vendredi 31 octobre 2008

Heartland "Heartland" (1991) et "Wide Open" (1994)



Heartland : "HEARTLAND" (1991) & "WIDE OPEN" (1994)

"HEARTLAND" parue en 1991 scelle l'union (musicale) de Chris Ousey (Chant) et de Gary Sharpe (Guitare), co-auteurs des 10 titres catégorie Hard FM racé : un habile mélange de claviers et de guitares volubiles avec une basse bien appuyée. L'atout majeur, outre l'évidence mélodique des compositions, reste la voix de Chris Ousey, légèrement voilée comme on les aime, soutenue brillament par une choriste de talent nommée Carol Kenyon ("Don't Cast Your Shadow", "Real World"). Le rythme général est plutôt soutenu mis à part la balade de rigueur "Fight Fire With Fire" qui possède toutefois un final enlevé. J'aime particulièrement "That Thing" porté littéralement par la basse de Phil Brown, avec en prime des nappes de synthé et des voix particulièrement expressives. L'album est un peu court, c'est dommage car plusieurs titres issus des mêmes séances figurent sur des CD single et des maxi vinyle.

"WIDE OPEN" qui paraît en 1994 reste très proche d'esprit avec la même énergie mesurée. "Give Me A Reason" mais avec une petite faiblesse dans les refrains qui n'accrochent pas autant que précédemment. Les meilleurs titres sont des mid-tempos "Losing To Love", "A Town Called Pride", "Running On Empty", registre de prédilection du chanteur. Album agréable mais trop semblable au précédent, on est proche de la recette, les morceaux ont tendance à se ressembler.

Chris Ousey poursuivra l'aventure Heartland (10 albums au compteur) mais avec Steve Morris comme partenaire, tout en menant un projet parallèle The Distance avec Kenny Kao Loney et en produisant avec Steve Morris en 2000, l'excellent album éponyme de Change Of Heart.

Tim Feehan "Tim Feehan" (1987) et "Full Contact" (1990)



"TIM FEEHAN" (1987) : Conseil aux amateurs de Chicago et plus spécialement de Bill Champlin et de Peter Cetera : rendez-vous directement sur la seconde plage "Listen To The Heartbeat" et vous aurez l'exquise sensation d'entendre un inédit de votre groupe favori, mélodie et vocaux de choc à écouter en boucle. Un autre titre redoutable "Read Between The Lines" produit par David Foster voit l'apparition de Steve Lukather à la guitare et de Fee Waybill dans les choeurs. "Painter" et ses chorus de saxo mérite également une écoute attentive tandis que "One Step Away" rassemble tous les atouts des précédents : mélodie, claviers prépondérants, saxo, choeurs en rafale, le tout dominé par la voix pure de Tim Feehan.

"FULL CONTACT" (1990) : "FULL CONTACT" paru 3 ans plus tard est, comme l'indique son titre, plus rentre-dedans que son prédécesseur. Le premier titre "Heart In Pieces" composé pour Chicago ne souffre pas de la comparaison et nous permet d'apprécier Richard Marx dans les choeurs et Michael Landau à la guitare. Ce dernier fait partie des mésestimés du manche, absent de presque tous les classements, alors qu'il illumine de son jeu fluide et limpide quantité de titres Westcoast et AOR. Tim Feehan s'est entouré d'une pléiade d'invités de choix en ce qui concerne les choeurs : Marc Jordan sur "Look Before You Leap" qu'ils ont composé ensemble, Timothy B. Schmit (Eagles) sur "Somebody Else's Moment", James Christian sur "House Of Lords"et sur le très pêchu "Dive" et Tommy Funderburk sur la majorité des autres titres dont un mid-tempo "Can't Let Go" absolument irrésistible. La différence entre une actrice des années 80 et ces 2 disques ? Les seconds n'ont pas pris une ride...

Venice "Garage Demos - Part 1, Slow Stuff" (1995) et "Garage Demos - Part 1, Fast Stuff" (1995)



Amateurs de musique californienne teintée seventies, fans de Crosby, Still, Nash & Young et d'America : à vos marques ! Alors qu'il s'était tu durant 5 ans, le groupe Venice réapparaissait en 1995 avec 2 albums sous le bras. Le premier intitulé "SLOW STUFF" composé uniquement de ballades tandis que le second baptisé "FAST STUFF" était sensé représenter la face Rock du band. En réalité, il convient davantage d'adopter les termes Acoustique et Electrique car question tempo les détenteurs de perruques peuvent danser tranquilles. 25 titres au total dont quelques-uns Live, l'ensemble avec une qualité de son irréprochable. Comme toujours chez les frères Lennon, Kip et Mark en tête, le travail sur les voix est fabuleux : "The Water", "Bad Timing Song". Si vous adorez les harmonies vocales immaculées et les choeurs célestes, écoutez "Rivers Never Run", très proche de Crosby & Nash, de même que "The Only Love I Have" avec son intro pianistique et ses vocalises. A l'image de leurs glorieux aînés, ils savent aussi balancer sans tapage : "Get Out", "Very Real" et "The Girl In 204". Si vous possédez une platine 2 CDs, armez la télécommande et bon voyage ! Ici tout est si pur que cela doit même protéger la couche d'ozone...

Bernie Taupin "He Who Ride The Tiger" (1980) et "Tribe" (1987)



Bernie Taupin, l'excellent parolier réputé d'Elton John est aussi l'interprète dans les années 80 de 2 albums dont le premier "HE WHO RIDE THE TIGER" (1980) est excessivement difficile à trouver dans sa version CD japonaise éditée en 2000, sauf à des prix prohibitifs sur le Net. Ce premier album à la pochette en noir et blanc nous le montre en dandy nonchalament appuyé contre un billard en compagnie d'une jolie brune version playmate. 2 constatations immédiates s'imposent : Bernie possède une voix particulièrement attachante au timbre mélodieux, limite veloutée, et le style de chansons à quelques exceptions près ne rappelle en rien son compère, quelle que soit la période considérée dans la carrière de celui-ci. Nous sommes plus proche de la Calif que de la Pop et ce n'est guère étonnant si l'on jette un oeil aux invités : Steve Lukather, Jay Graydon (Guitares), David Foster, Jay Winding (Claviers), Jeff Porcaro (Batterie), Bill Champlin, Alan Gorrie, Hamish Stuart (Choeurs). 9 compositions co-signées par Dennis Tufano qui tient également la guitare rythmique dont on retiendra principalement "Venezuela", "Approaching Armagueddon", "Love (The Barren Desert)" et "Lover's Cross".

Le second "TRIBE" (1987), pochette couleur et look indien en costard, voit l'apparition de Martin Page, connu pour ses qualités de compositeur/producteur : "We Built This City" (Starship), "King Of Wishful Thinking" (Go West) ou encore "These Dreams" (Heart). Un nouveau partenariat gagnant, notamment avec les titres "Citizen Jane" et "Desperation Train" particulièrement mélodiques et envoûtants. Si Martin Page démontre de nouveau ses qualités de multi-instrumentiste et de choriste, on retrouve par ailleurs Paul Delph (Claviers & Choeurs), Brian Fairweather (Guitare & Choeurs) et Tommy Funderburk (Choeurs).

2 albums injustement méconnus qui n'auront malheureusement pas de suite.