mardi 31 mars 2009

Faith Circus "Faith Circus" (2008)


Attention nouvelle bombe Scandinave ! Et pourtant, au vu de la pochette on croirait un bon album de métal symphonique. Peut être qu'à cause de cela , beaucoup de personne sont passés à coté de ce petit bijou. J'espère qu'avec cette chronique, les amateurs de gros rock FM sauront acquérir cette galette sortie chez Kivel.

Le combo est originaire de Norvège et au vu de la photo intérieure, on a pas à faire à des perdreaux de l'année. Les musiciens ont dû bourlinguer pas mal avant de pondre ce premier opus qui à l'instar de Hope sera dans ma playlist de fin d'année. Il faut dire que tout ce que j'aime est présent. Un rock FM calibré, hyper mélodique avec des refrains d'enfer un chanteur Marc Ferrano à la voix proche de Jeff Scott Soto quand celui-ci officie dans les graves, bref un vrai bonheur. Dès les premières notes de "Back On Love" on sait que l'on tient une galette de tout premier ordre. Sans esbrouffe, un rock FM simple mais oh combien efficace. Et puis tout s'enchaine avec le superbe "Can You Feel It" et le non moins superbe "Hold On". Quand le rythme se fait plus calme on a droit aux deux compos que sont "Rain On You" et "Half The Man". Tout est en place de façon millimétrée sans rajouter quoi que ce soit. On nage en plein bonheur mélodique. Les hits s'enchainent sans temps mort avec "Tried And True". On navigue vers un rock bluesy avec un apport de piano épileptique comme sur "Pushing Up Daisies".

Tout comme le Hope sorti chez Escape, ce Faith Circus ne bénéficie pas à mon avis de la lumière qui lui conviendrait. Il faut dire que Kivel est encore un plus petit label que Escape et c'est bien dommage car il sort des produits en tout point remarquable.
Après Bad Habit, Hope, les Nordiques frappent encore un grand coup et prouvent s'il en était qu'en matière de rock mélodique à tendance FM, ils sont pour moi les meilleurs, un peu comme l'étaient les Canadiens dans les années 80.

dimanche 29 mars 2009

Country Club : Dan Seals

L’élégance est sans doute le mot qui caractérise le mieux Dan et sa voix douce. Au début des années 70, sous le nom de England DAN ( ?!) il s’associe à John Ford COLEY pour plusieurs albums Folk Rock dont on retiendra principalement "DOWDY FERRY ROAD". En 80, il s’émancipe et aligne 2 albums à tendance californienne dont le remarquable "HARBINGER" (1982).

"SAN ANTONE" (1984)


Cette fois Dan Seals a pris le virage country qu’il ne quittera plus. Chanteur exceptionnel au timbre délicat, il assure voix principale et background. Le bougre sait s’entourer : David Hungate à la basse, Shane Keister aux claviers. Composé uniquement de ballades, l’album est un peu mou de genou, nul n’est parfait…

"WON’T BE BLUE ANYMORE" (1985)


Dans la lignée du précédent avec d’exquises ballades "Everything That Glitters (Is Not Gold)", "You Plant Your Fields", "City Kind Of Girl", l’album est fait pour avaler des kilomètres d’autoroute (sous les sabots de nos chevaux). Mais Dan a su cette fois accélérer le tempo "Tobacco Road", "Meet Me In Montana" en duo avec Marie Osmond. Un classique au menu "So Easy To Need" avec son refrain entêtant. Larry Byrom, autre inséparable, partage les guitares avec Steve Gibson.

"ON THE FRONT LINE" (1986)


L’album de la maturité. Le morceau titre qui ouvre les festivités est l’archétype de son style : mélodie magique portée par une voix chargée d’émotion avec cet accent particulier qu’il partage avec Mac McAnally, de quoi attendrir une contractuelle en exercice… La beauté dans un écrin de finesse. La suite n’est pas mal non plus "It’s Gonna Be Easy Now" balance agréablement tandis que dans "Guitarman Out Of Control" Dan rocke carrément, accompagnée d’une guitare ravageuse. Quant aux ballades, il tirerait des larmes à votre banquier "You Still Move Me", "While I’m Here". Quelle voix !

"RAGE ON" (1988)


Si la rage n’est pas au rendez-vous, l’album est représentatif du style que s’est forgé Dan Seals "Addicted" et son refrain qui tue. La voix change de registre au fil des titres, du doux au grave "Five Generations Of Rock Country Wilson" en parfaite harmonie avec la délicatesse des compositions. Encore une ballade d’enfer "Twenty-Four Hour Love" » co-écrite avec Mac McAnally. Quand le tempo s’accélère ça chatouille agréablement les neurones "Factory Town" et quand ça flirte avec la Calif "Long Long Island Nights" un délice… A l’image de la pochette, la musique vous donne envie de filer direct aux USA.

"ON ARRIVAL" (1990)


Dan trouve un second souffle où sa voix expressive s’exprime dans plusieurs registres : "Good Times" reprise étonnante de Sam Cooke du meilleur effet, "She Flmew The Coupe" au tempo saccadé, ballade en or "Bordertown", à se recoucher le jour avec sa bien-aimée, avec un Steve Gibson d’une finesse extrême à la guitare acoustique. Une reprise délicieuse "Game Of Love" de Paul Brady.

Attention ! Dan Seals œuvre dans la douceur, il faut pénétrer dans son univers pour l’apprécier pleinement.

Balance "Equilibrium" (2009)


Plus de 20 ans après "IN FOR THE COUNT", la surprise est enfin sur nos platines, le retour de Balance et surtout de ses deux protagonistes essentiels, Bob Kulick et Peppy Castro. Il faut dire que plus un retour, c'est une résurrection car on ne peut pas dire que les deux garcons, très actifs dans les années 80, l'aient été durant les années 90.

On n 'avait plus de nouvelle. Voila qu'ils se remettent ensemble pour sortir chez Frontiers, ce troisième opus de Balance, "EQUILIBRIUM". Il faut savoir que les deux premiers sont véritablement considérés comme des classiques, est ce que 20 ans après cet "EQUILIBRIUM" allait suivre le même chemin ? La réponse est clairement NON ! Et comme vous avez pu le constater, j'insiste lourdement sur la négation. En effet, je dirais pour résumer que les compères auraient du rester en hibernation ce qui aurait permis à tous les fans de garder le souvenir de deux albums extraordinaires. Au lieu de cela, on a sur nos platines cette bouillie infâme. Tout d'abord le son du CD est "pourri" et pourtant Grossi n'était pas dans les parages. On croirait entendre des vieilles démos remises au gout du jour par un type qui doit être plus fort à mixer des fruits pour ce faire un jus, qu'un album. En effet, les compos semblent datées des années 80 et on a rajouté une couche de sons actuels. Cela donne une bouillie inaudible ou on a l'impression d'écouter des titres qui ont étés montés sur différentes strates. Je pose le gratte, devant je rajoute la rythmique, devant la voix et après un petit coté moderne... Une purge pour nos oreilles. Autre point à soulever c'est le chant de Peppy Castro, on peut dire que sa voix ne lui est pas restée fidèle... Je me suis même repassé les anciens CDs pour voir si je n'étais pas sous une substance prohibée. Peppy Castro est méconnaissable, cela fait longtemps que je n'avais pas entendu une aussi piteuse performance vocale. Et pourtant, la gratte de Bob Kulick est toujours bien présente et même certaines compos sont plutôt agréables comme "Twist Of Faith", "Breathe" ou "Who You Gonna Love". Ces titres à l'époque de "BALANCE" ou de "IN FOR THE COUNT" auraient été adulés par les fans mais cela fait pschitt comme un vieux coca qu'on aurait ouvert depuis 3 semaines.

Je sais, j'ai la dent dure mais j'aime beaucoup ce groupe et ma déception est à la hauteur de mon admiration pour des musiciens et un groupe qui était grandiose et qui est devenu pathétique. C'est bien regrettable.

vendredi 27 mars 2009

Jackson Browne "Retrospective" (1993)


Quelques semaines avant la sortie de l’album "I'M ALIVE", Elektra diffuse une compilation de Jackson Browne, uniquement à destination des professionnels de la musique, maisons de disques, radios, disquaires, presse.

En effet, depuis 1989 et l’album "WORLD IN MOTION", Jackson Browne s’est fait relativement discret, et à l’occasion de la sortie d’une nouvel opus studio, Elektra prend bien soin de lui préparer le terrain et de réaclimater le public à son œuvre. Quoi de plus pertinent donc pour redécouvrir la musique de Jackson Browne qu’à travers un tel disque ? Et il faut bien convenir que "RETROSPECTIVE" est plutôt bien fait et bien organisé. En seulement 12 titres, le tour de la question est relativement efficace. De l’insouciance des débuts ("Doctor My Eyes", "Take It Easy") à la plaine maturité ("For A Dancer", "These Days", "Late For The Sky" et ce monument qu’ est "The Pretender") en passant par ses morceaux les plus accrocheurs ("Tender Is The Night", "That Girl Could Sing" ou encore "Running On Empty"), et sans oublier le Jackson Browne plus engagé et grave (la reprise de "I Am A Patriot" de Little Steven, "In The Shape Of A Heart") le tour d’horizon est plutôt bien mené, aucun album n’étant oublié, et on peut également noter la présence du hit "Somebody’s Baby", coécrit avec Danny Kortchmar, l’un des proches collaborateurs depuis des années et tiré de la bande originale du film "Fast Times At Ridgemont High". Bref, une rétrospective habile, simple et légère des neuf premiers disques de Jackson Browne.

Enfin, signalons aussi qu’une seconde version de "RETROSPECTIVE" a été distribuée, comportant 3 titres supplémentaires, "I’m Alive", "My Problem Is You" et "Sky Blue And Black", sans doute les 3 meilleurs morceaux de l’album alors à venir, "I'M ALIVE". Une sorte de mise en bouche, d’apéritif en quelque sorte avant l’arrivée de ce nouveau disque. Mais le public n’y aura pas eu droit, "RETROSPECTIVE" n’ayant jamais été mis en vente sur le marché. Par conséquent, inutile d’essayer de mettre la main dessus, ce disque est tout simplement introuvable, tant dans sa première que dans sa seconde version. Cependant, il paraissait intéressant d’en dire quelques mots et de ne surtout pas le passer sous silence.

Jackson Browne "I'm Alive" (1993)


Dans les années 1970 nous avons découvert Jackson Browne, jeune et talentueux auteur compositeur et interprète de la scène californienne aux côtés notamment de ses amis des Eagles; aux mélodies finement ciselées et aux paroles empreintes de mélancolie, de joie, de maturité et d’espérance.

Au cours des années 1980, Jackson Browne a quelque peu durci le ton et livré une poignée d’albums critiques à l’égard de l’administration de son pays et des différents bouleversements à l’échelle de la planète. On n’avait rarement connu le sympathique Jackson Browne avec sa bonne petite bouille aussi dur, violent, hargneux et engagé dans ses propos que sur les albums "HOLD OUT", "LAWYERS IN LOVE", "LIVES IN THE BALANCE" et "WORLD MOTION", respectivement publiés en 1980, 1983, 1986 et enfin 1989. Car avant d’être un musicien, Jackson Browne est aussi et surtout un citoyen concerné, un patriote comme il le chantait. Et plus important encore, il est en vie ! C’est en tout cas ce qu’il tient à nous faire savoir avec son nouvel album, "I'M ALIVE", paru en 1993, soit 4 années après le précédent. Et on se plaît à redécouvrir un Jackson Browne apaisé, moins tendu et nerveux, et qui semble redécouvrir les plaisirs de la vie et les tourments de la vie sentimentale. Ce disque est entièrement placé sous le signe de la romance et du romantisme. "Miles Away", "Everywhere I Go" et "I’ll Do Anything" traitent de la distance, ou plutôt des distances qui peuvent séparer 2 être et les preuves d’amour que nous sommes capables de faire l’un pour l’autre. Sur la chanson éponyme, "I’m Alive", Jackson Browne semble renaître à la vie, comme si une seconde chance s’offrait à lui après la fin d’une histoire tourmentée (en l’occurrence celle qu’il a connu avec l’actrice Daryl Hannah); tandis que sur le magnifique "My Problem Is You", "Two Of Me, Two Of You" et l’enthousiasmant "All Good Things" il renoue avec les plaisirs mais aussi les espoirs déçus des relations amoureuses, et de la vie en général. Dans une suite de métaphores célestes, les morceaux "Take This Rain", le romantique "Sky Blue And Black" et enfin le glacial et sinistre "Too Many Angels" sont davantage empreints d’une triste mélancolie, de déceptions, de rêves et d’espoirs brisés. "Sky Blue And Black" peut en être un parfait exemple, oscillant entre rires et larmes.

Mais ce qui ressort sans doute le plus de ce "I'M ALIVE", c’est la satisfaction de voir un Jackson Browne presque ressuscité, humainement et émotionnellement, et qui surtout n’a rien perdu de sa vigueur et de ses multiples talents. En ajoutant à tout ceci la présence de quelques invités prestigieux comme Don Henley des Eagles, Mike Campbell (le guitariste des Heartbreakers de Tom Petty), David Crosby ou encore Jennifer Warnes et sa voix de velours, nous obtenons en sommes un bien bel album en définitive.

vendredi 20 mars 2009

Salvador "Aware" (2008)


Cela faisait un bout de temps que je voulais chroniquer un album de ce groupe chrétien, mais il faut faire des choix. Néanmoins avec la sortie de ce "AWARE", leur 5ème album, il était quand même temps de mettre en lumière ce groupe particulier et certainement l'un des plus talentueux au sein du mouvement chrétien.

Le groupe est originaire d'Austin au Texas et est composé presque exclusivement de musiciens d'origine latinos. De fait, cela donne un cachet au groupe et une identité très personnelle. En effet, à l'instar de Chicago, le groupe est composé de 7 membres, les frères Nic et Josh Gonzales, chanteur et guitariste pour le premier et bassiste pour le second, Chris Bevins aux claviers, Ben Cordonero à la batterie, Alex Santoyo aux percussions et Herman Jimenez, Leif Shires, Graig Swift qui assurent la section cuivres du groupe. Pour résumer la musique de Salvador, il s'agit d'un croisement entre Santana et le meilleur de la pop chrétienne. D'un côté des titres hyper rythmés avec moults cuivres comme "Fly Again" ou "What Would It Be Like" et de l'autre des ballades romantiques à la sauce chrétienne comme "Aware" ou bien "Everybody Needs You". Ce dernier titre étant éxecuté en duo avec une autre latino de la musique chrétienne, Jaci Velasquez. Pour faire dans les potins cette dernière étant mariée avec Nic Gonzalez.

Comme souvent avec ce groupe on a droit à un titre exclusivement en Espagnol qui pour le coup n'est pas le plus réussi. Ce "Llevame" et son refrain répétitif est de loin le plus mauvais morceau du CD. Le coté Santana matinée de soul, on le retrouve dans le magique "Undeniable". Le groupe se risque même sur de la pop limite AOR avec "Here I Am" et la encore il s'en sort avec les vivas de la foule...

Pour ceux qui aiment la pop chrétienne et qui ne sont pas contre une touche d'exotisme Latine, je ne saurai trop vous conseiller ce groupe avec cet album et les précédents.

Hurricane

Hurricane

"TAKE WHAT YOU WANT" (1985)
"OVER THE EDGE" (1988)
"SLAVE TO THE THRILL" (1990)


Quand j’ai vu la pochette et le titre du premier Hurricane "TAKE WHAT YOU WANT" je me suis laissé tenter par la dame. Vous remarquerez d’ailleurs au passage qu’il y a une certaine logique dans les illustrations de ces albums : séduction, mariage, gynéco. Sur le quatrième que je n’ai pas écouté, on voit l’orage et la tempête, une vie de couple quoi…

Le groupe se compose au départ de Kelly Hansen (vocaux), Robert Sarzo ( guitare), Tony Cavazo (basse), Jay Schellen (batterie) et quand j’y pense, vu la photo, si à l’époque j’avais été coiffeur à L.A. je me serais fait un maximum de tunes…


"TAKE WHAT YOU WANT" est à l’origine un mini CD 7 titres avec une somptueuse ballade dont seuls les groupes de hard sont capables "It’s Only Heaven", un choc émotionnel dont on ne se relève pas et qui hisse Kelly Hansen au niveau des ténors du genre, ce qu’il confirmera d’ailleurs dans la suite de sa carrière notamment sur le second CD de Unruly Child, avec Jay Schellen, où il aura pourtant la lourde tâche de succéder à Mark Free. Ce mini album est dopé par les guitares agressives de Robert Sarzo qui font mal là où cela fait du bien et soulignent des lignes mélodiques évidentes "Take Me In Your Arms", "Take What You Want", "Hurricane". On baigne dans un hard mélodique à bonne température qui ne donnera pas la migraine à votre dulcinée mais lui mettra les sens en émoi. Un album que l’on applaudit à deux mains faute de mieux.
La réédition en CD se verra augmenter de 3 titres qui consistent en des prises différentes de morceaux qui figurent sur leur second album "OVER THE EDGE". Un peu moins percutant que le précédent, question de concision sans doute, il recèle néanmoins plusieurs titres mémorables magnifiés par la voix intense de Kelly Hansen : "We Are Strong", "Over The Edge", "I’m On You" et une reprise au ralenti du "I’m Eighteen" d’Alice Cooper qui l’apparente à une semi ballade.


"SLAVE TO THE THRILL" qui parait en 1990 offre un changement notable avec le départ définitif de Robert Sarzo. L’arrivée de Doug Aldrich (Futur Bad Moon Rising…) durcit le ton et on se dit que Hurricane a mangé du lion, rien d’étonnant puisque son groupe précédent s’appelait ainsi. La pochette d’origine communément appelée la "Dirty sleeve" a été censurée aux US où la jeune femme a carrément disparu de la photo, au grand dam des fans américains pour qui l’édition originale est devenue un vrai collector. Le nouveau guitariste joue plus heavy que son prédécesseur, des auteurs-compositeurs ont participé à l’écriture des morceaux et la production a été confiée à Michael James Jackson. Le résultat s’avère moins inspiré que "TAKE WHAT YOU WANT" mais plus convainquant que "OVER THE EDGE". On ratisse large en passant du musclé "Reign Of Love" aux mid-tempos "Next To You", "10 000 Years" après un détour par la ballade expressive "Don’t Wanna Dream". Je place au-dessus du lot "Young Man" et "Temptation" qui vous accrochent plus vite qu’un conducteur débutant place de l’Etoile à Paris et qui retrouvent les accents immédiats du premier album.

samedi 14 mars 2009

Tony Stone "For A Lifetime" (1988)


On peut tomber amoureux d’une personne au premier regard et d’un album à la première écoute puis s’en lasser aussi vite. C’est pourquoi je m’émerveille d’éprouver 21 ans plus tard la même passion pour "FOR A LIFETIME" de Tony Stone que lors de sa parution en 1988.

Mais lorsque vous aurez entendu ne serait-ce que "Heartbreak In The Making" et "Perish The Thought" vous partagerez aussitôt mon enthousiasme face à ces mélodies sublimes qui sont interprétées par un chanteur à la voix enchanteresse dont hélas je n’ai jamais plus entendu parler depuis.

L’auteur de ces deux titres vous est familier (ou alors je me suis trompé de site) puisqu’il s’agit de Ned Doheny, un songwriter éminent avec plusieurs albums à son actif, malheureusement presque exclusivement en pressage japonais. "Life After Romance" est également de sa plume, une ballade dans laquelle la voix de Tony Stone fait des prouesses et qui vous rend tout chose. Ned Doheny joue et assure les chœurs sur ces trois morceaux qu’il produit et l’on y remarque également la présence de Alan Pasqua (Giant). "This Is Serious", une reprise de Marilyn Martin, débute l’album avec un groove qui vous contamine plus vite qu’une galipette avec un(e) inconnu(e). L’album est plutôt Westcoast ; "Instant Love", "For A Lifetime" et leurs voix suaves, avec des tendances funk, soul et jazz, "Love Don’t Come No Stronger (Than Yours And Mine)" et "Can’t Say Bye". Tony Stone possède une voix électrisante dont il joue dans un registre soft mais chaloupé, "Why Does Living (Become A Crime)", "My Good Friend James". Il signe 3 titres le bluesy "Something About Your Son" avec accompagnement à l’orgue Hammond, la ballade Jazzy "Fooling ‘Round & Having Fun" et le funky "Leaving On A Night Train".

Un album à la fois apaisant et swinguant que l’on peut trouver à des prix compétitifs sur Internet. Merci qui ?

Hope "All Of My Days" (2009)


Je vois déjà les commentaires du genre, "Pu... il est super le dernier Bryan Adams, depuis le temps qu'il nous faisait de la guimauve, cela fait du bien de réentendre le grand Bryan" ou alors "Pu..., t'as écouté le dernier Stage Dolls, cela faisait longtemps qu'il n'avait rien sorti mais ce "ALL OF MY DAYS" il est bien dans la lignée de l'excellent "GET A LIFE"". Mais ceci n'arrivera pas, car personne n'a parlé de cet album et en plus ce n'est pas Stage Dolls ni Bryan Adams qui l'ont sortis mais un groupe Suédois inconnu, baptisé Hope.

Ce n'est ni Bryan Adams ni Stage Dolls mais cela y ressemble fortement. Et c'est là que je pousse un gros coup de gueule envers Escape qui tient un groupe et un album de très haute volée sans faire de pub ! C'est d'ailleurs à mon avis leur gros défaut car ils sortent régulièrement de très bons opus mais à la différence de Frontiers ils ne mettent pas en valeur les produits. Peut être une question de moyens ? Sans doute.

Autre coup de gueule envers tous ceux qui écoutent de l'AOR et du rock mélodique qui semblent être passés à coté de ce petit bijoux. Espérons qu'avec cette chronique, ce "ALL OF MY DAYS" atterrira dans pas mal de foyer. Hope est composé de 3 membres, Henrik Thomsen le chanteur, bassiste et guitariste, Imre Daun le batteur et Mats Johansson à la guitare. Henrik Thomsen étant le compositeur presque exclusif. Peu d'infos concernant nos trois lascars qui ont dû écumer les studios en Suède car ils n'ont plus 20 ans. Ce qui frappe dans un premier temps c'est la voix de Henrik Thomsen qui ressemble fortement a celle de Bryan Adams avec ce petit coté éraillé. Deuxième constat c'est qu'au niveau des compositions, cela ressemble aussi fortement au Canadien et à fortiori au dernier Stage Dolls. Mais attention, du grand Bryan Adams pas le marchand de sable qui sévissait sur ses derniers albums. Que ce soit au niveau des ballades ou au niveau des titres rock, on retrouve la classe, la mélodie, la guitare enchanteresse d'un faux Keith Scott. Tout au long des 11 morceaux on est happé par un rock FM qu'on avait plus entendu depuis le "GET A LIFE " de Stage Dolls. Tout est ciselé, millimétré à la note près. Sans esbrouffe, simplement Hope nous fait redécouvrir ce qu'est la bonne musique. En tout cas, pour moi celle que j'aime profondément.

Mon premier vrai grand coup de coeur de ce début d'année. En attendant le prochain Stage Dolls, vous pouvez vous jeter tête baissée sur ce "ALL OF MY DAYS" afin qu'il trône en haut de vos playlist de fin d'année.

lundi 9 mars 2009

Jack Wagner "Lightning Up The Night" (1985)


Les antécédents de certains chanteurs suscitent la méfiance, c’est le cas de David Cassidy dont l’album "DIDN’T USED TO BE…" méritera un jour une chronique, mais c’est également celui de Jack Wagner, un habitué lui aussi des studios de télévision Hollywoodiens pour lesquels il a tourné dans les séries "General Hospital", "Santa Barbara" ou encore "Melrose Place".

Il incarne toujours Frisco Jones dans GH quand il publie en 84 l’album "ALL I NEED" dont seront extraits deux simples, le titre éponyme et "Lady Of My Heart", puis il récidive en 1985 avec "LIGHTING UP THE NIGHT" dans lequel il fait ses premiers pas de co-auteur avec deux titres "Keep Holdin’ On" et "Let’s Start All Over" qui ouvre chacun avec bonheur une face du vinyle d’époque. Deux morceaux tout à fait remarquables, que je n’arrive d’ailleurs pas à m’enlever de la tête depuis que je les ai réécoutés, rythmés et mélodiquement imparables grâce à des refrains qui s’envolent dans les sphères, Jack Wagner ayant la faculté d’aller chercher les notes hautes avec une facilité confondante. Ce n’est pourtant pas mon registre favori mais en l’occurrence il est parfaitement adapté aux compositions proposées parmi lesquelles je vous défie de trouver un seul titre faible. Un vrai concentré de bonheur à l’image de "Just Tell Her", "With You Eyes" ou de "Too Young", ce dernier dû à la plume de David Foster, Jay Graydon et Steve Kipner, des titres plus enivrants qu’un Bordeaux millésimé. Un album qui s’appuie sur des synthés tendance High-Tech et des guitares efficaces au son toujours mélodieux, on est pas dans le riff mais dans le travail d’orfèvrerie.

Jack retrouve ses complices du premier opus Clif Magness et Glen Ballard qui lui offrent trois morceaux dont le très Rock "If She Loves Like She Looks" avec section de cuivres et "Love Can Take Us All The Way" un duo sentimental avec Valerie Carter. Catégorie ballade à emballer la crémière "I’ll Be There" et "I Never Said Goodbye", j’ai testé, efficacité garantie. Quant aux musiciens, outre ceux cités comme compositeurs, quelques noms pour vous allécher : l’infatigable Michael Landau, le géant Dann Huff aux guitares et Jaï Winding aux claviers.

Un aubaine que cette réédition car n’oubliez pas que pouvoir citer Wagner parmi ses classiques favoris fait toujours bonne impression au cours d’une conversation …

CCCP "Let's Spend The Night Together" (1986)


De temps en temps, on tombe sur des groupes ou des albums dont on ne savait rien. On écoute sans en savoir plus et on trouve cela très bon. On décide donc d'acquérir l'objet et on découvre une sorte d'ovni.

Ce "LET'S SPEND THE NIGHT" date de 1986 et le chanteur de ce projet est John Payne qui intégrera Asia quelques années plus tard. On peut d'ailleurs lire ce qu'il dit du projet à l'intérieur du livret pour connaitre la genèse du groupe. En substance, il raconte qu'il a rencontré à Londres un type, Casino Steel, qui était clavier d'un groupe punk Britanique. En plus d'être clavier, Casino était aussi Norvégien. Casino Steel proposa à John Payne pour rejoindre Oslo et faire partie de CCCP. Autre surprise ! le groupe avait deux chanteuses, Carlene Carter et Claudia Scott. Carlene Carter est une égerie de la musique Country US et Claudia Scott la même mais du coté Norvégien.

Bref, un projet pour le moins hétéroclite réunissant 1 punk, 1 type plus axé sur le progressif et deux chanteuses country. Une fois que l'on sait cela, on s'étonne encore un peu plus du type de musique que ce "LET'S SPEND THE NIGHT" propose. Pas de punk, pas de country et encore moins de prog. Mais un maximum de reprises de grands standards tout cela exécuté à la sauce AOR des années 80. Je ne suis pas fan des albums de reprise d'habitude mais la je dois dire que je prends un pied total en écoutant la version de "One Of These Nights" à la sauce AOR. Ce morceau des Eagles déja excellent ne perd en rien de sa saveur. On redécouvre aussi avec délice certainement la plus belle chanson de Davie Bowie, "All The Young Dudes". Que dire aussi de la cover du Spencer Davis Group, "Keep On Running" et de celle des Stones qui donne son nom à l'album. On remarque également de vrais musiciens derrière qui dépotent un max et en relisant les propos de Bill Payne sur le livret et en regardant le nom des musiciens sur l'album, on se rend compte que ce sont les types de Stage Dolls baptisés The Tequila Band.

CCCP est vraiment un projet et un album à part mais si on enleve toutes ces considérations de line up un peu alambiqué, on detient avec ce "LET'S SPEND THE NIGHT" un très très bon album d'AOR. Vraiment à posséder !

vendredi 6 mars 2009

Rick Springfield "Venus In Overdrive" (2008)


En juillet 2008, le chanteur australien Rick Springfield nous revient avec son nouvel effort, cherchant sûrement à effacer ses récentes sorties, assez pâles, eu égard à son aura sur la scène mélodique.

Ce "VENUS IN OVERDRIVE" annoncé çà et là comme un retour aux sources dans une mouvance plus rock et plus digne de ce compositeur talentueux, va ainsi se révéler une vraie fontaine de jouvence. Les bruits qui ont couru avant sa sortie sont ainsi complètement justifiés : c’est un vrai album de rock FM qui va peut-être donner un coup de pouce à la carrière déjà riche de Rick Springfield. Les 13 titres (écrits et produits par Rick Springfield et son ami Matt Bissonette) qui jalonnent cet album sont variés allant du vrai rock FM comme le titre d’ouverture "What’s Victoria Secret?", très rythmé, rock jusqu’au bout des ongles, un excellent titre, ou "I’ll Miss That Someday" ou "Time Stand Still", qui donnent au passage un regain rock tel qu’il existait dans les premiers albums du chanteur. Des ballades mélodiques somptueuses comme "One Passenger" ou "Oblivious", magnifique avec ses guitares et ses chœurs suaves et délicieux voire "Saint Sahara", varient le plaisir de l'écoute car Rick Springfield apporte toujours autant d'émotion et de finesse même si parfois il lui arrive d'être plus dur notamment avec "Venus In Overdrive" mais d'autres titres comme "She" ou "3 Warning Shots" (ce dernier en hommage à John Lennon) le rapprochent des sonorités des Beatles, ce qui est très flatteur.

On a affaire à un album riche, varié, où la voix toujours parfaite de l'australien a cette couleur, cette émotion bien présente et vous pourrez vous abreuver sans répit à cette source rock FM que lui seul peut produire. Le dernier titre "Who Killed Rock n' Roll" qui est un bonus termine l'album de façon encore plus éclatante et plus percutante encore : dans la pure tradition du rock !!!

Ce retour en force est donc une véritable réussite avec des titres incisifs, une production signée très au-dessus de la moyenne. Une vraie délectation concoctée par un des maîtres du rock FM !!!

jeudi 5 mars 2009

Eric Martin "I'm Only Fooling Myself"


En 1987 est sorti le 2ème album solo d’Eric Martin, le futur chanteur de Mr Big avait à l’époque entamé une carrière par ce "I’M ONLY FOOLING MYSELF", une perle de rock FM, sillonné de titres très classieux.

Figurent sur cet album se superbes sonorités avec saxophone, claviers somptueux, notamment avec le sublime "I Can’t Relax", petit bijou de rock FM ciselé. Tout l’album baigne dans une ambiance mélodique absolument remarquable, rehaussée par la voix rock façon crooner du sieur Martin. Ce n’est pas un album très difficile à écouter, c’est simplement une pure merveille de mélodies, enchaînées les unes aux autres et si la ligne directrice reste très rock FM voire Westcoast avec chœurs féminins à la pelle, cela ne nuit pas à une écoute au coin du feu, bien au contraire ! On passe des moments délicieux avec ces 10 titres très purs et très abordables : le très californien "I’m Only Fooling Myself" étant à rajouter dans la liste des titres FM éternels comme le superbe "Crazy World Like This", empli de chœurs royaux, rythmés par des claviers magnifiques, un véritable feu d’artifice FM, un titre génial en somme ! Entourés de musiciens de classe, Michael Baird et Vinnie Colaiuta aux fûts, Arthur Barrow et Mark Chole aux claviers, Richie Zito, Tim Pierce et Michael Landau aux guitares, Danny Hull au saxophone, pour ne citer que les principaux avec la production énorme de Richie Zito, Eric Martin apporte sa pierre personnelle à cette musique chaude, certes très conventionnelle mais ô combien rafraichissante.

Une très bonne idée de la part de Rock Candy Records de sortir pour la 1ère fois en cd ce joyau, généreux en titres dans la mouvance FM des 80’s. Le livret explicatif est de plus très riche en informations sur le chanteur américain. A ne pas rater pour les inconditionnels de ce rock FM chatoyant. A ranger aux côtés des albums de Glen Burtnick, Preview, Diving For Pearls et autre Paul Sabu de l’époque bien sûr ! Un disque incontournable !!!

mercredi 4 mars 2009

Glen Burtnick "Talking In Code" (1986)


Certains disent en privé que "Si à 50 ans on n'a pas "TALKING IN CODE" de Glen Burtnick, on a raté sa vie".

Merci à NL Distribution qui nous permet, quel que soit notre âge, de relever fièrement la tête sans avoir à dilapider nos économies. Plaisanterie mise à part, votre collection serait de toute évidence incomplète sans cet album représentatif d’un AOR typique des années 80.
Le genre de bombe à retardement, si vous voyez ce que je veux dire, car si l’album n’a connu qu’un succès d’estime à l’époque on se demande encore pourquoi. Les mélodies sont de haut niveau, les arrangements sont riches en couleurs et la production signée Richard Landis soignée comme à l’habitude. Trop souvent, je déplore que des compositions ne reposent que sur les refrains mais ici les couplets sont tout autant attractifs. "Little Red House", "Talking In Code", "Crank It Up", "Hole In My Pocket" ont de quoi captiver l’auditeur. Des choeurs à profusion "Brave Heart", "Hold Back The Night" et dans la catégorie ballade incontournable la délicieuse "Hear On The Line". Glen Burtnick partage les crédits avec Reed Nielsen (Van Stephenson, Eddie Rabbitt...) et le moins que l’on puisse dire c’est que nos gaillards étaient en verve. Quant aux musiciens rien moins que Dann Huff (Giant) et Bobby Messano (rappelez-vous "ENDLESSLY" de Joe Lynn Turner) aux guitares, Alan Pasqua (Giant) aux claviers et d’autres pointures telles que Neil Stubenhaus (basse) ou encore Steve Smith (drums).

Glen Burtnick publiera l’année suivante "HEROES AND ZEROES" en compagnie cette fois de Neal Schon (Journey) dont un extrait "Follow Me" entrera dans les charts. Il rejoindra Styx au début des années 90 en remplacement de Tommy Shaw, continuera la publication d’albums en solo, puis quittera définitivement le groupe en 2004. (Philippe Clin)

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Une nouvelle réédition, fameuse celle-là, nous vient d'A&M Records, avec le très rock FM album de Glen Burtnick, introuvable jusqu'alors : "TALKING IN CODE".

Sorti en 1986, en pleine période FM, c'est le 1er album du sieur Burtnick qui aura une carrière plus qu'éloquente ensuite. Il fut membre de Styx et a contribué au fameux album "EDGE OF THE CENTURY". Les sonorités très rock FM de l'album se font sentir dès le début avec "Crank It Up" et le magnifique "Talking In Code", aux claviers somptueux, tenus notamment par Alan Pasqua (Giant), n'oublions pas les autres musiciens qui œuvrent sur cette galette : Dann Huff (Giant) et Bobby Messano aux guitares, Neil Stubenhaus à la basse et David Prater aux fûts pour ne citer que les principaux. Tout l'album a le parfum des 80's, la clarté des compositions fait mouche, les refrains doucereux se succèdent les uns aux autres et en 10 titres rapides, splendides de musicalité, où la voix de Glen Burtnick enchante à chaque note, cet album longtemps recherché va pouvoir entamer une seconde carrière. Certes il n'y a pas de titres puissants ou très hard rock, c'est plutôt un ensemble calme, aux touches sacrément orientées vers la Westcoast parfois avec notamment "Perfect World", "Hole In My Pocket" ou "Brave Hearts" avec saxophone et chœurs féminins. Mais la qualité des compositions remportent l'adhésion avec d'autres titres plus percutants comme "Hold Back The Night", monument de mélodies et d'ambiance FM. A part un ou 2 titres moyens ("Talk That Talk" notamment), c'est un album qui contribue à la magnificence du rock FM qui peut sembler avoir mal vieilli, mais il n'en est rien, l'écoute de ce petit bijou ravira de nombreux fans du genre par la finesse des compositions et la voix très craquante du sieur Burtnick.

Un dernier mot sur la production très ciselée de Richard Landis qui s'est notamment occupé de Stone Fury pour l'album "LET THEM TALK" avec les mêmes musiciens et la même année : cela explique tout ! Un excellent choix de réédition par conséquent !!! (Franck Leber)

dimanche 1 mars 2009

Haywire


"HAYWIRE" (1984)
"BAD BAD BOY" (1986)
"DON’T JUST STAND THERE" (1987)
"NUTHOUSE" (1990)
"GET OFF" (1992)
"WIRED-BEST OF" (1993)

Groupe originaire du Canada, formé en 1982, Haywire tourne intensément sur la côte Est avant d’enregistrer en 1984 avec ses propres deniers un EP qui sera distribué à 5000 exemplaires dont aucun pour moi, allez savoir pourquoi. Il faudra attendre 1986 pour voir la parution chez Attic de leur premier album "BAD BAD BOY", dont seront extraits trois simples "Bad Bad Boy", "Standin’ In Line", "Shot In The Dark", et qui sans être fantastique démontre une grande vitalité, une volonté d’accrocher l’auditeur et déjà une sacrée performance du chanteur Paul MacAusland capable d’être aussi convainquant dans le rock mélodique que dans la ballade canapé.


Mais le propos central de cette rétrospective se nomme "DON’T JUST STAND THERE" et l’on peut dire à l’écoute de cette perle qu’en un an notre quintette canadien a progressé à pas de géant. Les claviers sont beaucoup plus présents sans pour autant reléguer les guitares à l’arrière plan, mais ce sont surtout les mélodies qui se distinguent et déclenchent un véritable engouement "One Heart Affair", "Man Enough", "Hard Reaction" et toutes les autres d’ailleurs dont un "Dance Desire" particulièrement tonifiant.


J’attendais donc avec impatience le nouvel opus qui mit trois ans pour atterrir dans les bacs. Mais "NUTHOUSE" opère une mue si radicale en adoptant un ton beaucoup plus heavy qu’il désorientera la plupart des fans du précédent. C’est d’autant plus dommage à l’écoute du dernier titre de l’album "Taken The Pain" une ballade d’anthologie à la mélodie sublime chantée avec beaucoup de feeling. On rêve de ce qu’aurait pu être ce troisième effort si le groupe avait persévéré dans la ligne mélodique évoquée plus haut. Dans le registre adopté j’aime bien "Wild Wild" avec son refrain repris en chœurs mais le reste manque trop d’originalité et s’avère d’une écoute fatigante.


Le groupe retournera en studio une ultime fois pour accoucher en 1992 d’un "GET OFF" encore plus déroutant car sans direction musicale précise où l’excellent "Buzz", "Wanna Be The One" qui sortiront en simple côtoiera l’indigeste avec quelques instrumentaux pour colmater les brèches.


En résumé, je vous conseillerai (H)ardemment l’achat de "DON’T JUST STAND THERE" et éventuellement celui du "WIRED-BEST OF" paru en 1993 qui regroupe les meilleurs titres des albums suivants.