréciera quand même le talent du guitariste qui est énorme. Sur le reste on retrouve une compo typique Street Talk avec "Sunlight And Shadow", des ballades Totoesque comme "It's Over" ou bien "Fly On By", du rock plus musclé à la Toto période "KINGDOM OF DESIRE" avec "I'll Turn My Back" et des très bons titres AOR comme "Eagle" ou "This Is Not The Right Time".

Un album complet rempli de petites pépites qui prouvent que le garçon a du talent à revendre. Ce premier essai mérite d'être écouté et réécouté car franchement on mettrait Steve Lukather sur la pochette , je pense qu'on en parlerait plus. Premier essai prometteur à confirmer par la suite et en espérant bientôt un nouveau Street Talk.

Sedona "Golden Valley" (2010)


Cocorico! Merci au label Avenue Of Allies de nous permettre d'entendre cet album de Sedona, des petits Français qui font dans l'AOR et la Westcoast.

Avec cette introduction, je tiens à saluer ce nouveau label qui avec ses différents artistes propose actuellement des choses très intéressantes que ce soit en terme de Westcoast, d'AOR et de Hard mélodique. C'est certainement actuellement le label le plus novateur et le plus éclectique du circuit.

Parenthèse refermée attachons nous à cet album. Sedona est donc un combo Français qui a commencé par sortir deux essais en Français, "DREAM CATCHER"et "TOUT ARIZONA". J'avoue n'avoir jamais écouté ces deux raretés. "GOLDEN VALLEY" est leur premier album en Anglais et date de 1995 mais ils n'ont jamais pu le sortir. Aujourd'hui c'est chose faite et Patrick Liotard (chant, guitares), Stéphane Larribat (batterie) et Jack Andouar (basse) prouve que la musique Française n'est pas qu'un ramassis de bouses qu'on entend perpétuellement à la radio.

Voila un bon album qui navigue entre Westcoast pure et AOR à la Tim Feehan ou au Boulevard. La production est convenable mais je pense qu'avec plus de moyen , le groupe aurait pu encore transcender les compos. Si vous aimez King Of Hearts, AOR, et autres FM Canadienne, cet album ne vous décevra pas. Il y a de très bon morceaux sur cet opus qui méritent toute votre attention comme le superbe "Magic Dreams" qui ouvre de façon magistrale l'album. Quand le ton se durcit un peu on retrouve des relans de Tim Feehan sur "Surfing State Of Mind". On repart dans la pure Westcoast matinée de country sur l'excellent "Golden Valley" que n'aurait pas renié Venice ou King Of Hearts, ambiance LA garantie! "California Ballad" porte bien son nom. On y est sur les grandes étendues de la cote ouest pour une Westcoast de haute qualité. Le jeux de gratte de Patrick Liotard tout en finesse est à signaler. "Sweet Wave Of Sunset" est peut être le meilleur titre du CD en proposant une ballade somptueuse à la Chicago. J'adore vraiment ce titre rempli de feeling. Je passe sur l'instrumental "Laguna" pour repartir avec "Rock Board" qui propose une facette plus rock de Sedona. La guitare se veut incisive et on se rapproche de certaines compos de Steve Lukather en solo. On repart avec l'AOR de "You Choose Fanatic", une belle ballade à la Toto. "The Story "revient sur les terrains Westcoast à la King Of Hearts, le travail sur les vocaux est superbe. On termine avec "Tessalia" une ballade sympathique également mais franchement pas le meilleur titre du CD.

Un bon album qui ne souffre que d'un manque de grosse production. En effet, sans être mal produit "GOLDEN VALLEY" sent quand même beaucoup l'autoprod. avec peu de moyen. Ce genre de musique qu'est la Westcoast doit être surproduit pour pouvoir faire mouche. Sedona y arrive quand même sans gros moyen ce qui est en soi une vraie performance. J'attends avec impatience la suite.

PS : Un gros défaut pour cet album, il s'agit du très gros accent français sur l'intégralité des morceaux... Dommage, car cela nuit à la qualité de cet album. On peut espérer que du mieux pour le prochain album...