samedi 26 décembre 2009

Melidian "Lost In The Wild" (1989)



Dans la série futur sans avenir je vous présente 20 ans plus tard le groupe Melidian dont l’album "LOST IN THE WILD" emballa à juste titre les chroniqueurs de l’époque mais qui ne sut aller au-delà de ce premier essai pourtant convainquant.

Un album à écouter d’urgence le lundi matin pour se booster avant une semaine de travail. J’ai longtemps contemplé la pochette dans l’espoir que la lointaine tornade finisse par balayer les voiles qui masquaient les formes appétissantes de la jeune femme, mais ce fût en vain. Je me suis consolé avec la musique, on a les compensations que l’on peut. En l’occurrence, je n’y ai pas perdu au change car Chris Cade et consort font preuve d’une énergie redoutable dès "Rock Ready" aux riffs de guitares appuyés, avec rythmique plombée et gimmick de clavier de bon aloi sur les refrains. Question guitares agressives, saluons Jayson Lane dont les prestation sont remarquables tout au long de l’album "Livin’ Under The Gun", "Fire Up The Heart" mais la ballade "Sleepless Nights" met aussi à l’honneur les claviers somptueux de Eddie Wohl qui se montre efficace et discret sur le reste des titres. "Lost In The Wild" qui donne son titre à l’album est plus tempéré mais tout aussi performant grâce à la rythmique exemplaire de Pete Greene (batterie) et de Dave Clark Howell (basse). Enfin, la ballade atmosphérique "Broken Toys" qui clôture l’album de belle façon figurait sur celui d’Hellion le groupe (à ne pas confondre avec celui homonyme de Ann Boleyn) que Chris Cade avait monté 5 ans auparavant.

Lors de sa sortie, le vinyle comportait un sticker avec la mention "Métal de la 4ème dimension" témoignage d’une grande acuité critique mais aussi d’un don de voyance inversement proportionnel.

samedi 12 décembre 2009

Pages

Richard Page et Steve George sont deux copains d'enfance dont la présence vocale enrichit déjà un nombre phénoménal d'enregistrements quand ils décident de franchir le pas et de s'exposer dans la lumière.



Leur premier album sans titre paraît en 1978, une pochette mauve avec le dessin d'une créature sexy qui se penche sur un livre dont elle va sans doute tourner les "Pages". Ce premier essai s'avère un archétype de la musique Californienne de l'époque, un mélange de Soft Rock et de Soul blanche aux influences Jazzy, assez proche des Doobie Brothers version McDonald, de Kenny Loggins et précurseur Larsen Feiten Band, avec même parfois des réminiscences vocales héritées des Beach Boys comme sur "Let It Go" chanté par Steve, ou de Chicago avec "Listen For The Love". L'album est agréable à l'écoute : "Clearly Kim", "This Is For The Girls" mais pêche par un manque de tubes capables de le propulser en haut des hits parades malgré la parution du single "If I Saw You Again". Les compositions sont écrites par nos deux compères avec John Lang, le cousin de Richard. On trouve au détour des titres la présence de Peter Leinheiser (guitares), Michael Brecker (saxo) ou encore Philip Bailey (choeurs). Avec le recul, il s'avère un peu trop lisse mais déjà prometteur.



Ils reviennent en 1979 à une vitesse supérieure avec "FUTURE STREET" qui démarre par un tube (ou ce qui aurait dû être) "I Do Believe In You" avec un fameux gimmick de guitare dû à Charles Icarus Johnson et un son beaucoup plus étoffé et puissant qu'auparavant. On reprend le refrain en choeur dès la première écoute, un signe qui ne trompe pas. Kenny Loggins est venu prêté main (et voix) forte sur le titre "Who's Right, Who's Wrong" que l'on retrouve également sur son propre album "KEEP THE FIRE". On est très proche de Steely Dan : "Sailor's Song", "Future Street" voire de Michael Sembello avec "Two People". Malgré ses qualités indéniables, l'album fait de nouveau un flop.



Ce n'est que deux plus tard en 1981 que paraît "PAGES" deuxième du nom avec à la production Jay Graydon ainsi que Bobby Colomby pour les deux titres parus en single. Le style se rapproche davantage de Toto et de Michael McDonald dont Richard Page a déjà adopté précédemment le look barbu en vogue à l'époque. Cet album désormais culte démarre en haute position par le single "You Need A Hero", un mid-tempo soulful et se termine par une ballade minimaliste "Midnight Angel" avec un Richard Page olympique (et sans dopage apparent) dans les deux registres. Entre les deux beaucoup de bonheur : "Only Dreamer", "Tell Me", "Sesatia" et leurs choeurs MacDo pur jus ou la ballade "Fearless", comme des démonstrations de maîtrise vocale aux arrangements subtils.

Le peu de succès rencontré conduira néanmoins Richard Page et Steve George a reprendre le chemin des sessions avant leur retour en 1984 pour de nouvelles aventures.



jeudi 10 décembre 2009

Overland "Diamond Dealer" (2009)



Steve Overland ne connais pas la crise. En effet, depuis que le label Escape l'a récupéré, il ne chôme pas entre ses différents projets : The Ladder, Shadowman et Overland ainsi que le retour de FM ; Overland étant son projet le plus personnel.

"DIAMOND DEALER" est le second opus sous ce titre. Le premier "BREAK AWAY" était en tout point excellent mais proposait une facette plus Hard de ce majestueux chanteur. Il faut dire que Anders Rydholm, membre de Grand Illusion, était sans doute pour quelque chose du fait de sa présence quasi-permanente le long de cet album. Avec "DIAMOND DEALER", l'équipe a changé. Steve s'est entouré d'autres musiciens dont Tor Talle qui fait office du nouveau Anders Rydholm. Tor Talle était l'instigateur du projet Northern Lights sorti il y a quelques années chez MTM. Un album, qui sans être un must, tenait quand même bien la route. Avec cette nouvelle équipe, le style musical a changé. Steve Overland revient à son premier amour, FM...

Cette galette rappelle les 2 premiers albums de FM. On retrouve des titres typique AOR comme "Train Train" et le hit "You Lift Me Up", un soupçon de Drive She Said sur "Where Is The Love". La 2ème partie du CD est plus AOR voire Westcoast avec des titres bons mais plus calme comme le tryptique "I'm Still Breathing", "Rise" et "Hearts Don't Lie". Un vrai régal pour nos oreilles et où l'on peut énoncer un poncif qui est de dire que Steve Overland est un sacré chanteur...

La fin d'année 2009 est vraiment du pain béni pour les amateurs d'AOR que ce soit chez Frontiers ou bien Escape avec l'album d'Overland. Les fans de ce genre musical ne savent plus ou donner des oreilles. "DIAMOND DEALER" est en tout cas, lui aussi, bien placé pour figurer dans les playlists de l'année.

samedi 28 novembre 2009

Shark Island "Law Of The Order" (1989)



On commence par un titre riche en Oméga-3 "Paris Calling", condensé de Hargne Rock, un croisement entre Billy Idol, période Steve Stevens, et Blackie Lawless (WASP, dont je conseille à tous les fans des Who l’album gigantesque "THE CRIMSON IDOL"). On pige d’entrée que l’album est à tendance brutale, pas de sucreries, on va à l’essentiel avec riffs en éclats de shrapnel, rythmique artillerie lourde et voix de rauqueur.

La colonne vertébrale du groupe c’est Richard Black (chant) et Spencer Sercombe (guitares) qui se sont adjoints à l’écriture les services de Jack Ponti (Bon Jovi, Stan Bush etc…) de Dave Sabo (Skid Row) et de Matt Bissonette (David Lee Roth). On poursuit : "Shake For Me" couplets mordants et refrains accrocheurs avec toujours ces riffs tranchants à la Jack l’éventreur. "Somebody’s Calling" "Spellbound" voix à l’arrachée, guitares qui creusent profond et des refrains qui vous font headbanger comme au temps où vous aviez des cheveux. "Passion To Ashes" faux airs de Blues Rock pas très éloigné du dirigeable. "Get Some Strange" "Ready Or Not" rocks binaires qu’on entonne en se déhanchant devant la glace avec pour le premier un break apaisé qui précède le retour à un refrain dévastateur. "Why Should Have Believe" ballade bluesy voluptueuse qui démontre une nouvelle fois l’habileté des durs à cuire dans ce domaine. On termine avec une reprise incendiaire limite méconnaissable du hit de Fleetwood Mac "The Chain".

En conclusion, un méga album qui l’fait, que certains kiffent grave et que j’aime trop pas !

Steven Curtis Chapman "Beauty Will Rise" (2009)



Je me doutais un peu que ce nouvel essai de Steven Curtis Chapman n’allait pas être d’une gaîté à toute épreuve. En effet, cet album a été conçu suite au décès d’une de ses filles par accident. Néanmoins, j’avais lu une critique dithyrambique sur Melodic.net qui avait mis 5 étoiles ce qui est assez rare. Je me disais donc que malgré la douleur et la peine, Steven allait nous faire encore un album rempli d’émotion en y apportant son talent de mélodiste indéniable. Force est de constater que je m’étais trompé. Non pas sur le coté triste mais plutôt sur la qualité d’ensemble du CD. Je le dis haut et fort, "BEAUTY WILL RISE" est de loin le plus mauvais album du chrétien.

Je ne suis pas contre les titres lents avec des ambiances intimistes mais sur 12 morceaux cela fait un peu beaucoup. De plus, sur cet album,  je dirais que l’émotion tue l’émotion. Ne comprenant rien aux paroles, j’avoue être passé totalement à coté de la tristesse et de la douleur que Steven insuffle dans ses textes et ses mélodies. J’ai déjà été touché par des titres qui parlait d’un être cher disparu comme "He’s My Son" de Mark Schultz ou "My Father’s Chair" de Rick Springfield, mais ici rien de tout cela. La faute à un manque de mélodie, à une épure trop importante sur la construction des titres qui fait qu’on se ballade de titres intimistes acoustiques à d’autres encore plus intérieurs piano voix. Seul quelques parties de cordes viennent de temps en temps rehaussé les compos mais sans vraiment faire décoller l’ensemble. Conséquence, une certaine torpeur voir un certain ennui à la fin de l’album. J’avais hâte que cela se termine.

Alors je me doute bien que perdre un enfant est la chose la plus horrible qui soit, mais je pensais qu’un croyant comme Steven Curtis Chapman allait justement se servir de sa douleur et de sa peine pour décupler son talent et nous pondre des titres grandioses. Au lieu de cela on se retrouve comme si on était chez lui et qu’il nous assène soit avec sa guitare, soit avec son piano des bluettes (aux paroles certainement fortes) qui ne décollent pas.

La déception de l’année pour moi à n’en pas douter car jusqu’à présent il n’y avait eu aucune fausse note dans toute sa discographie.

mardi 17 novembre 2009

Blanc Faces "Falling From The Moon" (2009)



Les frères La Blanc n'ont pas vraiment de chance. En effet, ce nouveau Blanc Faces sort en même temps chez Frontiers au milieu de deux autres sorties de poids : Mastedon et WET. Du coup, peu de personne ont parlé de ce second album du groupe des deux frangins. Pourtant le premier sorti en 2005 avait été pour tous les fans d'AOR pur et dur, une franche réussite.

Avec "FALLING FROM THE MOON", on est plus dans la réussite mais dans le Monument. En effet, j'estime que cet opus s'il était sorti en 1985 ou 1986 serait aujourd'hui autant reconnu que "VITAL SIGNS" de Survivor. On en à fait trois tonnes, à juste titre, sur Pride Of Lions, et bien franchement ce nouveau Blanc Faces n'a rien a envié aux 3 albums du groupe à Jim Peterik. Alors certes, j'entends déjà poindre les grincheux qui vont trouver cela trop conventionnel. A ceux la je répondrais simplement que tous les styles de musique peuvent paraitre conventionnel, rien ne ressemble plus à un album d'ACDC qu'un autre album d'ACDC, ici on est dans l'essence même de l'AOR et ce style a une identité propre qui se résume en quelques points, un gros son, un grand chanteur, des mélodies mémorisables de suite et des musiciens qui font le boulot. Avec cet album, tous ces ingrédients sont présents et bien plus encore.

Que dire d'un titre comme "I Come Alive" qui ouvre l'opus qui est vraiment le morceau de l'année ni plus ni moins. Et puis "Falling From The Moon" qui est construit comme les titres de Pride Of Lions à ceci prêt que Robbie La Blanc fait office de deux chanteurs à lui tout seul. Et encore la ballade qui tue, "Everything" qu'on croit déjà avoir entendue mais qui frôle le sublime. Le groupe sait de temps en temps durcir le ton sur le très rock "Like A Believer" qui lorgne plus du coté de Giant. Le CD se termine par trois titres exceptionnels que sont la superbe ballade "Light Of The World", le magique "I Will" qui rappelle le titre "I Come Alive" du début et une autre ballade sublissime "Fly". La voix de Robbie La Blanc est tout bonnement somptueuse. Le gratteux en chef Butch Taylor délivre à chaque fois des soli incisifs, la section rythmique est au diapason.

Vous l'aurez sans doute compris que cet album fait partie de mes incontournables de 2009 qui commencent à devenir nombreux. En effet, je ne me rappelle pas une année musicale avec autant de bons albums. Une mention particulière pour Frontiers qui nous a quand même pondu cette année de nombreuses pépites.

NB: A noter que sur cet album joue Kyle Woodring décédé en septembre 2009. Ce type avait quand même une carte de visite intéressante puisqu'il avait officié avec Survivor et Dennis De Young entre autre. Il laisse derrière lui ce testament musical dont il peut être fier.

Mastedon with John Elefante "3" (2009)




Je remercie le "boss" de Frontiers d'avoir ressorti du placard, John Elefante, qui fait partie de mes 5 chanteurs préférés. En effet, depuis 1999 et "DEFYING GRAVITY" on n' avait plus de nouvelle. Quelle surprise d'apprendre que John revenait avec non pas un solo à proprement dit mais avec un nouvel opus de Mastedon. Attention, cela semble être un coup marketing de Frontiers car le CD est aussi sorti sous le nom John Elefante with Mastedon. Frontiers a pris délibérément le partie de donner une suite à "IT'S A JUNGLE OUT THERE" et "LOFCAUDIO". Il faut dire que ces deux albums sont considérés comme des incontournables dans le genre Hard FM, AOR. D'ailleurs, le label ressort le "IT'S A JUNGLE OUT THERE" aujourd'hui introuvable ou très dur à se procurer.

Le projet Mastedon est né après le passage de John Elefante dans le groupe Kansas en remplacement de Steve Walsh. Il créa avec son frère Dino le label Pakaderm Records qui produisit un tas de supers albums chrétiens pour Petra et Halo entre autre. Au milieu de ces productions, les deux frangins sortent le projet Mastedon ou il sont rejoint par Dave Amato entre autres (Reo Speedwagon) et d'autres musiciens et vocalistes. Sur le premier Mastedon, John ne chante pas beaucoup, il se contente de composer, de produire et de jouer, sur "LOFCAUDIO" il est nettement plus présent et cela donne d'ailleurs un album nettement moins Hard que le premier. Un must de l'AOR. D'ailleurs cela serait une bonne idée que Frontiers nous le ressorte également.

Ensuite John va sortir deux albums solos "WINDOWS OF HEAVEN" et "CORRIDORS" pour arriver à  ce "DEFYING GRAVITY" en 1999 chez Frontiers. Ces 3 opus solos sont vraiment des incontournables dans ma discothèque. J'étais donc ravi de retrouver notre ami John ainsi que son frère Dino et Dave Amato pour le retour de Mastedon.

Pour faire un résumé global, je dirais que ce "3" est un mix entre la période Kansas, celle Mastedon et celle de sa carrière solo. On retrouve les ingrédients de ces 3 projets au sein de ce "3". Pour Kansas, le référence va de soi avec l'invitation de Kerry Livgren sur l'épique "One Day Down By The Lake". Ce titre de plus de 10 minutes fleure vraiment bon le grand Kansas et propose un grand moment de rock FM progressif. Une pierre angulaire sur le CD. On retrouve également Kansas avec la reprise de "Dust In The Wind" en plage 11. Ce méga hit de Kansas est réorchestré et on se délecte toujours de ce titre sublime.

Le côté Mastedon est plus présent sur des titres comme "Slay Your Demons" assez hard dans l'ensemble mais avec un refrain très mélodique. Egalement sur le rock dur et endiablé de "Water Into Wine" ou John nous la joue rentre dedans comme rarement. L'aor de "LOFCAUDIO" est présent sur le très bon "Western World".

Mais je préfère John quand le style lorgne vers ses propres albums solos. Les excellents "Revolution Of Mind", "Nowhere Without Your Love" et surtout "Questions" prouvent combien ce type excelle dans ce genre de compos ultra mélodique.

A la fin du CD, il ressort une impression agréable mais pas d'épanouissement total. En effet, par moment cet album est assez ardu à écouter. Le titre de 10 minutes, d'autres comme "That's What You Do" sont de bons titres mais qu'on écoute avec parcimonie.

A côté de cela il y a d'autres plages qui coulent dans nos oreilles comme du bon miel.

Cet album "3" restera dans les années à venir comme un très bon album car extrêmement riche en arrangements et en trouvaille musicale. Pour l'instant il peut paraitre un peu abscond pour certains, dont je fais partie. Il n'en demeure pas moins qu'objectivement John Elefante prouve avec cet album qu'en plus d'être un grand vocaliste, il est un compositeur et un arrangeur hors pair. Un album aussi riche où l'on découvre à chaque écoute des subtilités musicales ne peut être qualifié d'album moyen.


dimanche 15 novembre 2009

Witness "Witness" (1988)



Réjouissons nous ! En effet, en ce moment il y a pléthore de réédition de qualité. YesterRock fait partie de ces labels à l'instar de Renaissance Records, qui nous ressortent des bonnes grosses pépites AOR, Hard FM qui étaient impossible à trouver en format CD.

L'album de Witness en fait partie. Personnellement, j'avais cet opus en format CDR avec une vieille pochette pourrie en noir et blanc. Au vu de la qualité de cet opus, j'étais donc plus que ravi qu'il ressorte à un prix abordable. Cet unique opus du groupe est considéré pour beaucoup comme un incontournable du Hard FM, à juste titre. Il faut dire que la voix de Debbie Davis y est pour beaucoup. Elle illumine de toute sa classe cet opus ainsi que ces complices musiciens. Au niveau des guest c'est pas mal non plus puisque on retrouve Steve Smith et Neal Schon de Journey, Brad Gillis de Night Ranger, Danny Chauncey de 38 Special ainsi que Michael Bolton et Martin Briley qui co-signent des morceaux.

Cet album est un peu un mix entre la puissance de Saraya et le mélodisme de Heart. En effet, c'est loin d'être mou du bulbe et les titres dépotent grave aides en cela par une production dantesque de Bill Drescher et Kevin Elson. Même notre Johnny national connait cet album puisque sur son opus "CA NE CHANGE PAS UN HOMME",  il avait repris le hit "Desperate Lover" en le traduisant par "Le Nom Que Tu Portes". Sur ce même album il avait repris également "Dirty Love" de Thunder. Maintenant il écoute Christophe Mae c'est autre chose !

Que dire de plus sur ce CD si ce n'est que tous les titres sont tous excellents et forment une galette impressionnante. Que ce soit "Show Me What You Got", "Am I Wrong", le slow "Let Me Be The One" ou "Jum Into The Fire" tous peuvent être considères comme des musts du Hard FM. Une mention spéciale au guitariste Damon Johnson qui tout au long de la galette se déchaine comme un damné.

Le seul regret est que cet album resta sans suite. Sorti chez Arista en 1988, il semble que le groupe n'ait pas été très suivi par son gros label et comme beaucoup a disparu sans laisser de trace si ce n'est ce monument du Hard FM qui perdure avec le temps.

jeudi 12 novembre 2009

Foreigner "Mr. Moonlight" (1994)



En 1994, Mick Jones et Lou Gramm quelques peu échaudés par l’échec relatif de leurs productions séparées se rabibochent et publient "Mr. MOONLIGHT", un album sous-estimé à tort. Pour être franc je dois avouer que les changements de chanteur au sein d’un groupe ne m’ont jamais emballé même quand le chanteur en question fait partie de mes préférés comme c’est le cas aujourd’hui avec Kelly Hansen (Hurricane). C’est donc avec ravissement que j’accueillis le retour du Lou au bercail après 7 ans d’absence. La critique habituelle est que l’album manque de pêche et se contente d’enfiler ballade, semi ballade et mid-tempo comme Cynmi ses conquêtes. Et alors !! Cette galette fait partie des meilleures réalisations de l’étranger. Outre les deux leaders, nous trouvons Bruce Turgon à la basse, l’acolyte habituel de Lou Gramm, ainsi que Jeff Jacobs aux claviers et Mark Schulman à la batterie. Plusieurs titres méritent de rejoindre la cohorte de leurs hits passés : "Until The End Of Time" exquise ballade au refrain meurtrier qui vous prend les tripes grâce à cette voix jouissive qui nous manque tant, "Running The Risk", "Hand On My Heart" mid-tempo savoureux avec refrains comme aux bons jours, "Real World" ballade ténébreuse aux envolées lyriques avec des guitares qui viennent découper les nappes de claviers, sans oublier le slow braguette "I Keep Hoping" idéal pour la voix du chanteur. Pour ceux en manque de guitares électriques rapprochez-vous de "Under The Gun" et de "Big Dog" quasi instrumental dans lequel Mick Jones retrouve la vigueur de ses jeunes années, parole de groupie.

vendredi 6 novembre 2009

Foreigner "Can't Slow Down" (2009)



Il y a énormément de choses à dire sur le nouveau Foreigner. Déjà, il a fallut attendre 15 ans par rapport au dernier effort studio "Mr MOONLIGHT". 15 ans qui aura vu Lou Gramm quitter le groupe suite à une grave maladie, 15 ans qui aura vu arriver un nouveau chanteur Kelly Hansen (ex- Hurricane) et 15 ans qui aura vu fleurir moult compilation et autres live plus ou moins improbables. De fait du groupe original de 1977, il ne reste plus que Mick Jones aux commandes entouré de Kelly Hansen et de Jeff Pilson (Dokken) pour les plus connus. Depuis un moment le groupe nous annonçait un nouvel album studio mais on ne voyait rien venir. Aujourd'hui,  ce nouvel album "CAN'T SLOW DOWN" est la et j'étais impatient de voir ce que cela allait donner.

Je vais évacuer tout de suite les critiques que j'ai pu entendre disant que le CD était mou et qu'à part "Can't Slow Down" le premier morceau, au demeurant excellent, le reste était chiant à mourir. Je voudrais dire simplement que Foreigner ce n'est pas "UNUSUAL HEAT", album Hard avec Johnny Edwards au chant, ce n'est pas non plus que "Juke Box Hero" titre Hard. Foreigner c'est du rock FM où l'on navigue entre titres à consonances Rock mais aussi mid-tempos et slows rutilants. Foreigner c'est "That Was Yesterday", "Head Games", "Cold As Ice" ou "Say You Will". C'est aussi "Fool For You Anyway" un titre absolument génial qui figure sur le premier opus et qui est réinterprété et réorchestré en plage 13 sur "CAN'T SLOW DOWN". Foreigner c'est aussi un album qui passe un peu inaperçu dans leur discothèque et qui est pourtant un des meilleurs "Mr MOONLIGHT". Ce CD est une pure merveille et la dernière grande performance vocale de Lou Gramm. J'ai eu une inquiétude également quand je vis que Marti Frederiksen avait co-écrit la plupart des titres. En effet, on ne peut pas dire que ce compositeur m'ait enthousiasmé lors de son travail avec Aerosmith. Je vous le dis tout net, toutes mes inquiétudes , mes angoisses ont étés bien vite balayées à l'écoute de l'album. Je l'ai déjà dit mais je le répète cet album est peut être leur meilleur album. Je vais en choquer pas mal mais c'est pourtant ce que je pense en connaissant bien toute la discographie du groupe. En effet, à l'inverse de la plupart des albums du groupe, sur celui ci il n'y a pas de titres moyens voir mauvais ce qui était le cas auparavant. Il y a une qualité d'ensemble absolument ahurissante. Les compositions y sont pour beaucoup mais je dirais que le travail de Kelly Hansen est énorme. On avait signalé sur Arnel Pineda combien sa voix ressemblait à celle de Steve Perry et bien avec Kelly Hansen on a l'impression d'entendre le Lou Gramm des années 80. Sa performance vocale tout au long de l'opus est tout bonnement hallucinante voir hors norme. Quelques morceaux quand même à mettre en avant et qui sont vraiment incontournables comme le magnifique "In Pieces" et son refrain qui vous trotte dans la tête pendant longtemps. "When It Comes To Love" qui rappelle les grandes ballades du groupe avec le retour du saxo qu'on avait plus entendu depuis le 4. Le rock FM de "Living A Dream", l'AOR parfait de "Give Me A Sign", le retour au 70s avec "Too Late" qui rappelle les "Women" ou autre "Cold As Ice". A noter sur ce titre le retour de Russ Irwin pour l'écriture et au piano. Je vous dis cela car ce type a sorti début 90 un solo tout a fait recommandable et on n'avait plus de news. Pour finir la sublime ballade "I Can't Give Up" ou Kelly Hansen tutoie les sommets

En plus du nouvel album on a droit à un CD de remixes pour 10 standards du groupe qui n'apporte pas grand chose par rapport aux originaux.

On a droit aussi à un DVD intéressant mais pas transcendant non plus car on assiste pas véritablement à un concert mais à un montage de différents sets dans différents endroits. Un moment quand même émouvant c'est le retour de Mick Jones à Paris ou il se souvient qu'en 68 il accompagnait notre Johnny Hallyday national avec Jimmy Page.

On pourrait bien entendu utiliser les formules éculées du genre "retour gagnant" mais la c'est plus que cela. Ce groupe m'accompagne depuis 1977 et j'avoue que depuis 1994 j'étais un peu orphelin de leur musique même si j'ai acquis pas mal de compilations et autres live. Avec "CAN'T SLOW DOWN" ils redeviennent pour moi un de mes combos préfèrés pour un album qui figurera dans ma playlist de 2009.

Bridge 2 Far "Bridge 2 Far" (1989)



Un album comme on aimerait en entendre plus souvent mais manque de bol, comme on dit en Chine, c’est l’unique opus de la formation. Un projet dont le noyau dur est constitué de Mark Williamson et de John "JR" Robinson auquel j’ajouterai Chris Eaton dont la signature apparaît sur plusieurs titres et pas des moindres.

Un fantastique album de Westcoast/AOR dont la locomotive s’appelle "Heaven On Earth", une titre qui pourrait figurer sur la liste des cents meilleures chanson du genre qu’il serait instructif de dresser un jour. A lui seul il justifie l’achat du CD : rythmé avec des couplets et un refrain en béton armé porté par des voix puissante et des musiciens surdoués. La liste des participants est à ce titre éloquente : Steve Lukather, Michael Landau, Marty Walsh (guitares), Neil Stubenhaus (basse), David Paich (claviers) et des cuivres arrangés par Jerry Hey. Autant dire que les fans de Toto et de Chicago sont invités à acquérir l’objet (quand il sera réédité, ce qui sera plus sage pour les finances). La cerise sur le gâteau c’est que "Heaven On Earth" est l’arbre qui cache la forêt car les 9 titres qui composent l’album sont d’une précision supérieure à l’horlogerie Suisse. Par exemple je défie quiconque de résister aux refrains percutants de "Say You Will" et de la ballade "I Must Be Blind". A propos de ballade écoutez "Caught Inside Your Heart" et ses chorus de sax qui vous donneraient presque envie de renouer avec celle (ou celui) que vous maudissiez juste avant.

Si vous préférez que ça balance un peu plus mais avec élégance "We Got A Way", "This Is Killing Me" et "Straight To The Heart" sont faits pour vous. Le chant se rapproche souvent de celui de Michael Bolton (à qui je ne parle plus depuis qu’il a déserté nos rangs, mais dont j’écoute quand même encore les trois premiers CD’s) "Hold You Tonight".

A l’image de leur chanson fétiche, Bridge 2 Far c’est pas loin du paradis sur terre.

mercredi 4 novembre 2009

Martin Page "In The House Of Stone And Light" (1994)



Connu pour ses qualités de songwriter (Starship, Heart…) Martin Page se lance comme interprète en 1994 et le résultat est si convainquant que l’on s’interroge sur les 14 ans de silence qui suivront avant qu’il ne réitère l’expérience avec "IN THE TEMPLE OF THE MUSE" en 2008.

Sur ce premier effort, Martin est l’auteur et compositeur de tous les titres à l’exception de deux textes "Light In Your Heart" et "Monkey In My Dream" écrits par Bernie Taupin le partenaire habituel d’Elton John pour qui, 7 ans auparavant, il avait composé et produit l’album "HE WHO RIDE THE TIGER". On trouve d’ailleurs beaucoup de similitude entre ces deux disques, dans le style vocal tout d’abord mais aussi sur le plan mélodique. Cependant "IN THE HOUSE OF STONE AND LIGHT" demande un effort de la part de l’auditeur car les mélodies ne sont pas évidentes à la première écoute. Déclinés sur un mode personnel en tonalité soft plusieurs titres se distinguent néanmoins assez rapidement "Shape The Invisible", "Keeper Of The Flame" ou la délicieuse ballade "In My Room".

Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, il s’agit plus d’un album d’auteur que de celui d’un faiseur de tubes. Le genre de disque qui vous apprivoise au fil des écoutes.

dimanche 1 novembre 2009

Manassas "Pieces" (2009)



Vous en rêviez Rhino l’a fait, un album d’inédits et de prises alternatives du géant Manassas, le groupe fondé par Stephen Stills au début des années 70 dont vous pouvez écouter 7 titres complets à sur le site de Rhino.

Quand cela démarre avec un titre comme "Witching Hour" on se demande vraiment ce qui a pu l’écarter du second Manassas qui, tel quel qu’il existe, fût une déception pour les fans. Une mélodie racée et inspirée, avec la voix et les guitares qui vont avec. Le seul reproche que l’on pourrait faire à cet album est sa durée car certains titres n’ont pas leur forme définitive et sont sous la barre des 2 minutes, mais rien à redire quant au son et le titre de l’album est explicite "Morceaux". Parmi les titres connus, on en retrouve deux issus de son second album solo "Sugar Babe" et "Word Game" avec shuffle accentué, deux autres qui figuraient sur le second Manassas "Lies", dans une version supérieure avec en invité un Joe Walsh éblouissant à la guitare, ainsi que "Do You Remember The Americans". "My Love Is A Gentle Thing" était également précédemment paru sur le Box Set de CSN et "Love And Satisfy" sur le second Souther Hillman Furay Band. Toutes les versions sont évidemment différentes de celles publiées dans leurs versions originales. Pour le reste, du jamais entendu messieurs dames : le Country rock "Like A Fox" en duo avec Bonnie Raitt, deux reprises de classiques bluegrass "Panhandle Rag", "Uncle Pen", l’instrumental latino "Tan Sola Y Triste", "Fit to Be Tied" avec pédale Wha Wha impériale, le bluesy "High And Dry", la ballade Country "Dim Lights, Thick Smoke (And Loud, Loud Music)" et pour terminer un blues acoustique avec Stephen Stills seul à la guitare comme dans "Blues Man" sur le premier Manassas. Un album qui laisse bien augurer du coffret rétrospective annoncé par Rhino et sur lequel on espère retrouver des extraits des fameuses séances enregistrées avec Jimi Hendrix dont on ne connaît officiellement que "Old Times, Good Times" paru sur son premier effort en solo.

mardi 27 octobre 2009

West Of Sunset "West Of Sunset" (1992)



Encore une énorme réédition sur le label Yesterrock. En effet, pour se procurer cet album de West Of Sunset il fallait se lever de bonne heure et encore...

Cet opus date de 1992 et est composé de 2 Suédois, Bjorn Strom qui officie au chant à la guitare et aux claviers et Thomas Axelsson bassiste et guitariste. Référencé sur tous les sites de Westcoast, je n'ai jamais compris ce classement. Pour moi ce West Of Sunset n'est pas vraiment un album de Westcoast mais plutôt un excellent CD de Pop AOR Scandinave. Bien entendu quelques réminiscences Westcoast sont quand même présente avec "Ocean Boulevard" ou bien "I Just Wanna Hold You" mais cela ne représente pas l'essence même du CD. La voix de Bjorn Strom rappelle d'ailleurs celle de Jeff Scott Soto sur certains morceaux comme le très rock "Gimme Your Love". Comme tous les groupes Scandinaves, l'accent est porté sur les parties vocales qui sont magiques. Il faut écouter les monstrueux "Now You're Gone" et "Giving My Heart Away". Avec ces titres on est proche de Michael Learns To Rock. Même Ace Of Base a piqué le rythme de "Time Is All We Need". Rassurez vous rien de rédhibitoire car avec ce superbe titre on est pas dans de la dance préfabriquée à deux balles mais simplement sur un titre au rythme entrainant qui bénéficie lui aussi de parties vocales à mourir. Pour retrouver du pur AOR, jetez une oreille sur "Homeward Bound" et "Taking A Chance" qui est sans doute le meilleur titre du CD. Une bombe que je ne me lasse pas d'écouter.

Ce West Of Sunset est vraiment un must à tout point de vue. Quand les Scandinaves sont à ce niveau de classe et de mélodisme, on ne peut que s'incliner devant tant de talent.

Un conseil, que ceux qui sont allergiques à la Westcoast ne passent pas leur chemin car ils seraient assez surpris de constater combien cet opus est un grand CD d'AOR.

jeudi 8 octobre 2009

Jack Wagner "Don´t Give Up Your Day Job" (1987)



Je l'attendais depuis longtemps et maintenant que mon souhait est exaucé, je suis ravi. En effet, avec "DON'T GIVE UP YOUR DAY JOB" la trilogie de Jack Wagner après "ALL I NEED" et "LIGHGHTNING UP THE NIGHT" se clôt. 3 rééditions pour 3 incontournables.

Le label Friday Music vient de rééditer ce chef d'œuvre qui trônait fièrement en vinyle sur mes étagères puis en CDR ensuite au vu des prix pratiqués pour l'acquérir. Cet album fait vraiment partie de mes incontournables et si je partais sur une ile déserte, il ferait très certainement partie de mes bagages. Des compos magnifiques, une liste de producteurs et de musiciens longues comme le bottin de New York, des songwriters tous plus inspirés les uns que les autres, bref un Monument. A une exception près, "Island Fever" qui fait vraiment tâche par rapport au reste. Une composition insipide qui n'a rien à faire au milieu d'un tel album. Heureusement, on oublie vite cette faute de goût en écoutant les "Love Find It" composé par Clif Magness et Glenn Ballard, "Easy Way Out" signé par Tom Kelly et Billy Steinberg et qu'on retrouve sur l'album d' I-Ten, "Common Man", "Lovers In The Night" co-écrite par John Bettis qui a beaucoup écrit pour Stan Bush, "Sneakin Suspicions" de la grande Diane Warren et "Back Home Again" qui clôt cet album de façon magistrale.

Il serait injuste d'oublier le duo magique avec Siedah Garret pour le morceau "I'ts What We Don't Say" qui est un monument...

C'est bien simple depuis 1987, cet opus tourne régulièrement sur mes platines et je ne m'en lasse pas. Pourtant, je connais par coeur les paroles et autres arrangements musicaux sur le bout des doigts mais cela ne fait rien, cet album me transcende toujours autant.

Franchement, si les fans d'AOR me lisent et ne connaissent pas encore ce monument, il est temps de réparer cet erreur et de se jeter sur cette réédition.

mercredi 7 octobre 2009

Jesse's Powertrip



Jesse Bradman, vous voyez qui c’est ? Je parle pour ceux du fond… Bon, je vous aide Saints And Sinners. Ah, tout de même ! C’était en 1992, un album étonnant qui portait certes la griffe d’Aldo Nova mais aussi celle du précité qui composait 50 % du matériel et qui jouait des claviers comme d’autres jouent des épaules. Après cela Jesse a rejoint Poison puis monté le groupe Innocent dont l’album est sorti en 1997. Le groupe se composait alors de Jesse Bradman (Vocaux, claviers ; Aldo Nova, Night Ranger), David Sikes (basse ; Boston, Giuffria), Bob Gilles (Guitare ; découvert par Mike Varney) et Curly Smith (Batterie ; Boston). L’album comportait de bonnes compositions hélas desservies par un son approximatif, genre démos d’origine.

Son projet suivant s’appelle Jesse's Powertrip et l’album "NOT SO INNOCENT" (1999). Le line-up est identique à l’exception de Curly Smith qui devait être le plus innocent des quatre. Du bon Hard Américain avec Bobby Barth (Axe) au mixage et cette fois ça roule. Dans les deux cas, la surprise c’est qu’en sus (me glisse une amie intime) de ses rôles habituels, Jesse assure également le chant d’une voix haute légèrement voilée avec beaucoup d’assurance. Une galette qui démarre tambour battant avec le très Rock "Let It Roll", déconseillé d’écouter face à face car risques de collision frontale, et le groovy "Heart To Heart" avec la guitare de Ritchie Kozen (Poison) qui décharge son venin dans un solo reptilien. Par la suite climat général est plutôt tempéré, avec une brise légère genre mid-tempo "Lonely Girl", "Leaving Home", "Hole In You Heart", celui-ci signé Cain/Waite/Gilles aurait pu figurer sur un album de Bad English, ou encore ballades et semi ballades "Sister Mercy", "Wanna Be Loved" cette dernière avec Mike Varney à la guitare solo. A propos de solo, la majorité sont assurés par Luis Maldonado (il joue sur le dernier Glenn Hugues "FIRST UNDERGROUND NUCLEAR KITCHEN") et il aurait mérité de faire partie intégrante du groupe. Pour les plus agités , l’up-tempo "Hotwired" clôture l’album sur une cavalcade effrénée avec Frank Hannon en soliste (Tesla) qui prend également celui de "Lonely Girl".

Quant à la pochette, elle illustre le titre de l’album par la photo d’un bébé braqué par un revolver. Comme finesse j’ai connu mieux… Nobody’s perfect !

lundi 28 septembre 2009

Rétrospective Little Feat (Les années Lowell Georges)




Little Feat (traduction littérale : Petit exploit , mais c’est aussi une allusion phonétique à la taille des pieds du leader) est formé en 1970 par le guitariste multi-instrumentiste Lowell Georges après son départ des Mothers Of Invention. L’histoire dit qu’il présenta sa composition "Willin’" à Frank Zappa qui la refusa et lui conseilla de se rendre à L.A. pour monter son propre groupe. Aussitôt dit aussitôt fait, Lowell plie ses bagages dans lesquels il emmène Roy Estrada, le bassiste des Mothers. Ils recrutent le batteur Richie Hayward, le claviériste Bill Payne et en   voiture Simone.

"LITTLE FEAT", produit par Russ Titelman, paraît en 1971. D’une veine Boogie-Country-Rock-Blues-Folk au parfum sudiste (genre la totale) , il reflète l’influence dominante de Lowell Georges tant au niveau des compositions qu’il signe ou co-signe avec Bill Payne et Roy Estrada, que du chant traînant et plaintif qui le caractérise ou des parties de slide qui illuminent l’album. Il contient notamment la démo de "Willin’" enregistrée avec Ry Cooder à la slide ainsi que le remarquable "Truck Stop Girl" et un medley constitué de deux reprises du bluesman Howlin’ Wolf "Forty Four Blues / How Many More Years". L’atmosphère rappelle souvent les Stones période "BEGGAR’S BANQUET". L’album reçoit un bon accueil critique de la part du magazine Rolling Stone mais les ventes ont du mal à décoller : on parle de 11 000 copies à l’époque.

Little Feat / Little Feat

"SAILIN’ SHOES" en 1972, qui est produit par Ted Templeman, inaugure la célèbre série de pochettes signées par le dessinateur Neon Park qui rendront les albums du groupe immédiatement reconnaissables. Si l’album précédent faisait déjà preuve d’une maturité certaine pour un premier essai, le talent du groupe éclate cette fois au grand jour "Sailin’ Shoes", "Apolitical Blues A", "Got No Shadow" ou encore la nouvelle version de "Willin’". Critiques élogieuses mais cette fois encore des ventes à la ramasse. Les albums qui vont suivre seront produits par Lowell Georges.

Sailin' Shoes / Little Feat

"DIXIE CHICKEN" (1973) marque un changement notable avec le départ de Roy Estrada et l’arrivée de Paul Barrere (guitare), Kenny Gradney (basse) et Sam Clayton (congas, percussions). Trois des titres ne sont pas signés Lowell Georges : "On Your Way Down" d’Alan Toussaint, "Walkin' All Night" co-signé Barrere/Payne et "Fool Yourself" de Fred Tackett. Un album de croisière avec l’apport d’influences Nouvelle Orléans sur le morceau éponyme. Toutes les compositions sont intéressantes avec une mention spéciale pour "Juliette".

Dixie Chicken / Little Feat

La reconnaissance critique est inversement proportionnelle à celle du public, le moral est en berne et les musiciens s’éparpillent dans multiples séances de studio : Doobie Brothers, Bonnie Raitt, Robert Palmer… et les jours du groupe semblent comptés.

"FEATS DON’T FAIL ME NOW" (1974) Le groupe se remet néanmoins à l’ouvrage grâce à leur manager Bob Cavallo qui achète un studio d’enregistrement dans le Maryland. Les ventes s’améliorent et les arrangements se diversifient : les cuivres de "Spanish Moon" le piano jazz bastringue de "Oh Atlanta" et de "Feats Don’t Fail Me Now" le blues and Roots "Skin It Back" signé Barrere. Une sorte d’album de transition avec un apport plus important des claviers.

Feats Don't Fail Me Now / Little Feat

"THE LAST RECORD ALBUM" (1975) : Comme la fin d’une époque qui voit Lowell Georges plus en retrait, il ne signe que trois chansons mais dont une qui deviendra un classique "Long Distance Love". Les compositions de Barrere et Payne, parfois ensemble, dominent et sont nettement plus commerciales "All That You Dream", "One Love Stand", "Somebody's Leavin'", on lorgne vers le Jazz-Rock "Day Or Night". Les cartes sont en train de changer de mains.

The Last Record Album / Little Feat

"TIME LOVES A HERO" (1977) : Cette fois c’est fait, Lowell ne signe plus que deux titres dont l’exceptionnel "Rocket In My Pocket". Les influences Jazz-Rock jusqu’alors diffuses sont prédominantes "Hi Roller", "Time Loves A Hero", l’instrumental "Day Dog At The Races", on aborde la Westcoast "Red Streamliner" avec un Michael McDonald tout simplement génial sur les contre-chants. Encore un classique avec la ballade bluesy "Missin’ You" signée Barrere. L’album est produit par Ted Templeman.

Time Loves A Hero / Little Feat

"WAITING FOR COLOMBUS" (1978) : Leur premier album Live enregistré durant l’année 77 et qui sera pendant longtemps leur meilleure vente, faisant cette fois l’unanimité côtés critiques et public. Un panorama représentatif de leur carrière et de leur énergie scénique.

Waiting For Columbus (Deluxe Edition) / Little Feat

"DOWN ON THE FARM" (1979) : Condoléances attristées. Paru après le décès de Lowell Georges d’une crise cardiaque dans sa chambre d’hôtel après un concert dont le dernier titre chanté en rappel "Twenty Million Things" (des millions choses à faire) sonne comme une ironie du sort. Un album qui témoignait d’une reprise en main du groupe par Lowell Georges qui signe ou co-signe 5 titres sur les 9 qu’il contient et assure également la production (avec l’aide de quelques amis…l’album étant finalisé après sa mort). On revient aux racines "Down On The Farm", on la joue laid-back "Perfect Imperfection", on touche la Westcoast manière Doobie Brothers avec "Front Page News" et "Wake Up Dreaming". Un album que j’adore mais qui marque hélas la fin de l’ère Lowell Georges.

Down On The Farm / Little Feat

Même si vous possédez la discographie complète du groupe, je vous recommande impérativement l’achat du Box-set publié chez Rhino en 2000 "HOTCAKES & OUTTAKES : 30 YEARS OF LITTLE FEAT". D’une présentation exemplaire avec livret hyper documenté et richement illustré, il parcourt l’ensemble de la carrière du groupe, y compris les albums non chroniqués ici et parus à cette date. Le quatrième CD propose inédits, démos et versions alternatives.



Sans oublier l’album solo de Lowell Georges "THANKS, I'LL EAT IT HERE" (1979) qui retrouve l’esprit des premiers Little Feat et sur lequel figure une liste impressionnante de guest-stars dont ses collègues Bill Payne et Richard Hayward.



Allez un dernier hors contexte pour la route : "HOY HOY" (1981) belle iconographie, anciens et nouveaux titres dont le magnifique "Gringo" de Bill Payne.
 
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dimanche 27 septembre 2009

Rétrospective Steely Dan



Donald Fagen et Walter Becker se rencontrent à la fin des années soixante, au collège de Bard Dans l'état de New York. A la fin de leurs études, ils décident de se lancer dans une carrière musicale dont les premiers témoignages seront la musique du film "You Gotta Walk Like It (Or You'll That Beat)" et des compositions écrites et arrangées pour le groupe Jay And The Americain au début des années 70. Des chansons qui datent de cette période referont opportunément surface des années plus tard sous diverses appellations "THE EARLY YEARS", "BERRY TOWN", "OLD REGIME", etc... Avec le recul, elles s'avèrent plutôt médiocres et laissent difficilement présager la qualité de ce qui suivra.

La catalyseur va être la rencontre déterminante du producteur Gary Katz et du guitariste de séance Jeff Baxter. Steely Dan que l'on pourrait poétiquement traduire par Gode d'acier, est une expression qu'ils avaient utilisée dans une de leurs premières compositions "Soul Ram" et qui serait inspirée par Dan, un vibro masseur qui figure dans "Le Festin Nu" de l'écrivain William Burroughs, et par leur utilisation d'une Steel guitare. Le groupe nouvellement constitué se compose alors de Donald Fagen, Walter Becker, Jeff Baxter et de Dennis Dias (guitare, sitar), Jim Hodder (batterie) et David Palmer (chant).

"CAN'T BUY A THRILL" paraît fin 72. La pochette kitch multicolore représente des prostituées en attente de clients, une bouche pleine de promesses et le nom du groupe tracé à la mayonnaise Lesieur (pub gratuite), un mauvais goût à l'opposé du contenu. Première claque "Do It Again", un de ces tubes qui font partie de l'inconscient collectif et qui 37 ans plus tard n'a rien perdu de son pouvoir : voix, refrain et rythme obsédants. La contribution de David Palmer est secondaire car la voix de canard de Fagen (prénom Donald...) retient toute l'attention. L'autre titre imparable s'appelle "Reeling In The Years" avec la contribution d'Elliot Randall à la guitare, une des participations extérieures qui seront une constante dans toute leur oeuvre future. On trouve déjà les bases de ce kaléidoscope musical ultra élaboré qui mélange avec swing et légèreté, chant nonchalant, Pop, Jazz et rythmes latins. On peut citer aussi le mal nommé "Dirty Work".

Can't Buy A Thrill [Cardboard Sleeve] / Steely Dan

"COUNTDOWN TO ECTASY" qui lui succède en 1973 présente tout autant d'attraits en dépit de l'absence de vrais hits grâce à des titres aussi bluffant que "The Boston Rag", "Show Biz Kids", "Bodhisattva". David Palmer est cette fois relégué au rang de choriste tandis que les musiciens de séance sont baptisés spécialistes, Rick Derringer à la Slide sur "Showbiz Kids".

Countdown To Ecstasy [Cardboard Sleeve] / Steely Dan

Le soucis de perfection qui anime nos deux compères va trouver un premier réel aboutissement en 1974 avec "PRETZEL LOGIC" dont est extrait "Rikki Don't Lose That Number" qui s'installe au Top 5 du Billboard. L'album, auquel ont participé une pléthore d'invités célèbres ou en devenir parmi lesquels David Paich, Jeff Porcaro, Dean Parks ou encore Tim Schmit, obtient un succès colossal. Le groupe est devenu quasiment culte aux Etats-Unis mais décide d'arrêter les concerts, après une ultime journée promotionnelle triomphale, ce qui va conduire au départ de Jeff Baxter chez les Doobie Brothers.

Pretzel Logic [Cardboard Sleeve] / Steely Dan

Quand "KATY LIED" est publié l'année suivante, le groupe se résume au duo Fagen/Becker, malgré la présence de Dennis Dias, avec une liste impressionnante de musiciens extérieurs. L'album voit l'arrivée aux choeurs de Michael McDonald qui a même droit à sa photo au verso de la pochette. "Bad Sneakers", "Doctor Wu", "Black Friday" autant de titres à filer le tournis, où le duo s'éclate avec un matériel ultra performant pour l'époque : un enregistreur 24 piste construit spécialement pour eux (dixit les notes de pochette). Du Rock à la sauce Jazz pourrait-on dire comme en témoigne la présence de jazzmen réputés tels que Phil Wood au sax alto.

Katie Lied [Cardboard Sleeve] / Steely Dan

"THE ROYAL SCAM" en 1976 enfonce le clou avec une coloration Funky. Un nouveau tube avec "Haitian Divorce" et sa pédale Wha-Wha omniprésente, la ritournelle implacable de "The Fez", "Kid Charlemagne", les guitares de "Don't Take Me Alive", un album majeur dans leur discographie avec la présence ineffable de Larry Carlton.

Royal Scam [Cardboard Sleeve] / Steely Dan

Pourtant tout ce qui précède ressemble à de vagues préliminaires face à l'impact que va avoir leur nouvel opus "AJA" en 1977 dont la complexité musicale bouscule les idées reçues sur la musique grand public. A l'époque, tout cadre moyen l'a dans sa discothèque même si précédemment il n'a jamais entendu parler du groupe. "Aja" et "Deacon Blues" franchissent les limites formatées du single avec des titres de 7 à 8 minutes qui favorisent les explorations musicales de nos deux perfectionnistes. Le swing de "Josie", de "Peg", le Jazz de "I Got The News", on atteint les sommets de ce style musical sophistiqué auquel le timbre de voix de Donald Fagen donne un ton unique. Leurs nouveaux partenaires font une nouvelle fois partie de la crème des musiciens : Wayne Shorter, Tom Scott (saxo), Larry Carlton, Lee Ritenour, Dean Parks (guitare), Steve Gadd (batterie)...

Aja / Steely Dan

Il faudra attendre 3 ans pour les voir réapparaître sur les présentoirs des disques avec "GAUCHO" en 1980, si l'on fait exception du titre "FM" paru en 1978 sur la BO du film éponyme. L'album s'apparente à un véritable travail de laboratoire qui signera leur chant de cygne, du moins pour un temps, avec toujours cette précision diabolique dans les arrangements. Deux morceaux (j'aime pas le mot, on dirait que l'on parle de bouts de chansons mais j'ai utilisé 5 fois le mot titre...) vont cartonner : "Hey Nineteen" et "Babylon Sisters". Les choeurs sont essentiellement féminins, ce qui était partiellement le cas sur "AJA", et l'on remarque la présence de Mark Knopfler (Dire Straits) sur "Time Out Of Mind" (il paraît qu'il s'en souvient encore, égo soit dit).

Gaucho / Steely Dan

Conscient de l'effort fourni pour publier un digne successeur à "AJA" qu'ils considèrent comme leur pic de créativité, Donald et Walter décident de dissoudre Steely Dan et l'histoire du groupe semble s'arrêter là. A ce titre, si vous ne possédez pas leurs albums, je vous conseille l'acquisition du double CD "SHOWBIZ KIDS : THE STEELY DAN STORY" qui reprend la plupart de leurs classiques entre 1972 et 1980 et propose l'inédit "Here At The Western World" issu des séances de "THE ROYAL SCAM".

Showbiz Kids: The Steely Dan Story Remastered / Steely Dan

Deux ans plus tard, en 1982, Donald Fagen reprend du service avec "THE NIGHTFLY" dont la seule réelle différence avec un album de Steely Dan est l'absence de Walter Becker. Un succès phénoménal même en France où il recevra le prix de l'Académie Charles-Cros. "New Frontier" et "I.G.Y." rejoignent illico les standards du duo. Donald Fagen renouvellera deux fois l'expérience avec "KAMIKIRIAD", produit par Walter Becker en 1993 ("Tomorrow's Girls") et "MORPH THE CAT" en 2006 mais avec un accueil plus mitigé.

The Nightfly / Donald Fagen
Kamakiriad / Donald Fagen
Morph The Cat / Donald Fagen 
















Walter Becker publiera également deux albums solo "11 TRACKS OF WHACK", produit par Donald Fagen en 1994, duquel ni la voix, ni les compositions, ni les arrangements ne m'ont accroché, et "CIRCUS MONEY" en 2008 (que je ne connais pas).





Pour en revenir à notre duo, les retrouvailles artistiques auront lieu à la fin de l'été 1993 avec leur première tournée depuis 19 ans sous l'appellation "Steely Dan Orchestra". Plusieurs autres tournées se succéderont les années suivantes dont l'album public "ALIVE IN AMERICA" (1995) sera le témoignage.



Il faudra attendre 5 ans pour qu'ils se retrouvent enfin en studio avec de nouvelles chansons qui donneront naissance en 2000 à l'album auto-produit "TWO AGAINST NATURE" dont il existe également une extension en DVD avec nouveautés et reprises d'anciens titres. Un album qui possède tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents mais où la sauce manque de goût, c'est léché et élégant mais l'ennui prédomine. Cet avis n'engage que moi car je dois préciser que l'album a remporté 3 Grammy Awards.



Leur dernier opus en date "EVERYTHING MUST GO" qui est sorti en 2003 m'apparaît nettement plus inspiré et retrouve une qualité mélodique et un groove dont était dépourvu le précédent ("The Last Mall", "Pixeleen", "Blues Beach", "Green Book" et "Everything Must Go").



L'histoire est loin d'être terminé puisque leur dernière tournée baptisée "Left Bank Holiday" les a conduit le 2 juillet dernier à l'Olympia de Paris pour un concert exceptionnel dans tous les sens du terme.

dimanche 20 septembre 2009

Michael Sembello "Bossa Nova Hotel" (1983)



La pochette de l'album vaut son pesant de cacahuètes : côté face on voit Michael Sembello derrière un comptoir le visage moitié blanc/moitié noir (peut être un hommage à Stevie Wonder dont il fût le guitariste sur "SONGS IN THE KEY OF LIFE" et avec lequel il co-signa le titre "Saturn"), côté pile en tenue de vacancier qui déboule à la mer, short et panama compris.

C'est cool, comme la musique de cet impérissable qui sent bon les claviers et les basses synthétiques du début des années 80. L'album reprend le hit planétaire "Maniac" qui figurait sur la BO du film Flashdance et au son duquel certains ont peut-être usé leurs talonnettes sur les pistes de danse. Mais son vrai point fort ce sont les ballades où la voix médium du chanteur, aux intonations souvent proche de Stevie Wonder m'a toujours emballé : "First Time", "It's Over" ou encore "Talk" en duo avec son épouse Cruz a qui est dédié l'album. Ce dernier s'écoute avec plaisir grâce à l'agencement des titres où même les moins forts sont agréables à l'oreille. Pour les fans, il existe un maxi vinyle de 12 pouces avec "Automatic Man" en version longue et en instrumental, ainsi que le jubilatoire "Summer Lovers" du film du même nom, un titre produit par George Duke qui fait également une apparition au sein de l'album avec un solo de synthé sur "Godzilla".





Un album marquant même pour son auteur puisque son nouveau projet en compagnie de Bruce Gaitsch et de Janey Clewer s'intitule Bossa Nova Hotel.

Tane Cain "Tane Cain" (1982)



Voici un album qui aura fait la fortune de ceux qui le possédait en support CD. En effet, il était presque, à ce jour, introuvable et il s'arrachait, donc, à des sommes prohibitives sur Ebay. Je le possédais en CD-R et je n'osais plus espérer la réédition. Le label Renaissance Records l'a fait !

Tane Cain est la 1ère épouse de Jonathan Cain que l'on ne présente plus et son album éponyme date de 1982. La pochette pourrait être le titre d'un film d'un film genre "Danse avec le Kitsch". En effet, une pose de manequin habillée en indienne, chevauchant à l'intérieur du CD un étalon, en amazone s'il vous plait... Tout ceci est risible et rappelle le style d'un David Hamilton, le chantre des photos de jeunes filles en fleurs, photos qui tapissaient les chambres des adolescentes pré-pubères dans les années 80.

Bref, une pochette qui est absolument irrésistible. Il faut rajouter que Jonathan Cain ne "s'emmerdait" quand même pas trop car Tane est loin d'être un laideron. Après ces considérations physiques, attachons nous sur le contenu de l'album. Au niveau de la production, on retrouve des personnes confirmées tel que Jonathan Cain et Keith Olsen. Au niveau du songwriting, Jonathan Cain est omniprésent et on trouve également Beau Hill. Les musiciens sont tous des seconds couteaux comme Cain off course, Neal Schon, Tim Pierce, Michael Baird, Richard Page et Tom Kelly pour ne citer que les moins connus !

Avec tout ce beau monde, on se retrouve devant un bon album de Rock FM tendance AOR et Westcoast comme on savait en faire dans les années 80. Comme Shangai, l'autre réédition du label Renaissance Records pour le mois d'août 2009, on est proche de pat Benatar, de Scandal ou Face To Face. Les hits FM s'enchaînent comme "Temptation", "Danger Zone" ou bien "Holdin' On". Le duo avec Jonathan sur "Almost Any Night" rappelle les duos que l'on pouvait trouver sur les BO dans les années 80 comme "Footloose" avec "Almost Paradise" de Mike Reno et Ann Wilson. A côté de cela, il y a des titres plus dispensables comme "Vertigo" ou "Suspicious Eyes" qui ne "cassent pas des briques".

Comme l'album éponyme de Shangai, cet album de Tane Cain vaut surtout par sa rareté que par sa qualité même si cela reste d'un bon niveau...

dimanche 13 septembre 2009

Shangai "Shangai" (1982)

 
Renaissance Records a encore frappé... Ils viennent de ressortir 2 albums introuvable en CD ; d'un côté Tane Cain et de l'autre Shangai. Après Wrabit, Prism, Charlie et Fast Forward, ce label se positionne comme une aubaine pour notre portefeuille.

Shangai est un groupe qui est né des cendres d'un autre combo, Spider. Il est compsé d'Amanda Blue au chant et d'une grosse pointure comme musicien, Beau Hill. La production est assurée par le grand Bruce Fairbain. Pour apprécier cet opus, il faut se mettre dans le contexte du début des années 80. L'album date de 1982 et cela s'entend. Si on est accro. à Pat Benatar, Scandal et Grace Slick dans Jefferson Starship, on ne peut que prendre du plaisir à l'écoute de cette galette. Une voix entre finesse et rudesse, des guitares bien Rock entourés de synthés "vintage" omniprésents. Certes, tout n'est pas parfait comme le trop Hard "Born To Rock" qui dénote par rapport au reste de l'album ou biens des compositions moyennes comme "Girl Who Likes To Cry". A côté de cela, il y a de bons hits FM, qui sans révolutionner le genre, font passer un agréable moment. Je citerais "Always A Rebel", "SOS", "I Need Your Love" ou bien "On Video".

Pour résumer, cet album vaut pour sa rareté que pour sa qualité. C'est un bon album que je qualifierais d'honnête sans être un must. Ce sera d'ailleurs le seul album de Shangai : Amanda Blue reprendra son vrai nom Amanda Leigh pour une carrière solo très underground, Beau Hill deviendra un énorme producteur pour Warrant, Winger et Alice Cooper entre autres, le bassiste Jimmy Lowell participera à l'album éponyme de Fast Forward, le guitariste Keith Lentin jouera avec Keith Richards et Anton Fig deviendra un musicien de session de renom et jouera pour Aldo Nova, Journey, Kiss, Madonna...

George Grunwald "So Much To Say" (2007)


La Pologne, à part Jean Paul 2, Lech Walesa et quelques joueurs de foot, on ne peut pas dire que je maîtrise le sujet. Au niveau chanteur ou groupe, pas de référence non plus même si le pape, à l'époque, avait sorti un album ! Je vous raconte cela car George ou Jerzy Grunwald est d'origine polonaise. Installé en Suède, il parcourt le monde et cela lui permet, un peu comme Frédéric Slama, de faire des rencontres. Tout d'abord, il s'est contenté d'une carrière en Europe de l'Est puis i a décidé de s'atteler à son projet Westcoast qui lui tenait à coeur. Il trouva en la personne d'Oli Poulsen, un producteur qui alait lui ouvrir pas mal de portes. Oli Poulsen est le producteur, entre autre, du groupe pop danois Michael Learns To Rock dont la réputation et le succès va bien au delà des frontières danoises. Une liste de musiciens dans la tête, le projet de George commença à prendre forme. Il contacta donc une bande de "baltringues" comme Joseph Williams, Bill Champlin, Jason Scheff, Tamara Camplin, Warren Wiebe, Lou Pardini et Alex Ligertwood pour les parties vocales et pour les musiciens David Garfield et Eric Marienthal, entres autres. Un petit line-up de choix qui rappelle les albums d'AOR de Mister Slama.

C'est bien beau d'avoir des super musiciens encore fut-il que le reste suive ; et c'est la grosse "baffe" ! George Grunwald est un remarquable compositeur et un interprète idoine. "SO MUCH TO SAY" est un album rempli de feeling, de classe, de mélodie et de talent. Tout au long des 10 titres, George déroule un tapis rouge entre nos oreilles. Les hits d'enchaînent comme "So Much To Say" et le monstrueux "So Emotional" et ses choeurs dantesques. La ballade Westcoast qui "tue" avec "Save My Love". Le duo avec Alex Ligertwood, "Touch The Sun", qui peut postuler pour être un classique de la Westcoast Music. Le groove de "Have I Lost My Girl", la grâce de "With Every Breath". On retrouve même la patte Michael Learns To Rock sur "Don't Give It Up", le titre enjoué et un brin Pop.

Sorti en 2007, cet album était jusqu'à présent très difficile à se procurer. C'est la raison pour laquelle, je ne l'ai pas chroniqué à l'époque car il le valait bien pourtant. Réédité sous le nom de Jerzy Grunwald par un label polonais, il est nettement plus aisé aujourd'hui d'avoir cette petite bombe dans sa discothèque. Alors, n'hésitez pas !

dimanche 6 septembre 2009

Dwayne Ford "Needless Freakin" (1981)


Dwayne Ford pratique les claviers en tous genre (piano, Orgue Hammond, Fender, Synthesiseurs...) et son album en est truffé. Mais rassurez-vous, question guitares on dénombre 4 gratteux parmi lesquels Steve Lukather et Jay Graydon. Sa voix haut perchée et musicale est une bénédiction pour les amateurs d'harmonies vocales qu'il assure avec Patricia Gallant (Patsy pour les intimes) "The Hurricane" ou le quasi-duo "Stranger In Paradise".

On oscille entre Westcoast pur jus "Losin' And Losin' You" et Pop inspirée "The Hurricane", tous 2 sortis en single, en passant par la ballade entraînante "Am I Ever Gonna Find Your Love".

8 titres dont, en songwriter accompli, il est le compositeur  et le principal auteur, avec la complicité de David Foster à la production. Encore un à ranger précieusement au rayon des classiques oubliés.

Paul Rodgers "Cut Loose" (1983)


Paul Rodgers a connu des hauts et des bas, pour les seconds on retiendra les éphémères "THE FIRM" avec Jimmy Page et "THE LAW" avec Kenny Jones (The Who) et pour les premiers, on se souviendra de Free "ALRIGHT NOW" et de Bad Company qui nous offrit 6 albums de Blues-Rock exemplaires avec Mick Ralph à la guitare. "CUT LOOSE" paraît un an après "ROUGH DIAMOND", leur dernier effort en commun.

Un véritable album solo puisqu'il y compose tous les titres, joue de tous les instruments et en assure la production. On connaissait l'immense chanteur et l'auteur-compositeur, on découvre un guitariste aux riffs tranchants capable de solo débridé "Live In Peace". Les compositions sont variées, du Rock bien senti "Cut Loose", "Fragile"; du Blues-Rock "Superstar Woman" ou du Blues tout court "Talking Guitar Blues". Mais sa spécialité reste les ballades "Northwind", "Rising Sun" et "Live In Peace", de celles à l'écoute desquelles, selon votre tempérament, vous vous sentirez émus comme une soeur qui va prononcer ses voeux ou une actrice de Hard qui va passer son premier casting.

H.e.a.t "H.e.a.t" (2008)


Cela faisait un moment que je voulais chroniquer cet album mais faute de temps, je l'avais un peu "zappé", à tort. En effet, peu d'albums peuvent se targuer d'avoir eu des critiques dithyrambiques à 100%. C'est bien simple, je n'ai rien vu de négatif concernant cet opusde ce groupe suédois. 1er album et 1er carton, tout au moins dans les commentaires.

Quand j'ai acheté cet album, je me suis dis sur quoi je vais tomber. Avec mon esprit de contradiction, je me voyais bien descendre en flèche cet album mais c'est impossible. Dans le genre Hard FM, AOR, c'est du très très lourd. La surprise a été de voir que les compositions "sentent bon" le Hard FM US ou Canadien et pas vraiment celui Scandinave comme Treat ou Bad Habit. On pense à Giant, Honeymoon Suite ou Red Dawn. D'ailleurs la voix du chanteur Kenny Leckremo m'est pas sans rappeler celle de Larry Baud ou Dann Huff.

L'ensemble du CD est propre, carré et très bien produit avec des excellentes compositions. Les 2 titres d'ouverture "There For You" et "Never Let Go" donnent d'emblée le ton ; 2 brûlots FM de haute volée, un peu comme le début de "Never Say Surrender" de Red Dawn avec "Flying High" et "I'll Be There", les claviers de David Rozenthal en moins. "Late Night Lady" fait penser à Giant, période "TIME TO BURN", "Bring The Star" et "You're Lying" ressemblent à des titres des combos canadiens comme Haywhire et puis il y a le titre qui "tue", la ballade ultime, j'ai nommé "Follow Me". Ce dernier morceau est une pure beauté.

Les groupes scandinaves comme Brother Firetribe, The Poodles ou Wig Wam avait déjà fait renaître une certaine idée du Hard FM. H.e.a.t vient également apporter une pière supplémentaire à ce "revival" qui depuis a fait tâche d'huile quand on voit la qualité des albums qui sont sortis et qui vont sortir sur des labels tels que Frontiers Records. La plupart des groupes semblent revenir à un son plus mélodique et ce n'est pas le dernier Danger Danger qui démontrera le contraire. En tout cas, avec les albums de Marcello Vestry et de Rockarma, cet album de H.e.a.t est vraiment à ranger dans les meilleurs albums de Hard FM de ces dernières années.

mercredi 2 septembre 2009

Ole Borud "Shakin' The Ground" (2008)


Je n'en sui pas revenu ! En effet, je me suis procuré l'album d'Ole Borud "SHAKIN' THE GROUND" sur Ebay qui au milieu de ses caleçons et autres paires de chaussettes, vendait cet album pour une bouchée de pain. Cet album était encore sous cellophane un peu comme si le type l'avait reçu en cadeau comme les vinyles de George Moustaki que je recevais à Noël quand j'étais plus jeune de la part d'un oncle. J'étais poli, je disais merci et puis le vinyle restait bien sagement dans sa pochette...

Deuxième choc, en écoutant le CD, j'ai découvert un génie ! Ce jeune danois avec ce premier opus m'a littéralement bluffé. J'avais déjà découvert ses capacités vocales sur l'album hommage à David Foster "FLY AWAY" où il interprétait "Through The Fire" avec excellence.

Le bonhomme est la réincarnation en une seule personne de Prince, Bill Champlin et Earth Wind & Fire. Rarement, j'ai pu écouter un disque de Westcoast Music qui groove autant. On retrouve une majorité de cuivres, des arrangements grandioses, des choeurs bien en place avec une touche Soul qui flirte avec le divin. Certains titres postulent pour être, dans le futur, des classiques de la Westcoast comme le monumental "All Because Of You" ou bien "This Blood" qui rappelle également Stevie Wonder. Le côté un peu déjanté de Prince est représenté par "The Vow" qu part un peu dans tous les sens mais avec un talent musical qui transpire par tous les pores. Le garçon sait utiliser la guitare électrique sur le titre "Under Control" qui marie à la perfection le côté Rock et le groove immense avec une basse bien ronflante et des cuivres magistraux. Ole s'attaque au Funk à la manière Seventies et Kool And The Gang sur le remuant "Sanctified By Love" qui donne envie de se la "pêter" en boite de nuit en se regardant dans les vitres du Macumba. Quand le ton s'adoucit, on a droit à un magique "One More Try" digne d'un Bobby Caldwell en grande forme ; quel titre... On termine avec une composition monumentale "City Lights". Si vous ne tapez pas du pied à l'écoute de ce titre et vous ne fredonnez pas le refrain, je n'y comprend plus rien. Certainement mon titre préféré du CD qui en contient beaucoup.

On parlait l'autre fois de chef d'oeuvre et bien "SHAKIN' THE GROUND", je le classe aisément dans cette catégorie. C'est un des plus grand album de la Westcoast Music de ces 20 dernières années. D'ailleurs, le label Zink Music ne s'y est pas trompé puisqu'il le propose maintenant en vente sur le site alors que l'opus date de 2008.