lundi 29 juin 2009

David Martin "Stronger Than The Weight" (1985)


Avec ma copine on se partage les tâches, quand j’épluche les livrets des CD elle se charge des légumes. C’est comme ça que j’ai découvert l’existence de David Martin en parcourant celui d’ "OVER THE LINE" de Greg Guidry. David Martin co-signait 4 titres parmi lesquels "Goin' Down" et "Show Me Your Love".

En furetant sur Internet, j’ai pris connaissance de son album que je me suis aussitôt procuré et qui est désormais en bonne place dans ma discothèque. Je vous conseille d’écouter en priorité "Lookin’ For The Night" qui est très proche des compositions qui figurent sur "OVER THE LINE", un morceau à la mélodie magique avec sur le refrain les chœurs immédiatement reconnaissables de Greg Guidry. Ensuite, vous pourrez revenir sur la première plage les papilles gustatives en éveil. David Martin possède une voix agréable bien qu’assez neutre mais les mélodies et les arrangements estampillés Westcoast sont au rendez-vous, synthé, chœurs et guitares en contre-point. Des mélodies qui vous ensorcèlent un peu comme votre nouvelle collègue de bureau "Than The Weight", avec un chorus de sax signé Sam Levine, "Let The Wind Blows", "Take It To Heart". Des ballades à apaiser un premier ministre en plein remaniement ministériel "How Can I Replay" ou de l’entraînant avec broderie de guitares "The Carpenter".

Un dernier mot sur les mecs à côté que le Professor Shark du magazine Muziq appelle plus élégamment les héros de studio : Jon Goin (guitare), Sam Levine (saxophone), Phil Naish qui co-signe 2 titres (claviers), Mike Brignardello (basse), Farrell Morris et Dennis Holt (batterie), Greg Guidry et Denny Henson (harmonies vocales). Réédition CD parue en 1994.

James Christian "Rude Awakening" (1994)


En 1994, alors que House Of Lords est en sommeil depuis la sortie de "DEMONS DOWN" deux ans auparavant, paraît le premier album solo de James Christian baptisé Réveil brutal. Un titre pas vraiment représentatif car hormis "Don’t Start Me Up" et "Cold Day In Hell" qui dépotent et les modérément rythmés "The Warden" et "Best Girls", le reste se situe plutôt dans la catégorie mid-tempos et ballades.

Ce qui frappe en premier lieu, c’est que James Christian n’est pas seulement un chanteur d’exception mais aussi un compositeur et un musicien complet qui pratique claviers, basse et batterie avec brio. Pour les compositions de cet album, James s’est associé essentiellement à Mark Baker (Signal) mais aussi à Bruce Gowdy (Unruly Child), Freddy Curci / Steve Demarchi (Alias), Mike Slamer et Robert Tepper. Quant aux musiciens, on retrouve notamment Lanny Cordola (Hol) et Dany Jacobs (Signal) aux guitares. Du grand monde en somme mais n’oublions pas que James est un ancien seigneur qui côtoie une partie de la noblesse du genre. Pour en revenir au style de l’album nous sommes donc dans du Hard mélodique sans gonflette propre à mettre en valeur la voix du leader "Pleasure And Pain", "Labour Of Love". Sur la grande majorité des morceaux l’intro est à la guitare acoustique avec une montée en puissance et l’arrivée des guitares électriques "Brighter Day", "Mother Night". "Where Does Love Go When It’s Gone" est un ballade aux accents soul rehaussés par la présence de Diana De Witt et Jean McClain dans les chœurs. On termine avec une ballade aux envolées lyriques "Love Should’ve Brought You Home" sur laquelle James Christian est au piano. La bonne nouvelle est la réédition de l’album chez Frontiers en 1999 avec 5 inédits et un medley acoustique en Live, seul manque à l’appel "Best Girl" qui figurait sur l’original.

Une parenthèse pour finir, j’ai un pote qui définit l’histoire du Hard mélodique en deux périodes : avant JC et après…

Various Artists "California Groove" (2009)


Il est toujours compliqué de chroniquer une compilation et à fortiori, une qui contient 4 CDs. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir de voir sortir ce genre de petit coffret qui rend hommage à un genre trop sous-estimé en France, j'ai nommé la musique Californienne ou Westcoast Music. Merci donc à Rhino et au magazine Muziq de nous proposer ce magnifique objet qui devrait trôner fièrement sur le haut de vos étagères. 75 titres en 4 CDs où l'on retrouve tous les genres de la musique Californienne.

D'abord les pionniers plutôt axé sur le Folk ou la Country comme America, Bread, Seals And Croft ou bien Poco.

De l'autre, les cadors du genre labellisés années 80 comme Michael Ruff, The Doobie Brothers, Christopher Cross, Kenny Loggins ou Bill Champlin.

L'aspect féminin est lui aussi bien représenté avec Nicolette Larson, Carly Simon, Wendy Waldman, Rickie Lee Jones et autre Linda Ronstadt.

Le côté jazzy representé par Larsen Feiten Band, Lee Ritenour, Larry Carlton ou Jar.

La musique black avec les excellents Leon Ware, George Benson, Al Jarreau et Chaka Khan.

Et enfin un aspect plus AOR avec les titres de Peter Cetera, Michael Sembello, Toto, Chicago et Maxus.

Bref, un panel très hétéroclite avec un choix de chanson qui pour certaines sont bien choisies mais qui pour d'autres on peut rester sur notre faim quand on connait la carrière du groupe ou du chanteur en question. Je pense notament aux compositions proposées pour Gino Vannelli, Marc Jordan, Jay Graydon et même Bill Champlin. De bons titres c'est certain mais certainement pas les meilleurs. On s'étonne aussi que bons nombres manquent à l'appel comme Steely Dan, Jackson Browne, Karla Bonoff, Bobby Caldwell, Brenda Russell, Eagles... j'en passe et des moins bons... Toute la scène Scandinave est elle aussi aux abonnés absents.

Mais bon ses critiques sont toutes obligatoires sur un tel projet qui se veut une sélection et est loin d'être exhaustif. Il fera par contre, j'espère découvrir pour beaucoup, la grande qualité de cette Westcoast Music et pour les aficionados redécouvrir certaines pépites oubliées. De plus, au vu du prix de ce "CALIFORNIA GROOVE", il ne faut franchement pas hésité et donc aller chez Gibert, Cultura ou au Virgin acheter ce superbe coffret.

Jérôme "Jerome" (2009)


Je suis toujours à l'affût en ce qui concerne les dernieres sorties Westcoast... Quand je vis cet album de Jerome sur plusieurs sites Westcoast, je décidais d'y prêter une oreille attentive.

Jerome s'appelle Jérôme Nigou et il est Francais et plus particulierement Toulousain. Ce garcon fait de la Westcoast et, de plus, chante en Francais ce qui est extrêmement rare. Les albums estampillés Westcoast en langue Francaise sont, en effet, très très rares. Il y en a certes comme ceux de David Koven, les solos d' Emile Wandelmer (ex-Gold) et certains Michel Berger. Je rajouterais à cela "MOJAVE"de Véronique Rivière et "L'AGE D'OR" de Martin Rappeneau. Cela fait peu !

Je décidais donc de contacter directement Jerome via son Myspace pour me procurer son album. Pour 12 euros, je recus l'objet assez rapidement et découvris les 7 titres qui composent cet album éponyme.

Premiere impression c'est la qualité de la voix du bonhomme qui se permet de reprendre "Out Of Love" de Toto en piano voix et arrive à faire oublier Jean Michel Byron. Car même si ce dernier ne fut que le chanteur de Toto sur 3 titres de la compilation "PAST TO PRESENT", il n'en demeure pas moins que sur cette superbe ballade il faisait preuve d'un talent vocal indéniable. La performance de Jerome sur cette reprise est hallucinante. Autre point à souligner c'est la qualité de la production et le talent des musiciens. Que ce soit Stéphane Vaillant à la guitare, Marc Davidivitis à la basse ou Francois Latry aux claviers, ces trois gars savent ce que groover veut dire. Sans esbrouffe, ils posent leurs accords comme des vrais requins de studios Americains. Le chant en Francais n'est pas un handicap car les paroles ne sont pas "nunuches". Le seul bémol vient peut être du fait qu'il manque un hit sur les 7 titres. Alors certes certaines compos se détachent quand même comme "Rêverie" très Kovenienne ou bien "Ils Me Disent". Le reste est ausi très bon et se fond parfaitement dans le moule du CD.

Pour résumer la musique de Jérôme, je dirais une Westcoast remplie de groove assez soft dans l'ensemble. Avec plus de moyens on pourrait rajouter des cuivres qui rehausseraient les compos. Mais pour un album autoproduit et fait avec peu de moyens, le résultat est déja plus que convainquant. Parce qu'il est Francais entre autre et par ce que vous aimez la Westcoast de qualité, vous devez vous procurer cet essai.

vendredi 26 juin 2009

House Of Lords




"HOUSE OF LORDS" (1988)
"SAHARA" (1990)
"DEMONS DOWN" (1992)

Suite de l’histoire… En créant son propre label, Gene Simmons qui le connaît depuis l’époque d’Angel va redonner à Gregg Giuffria le goût d’être à nouveau sur le devant de la scène. Gregg rappelle Lanny Cordola présent sur le second Giuffria, Chuck Wright présent sur le premier et recrute le batteur Ken Mary (ex-Alice Cooper) et le chanteur James Christian. Sur l’idée du bassiste de Kiss, cette belle assemblée se baptise avec simplicité (!) House Of Lords.

L’album éponyme qui paraît en 1988 démarre avec le majestueux "Pleasure Palace", un morceau épique de 6’21, enveloppé dans les synthés du Maître avant que ne survienne la frappe de Ken Mary suivie de près par les guitares de Lanny Cordola et la voix punchy de James Christian qui s’avère le digne successeur de David Glen Eisley, le co-auteur de ce titre. De l’opulent avec couplets à l’arrachée, refrain scandé et un superbe pont avant un solo mémorable de Lanny qui passe ensuite la main à Gregg avant le retour au refrain final. "I Wanna Be Loved" qui suit est une sorte de Rock bluesy avec les guitares en avant et dans lequel le timbre de voix de James Christian rappelle celui de David Coverdale (Whitesnake). Le dosage claviers/guitares est digne d’un alchimiste "Edge Of Your Life", les refrains sont percutants "Heart Of The World" et le groupe n’hésite pas à s’engager dans des titres très rythmés "Lookin’ For Strange", "Slip Of The Tongue". HOL nous offre une reprise de Stan Bush (and Barrage) "Love Don’t Lie" qui rivalise sans difficulté avec l’originale. La semi-ballade "Jealous Heart" avec une intro acoustique qui précède l’arrivée conjointe des claviers et des guitares électriques vient conclure brillamment un album ambitieux qui fait aujourd’hui office de classique du genre.

"SAHARA" paraît deux ans plus tard, sans Lanny Cordola qui est remplacé par Michael Guy (et Doug Aldrich en invité bien que selon certains c’est lui qui jouerait sur tout le disque). Belle pochette pour un album plus musclé que le précédent, moins symphonique et plus Rock, avec les guitares mixées sur le devant "Shoot". A l’instar du CD précédent, HOL nous offre une reprise, celle du "Can’t Find My Way Home" de Blind Faith signé Stevie Winwood, une version superbe avec un James Christian vibrant d’intensité, qui démarre à l’acoustique avant d’enchaîner sur l’électrique après un break de batterie. Tant pis pour les puristes, mais j’avoue préférer cette version à l’originale. On poursuit avec l’agressif "Heart On The Line" signé Rick Nielsen (Cheap Trick) dans lequel le chanteur a des intonations à la Dave Mustaine (Megadeth), idéal pour faire tomber les pellicules. On garde le rythme avec "Laydown Staydown" avant de passer au titre qui donne son nom à l’album. Un morceau grandiose et orientalisant à la Led Zep avec frappe appuyée de Ken Mary, claviers en masse et guitares serpentesques, un must tout simplement. "It Ain’t Love" met de nouveau en valeur la voix de James Christian décidément fabuleux mais on peut en dire autant des guitaristes. "Remember My Name" est une semi-ballade, une composition extérieure au groupe, baignée par des claviers et traversée d’éclairs de guitares. Les deux derniers titres sont dans la veine brûlots incendiaires avec des Riffs de guitares bien tranchants "American Babylon", "Kiss Of Fire". Un album avec un Gregg Giuffria plus en retrait mais aussi un groupe plus homogène.

Si "SAHARA" manquait singulièrement de claviers, cette fois il n’en est rien et avec "DEMONS DOWN", en 1992, nos seigneurs retrouve toute leur majesté dés le titre d’ouverture "O Father" qui offre une merveilleuse complémentarité de tous les instruments, grandiose et addictif. Gregg Giuffria renoue avec les fastes du premier album grâce à des morceaux de bravoure tels que "Talking 'bout Love" ou "Demons Down" où la grandiloquence n’est jamais synonyme de prétention. Michael Guy, Chuck Wright et Ken Mary ont quitté la maison et sont remplacés par trois nouveaux Lords : Tommy Aldridge à la batterie, Sean McNabb à la basse et Chick (c’est chic) aux guitares. Richesse des mélodies, ampleur des arrangements, ce troisième effort, et le meilleur à mon avis, réalise l’alliance parfaite claviers/guitares "Spirit Of Love". Pas de reprise cette fois mais des signatures extérieures et pas des moindres Mark Spiro et Alan Pasqua (Giant) sur "Inside You", un slow qui vous noue les tripes dès l’intro, portée par la voix (Royale !) de James Christian. Présents sans être envahissants "What’s Forever For", les claviers de Gregg Giuffria ponctuent d’interventions lumineuses même les morceaux les plus rentre-dedans "Down, Down, Down". Quant à la guitare de Chick, "Metallic Blue", elle n’a rien à envier à celles de ses prédécesseurs. Que le ton monte "Johnny’s Got A Mind Of His Own", "Can’t Fight Love" ou qu’il se fasse bluesy, "Demons Down", c’est toujours avec cette classe innée qui est la marque des vrais seigneurs. Une musique tout simplement impériale !





Silent Majority "Power" (1994)


Retrospect Records est un label qui a une importance vitale pour la musique que nous aimons. Même si leur spécialité est du côté du Hard US, il n'en demeure pas moins que de temps en temps ils arrivent à sortir quelques pépites inconnues au bataillon. Silent Majority est une de celle-ci.

La pochette est d'une laideur sans nom, le nom des musiciens du groupe, même avec le livret, on ne sait pas qui c'est. On ne sait pas non plus de quelle nationalité ils sont même si cela sonne très Américain ou Canadien. Autre hiatus, c'est l'année de sortie de ce "POWER", 1994 me parait tardif par rapport à la musique proposée qui fleure bon le milieu des années 80. Par contre, en ce qui concerne la qualité il ne faut pas s'y tromper, cet album est un monument à ranger entre "WELCOME TO THE REAL WORLD" de Mister Mister et de "THE SEVENTH ONE" de Toto. D'ailleurs, si l'on veut résumer la musique du groupe c'est vers ces deux combos qu'on va regarder. Un titre comme "Power" et ses cuivres nous rappelle facilement un "Pamela". "Imagination" ressemble au morceau "Kyrie" avec sa ligne de basse de très haut niveau. On pense toujours au groupe de Richard Page sur "Another Shade Of Grey" et ces arrangements typique d'un AOR hitek de grande classe. Même la Westcoast un peu plus traditionnelle est présente sur le très bon "Greek To Me". On pense aussi aux premiers Michael W. Smith sur "Made In Japan" grâce aux arrangement remplis de synthés qui sentent bons les années 80. Je ne peux pas vous citer le chanteur mais sachez qu'il est exceptionnel tout comme les musiciens qui groovent comme des damnés. La preuve avec certainement le monument de l'album "Falling From Grace". Quel put...de morceau que celui ci. La mélodie, le niveau des musiciens, les arrangements, la production tout est au summum. Un incontournable..

"SILENT MAJORITY" est vraiment un OVNI musical et dans le genre un chef d'oeuvre absolu, ni plus ni moins. Je m'étonne d'ailleurs qu'aucun site spécialisé Westcoast ne parle de ce CD qui est ressorti il y a peu. Quand on tient un album de cette trempe, il ne faut vraiment pas passer à côté. En effet, cela serait de la faute professionnelle...

vendredi 19 juin 2009

Robbie Dupree



"CARRIED AWAY" (1989)
"WALKING ON WATER" (1993)

Ses deux premiers albums "ROBBIE DUPREE" (1980) et "STREET CORNER HEROES" (1981) font partie des intouchables dont les titres s’écoutent inlassablement comme on s’enlace sans s’en lasser (sauf qu’en amour l’inverse est aussi vrai : on s’en lasse sans s’enlacer). Bon trêve de réflexions à deux balles, entrons dans le vif du sujet comme dit mon copain Cynmi quand il est en galante compagnie.

"CARRIED AWAY" paraît 8 ans après ces deux standards et, apanage des plus grands, Robbie nous revient inchangé avec des mélodies tout en délicatesse et des vocaux irrésistibles "This Is Life" mid-tempo soulful co-signé par Bill LaBounty, "Talk To You", "Tears" typiques de son style velouté chaloupé et toute une série de ballades tueuses avec guitares discrètes et claviers en avant (Harvey Jones) "Shadows On The Wall", "Carried Away", "Why". Un retour en grandes pompes type 45 fillette.

"WALKING ON WATER" arrive en 1994, époque où pour ma part c’était le désert (Californien, of course) et, miracle, il m’apparaît aussitôt comme le chef-d’œuvre absolu que je n’espérais plus. Un réplique admirable de ses albums majeurs du début des années 80 qui retrouve l’évidence grâce à cette finesse des orchestrations, ce swing insinuant et ces chœurs qui transcendent la moindre ligne mélodique : la beauté à l’état pur "Walking On Water". "Evil Eye" et "Goodbye To L.A" combleront d’aise les amateurs de Steely Dan et du Larsen-Feiten Band. Album de la maturité, il allie finesse et puissance, la basse de Carl Adami y étant pour beaucoup. Les arrangements de guitares, claviers et cuivres démontrent une nouvelle fois que le rythme est indépendant de la vélocité "Learn To Cry". On note la reprise de "The Right Direction" qui figurait sur l’album éponyme de Bill LaBounty et qu’ils avaient signé ensemble avec David Innis ainsi que la présence de Jim Hall et de Larry Hoppen (Orleans). Un album de rêve pour conduite sur les Highways, réveil en douceur ou accompagnement du crissement des doigts sur la soie des bas…



Fab Box "Music From The Fab Box" (2009)


Quoi de mieux pour commencer une toute nouvelle chronique sur un groupe baptisé "La boite à Fab"! Difficile avec un nom pareil pour moi d'être totalement objectif et de laisser des commentaires comme "Tu peux remballer ta boite Fab!" Ou alors, " Si tu pouvais la fermer, ta boite Fab, on se sentirait mieux"! Non difficile de dire tout ceci d'autant plus que ce groupe Italien composé de Fabrizio Ugolini (leader du groupe de Hard Revenge dans les années 80) et Massimo Bozzi (producteur, arrangeur et musicien) a eu l'extrême gentillesse de me faire parvenir leur CD pour une chronique. Je les avais contactés voyant leur album référencé sur Melodic.net et la plupart des sites Westcoast...

Objectivement, ce Fab Box est un très très bon album. Ce n'est pas à proprement dit de la Westcoast classique à la Marco Taggiasco mais une sorte de Pop, AOR, Westcoast comme le premier Morten Holm, "OPEN UP". Alors, je vois déjà un bon nombre de gens penser "alors cela va être beau" car beaucoup de monde avait descendu "OPEN UP". Pourtant, je fais partie de ceux qui adorent cet album et celui-ci est dans la même lignée.

Des compos hyper simple et pas simpliste mais des titres d'un mélodisme rare qui rentrent dans la tête sans jamais en sortir. C'est bien simple il ne décolle plus de mes platines depuis que je l'ai et pourtant j'ai beaucoup de choses à écouter.
Première chose à noter c'est la qualité des ballades qui sont toutes somptueuses comme "You Are The One" repris en Espagnol avec Francis Benitez sur la plage 13 sous le titre "Eres Mi Vida". En petit slow sucré à noter aussi les excellents "Inside" ou "Matter Of Time". Ce sont vraiment de superbes titres qui sous leurs aspects simplistes regorgent de feeling et d'un sacré talent de mélodiste.

Pour les amateurs de mélodies plus musclées, je vous conseillerais les deux titres qui ouvrent le bal que sont "Tell Her I'm Alright" et "Nobody Tonight". 2 hits imparables qui bénéficient de refrains dantesques. Pour le coté plus AOR, "The Key" me semble tout indiqué ainsi que "Reason Of The Heart". Un apport de claviers sur ces deux titres leur confèrent un cachet pour le moins moderne et bien en adéquation avec la Pop et l'AOR du moment. Le coté acoustique est lui aussi très présent représenté par les deux bombes que sont "Let Me Try" et "Call My Name". Voila encore deux compos entêtantes qui ne vous lâcheront pas de si tôt.

Pas grand chose à rajouter si ce n'est que les deux compères ont tout fait ou presque tous seul des compos aux parties instruments et à la production. Ils se partagent le chant de manière équitable et ils ont comme ami Fabrizio Grossi qui est venu donner un coup de main en jouant de la basse sur 3 titres.

Longue vie au Fab Box et que le plaisir donné par ce "MUSIC FROM THE FAB BOX" soit suivi de biens d'autres...

dimanche 14 juin 2009

Toto "Hold The Line : The Very Best Of Toto" (2001)


En 2001 est parue une compilation composée d’un seul disque et intitulée "BEST – HOLD THE LINE", qui proposait en 17 titres un rapide condensé de la carrière de Toto, structuré principalement autour des grands classiques du groupe. La même année paraît une nouvelle compilation, également intitulée "HOLD THE LINE", mais sous titrée "THE VERY BEST OF TOTO", au contraire donc du simple "BEST – HOLD THE LINE".

La compilation dont il est ici question, ornée d’une pochette du plus bel effet, reprenant l’épée de Toto incrustée sur un fond d’un brun clair et agréable, est composée cette fois-ci de 2 disques, et est bien plus qu’un complément à la compilation précédemment évoquée. Evidemment, les classiques répondent à l’appel, "Hold The Line" (évidemment !), "Rosanna", "Africa", "I’ll Be Over You" ou bien encore "Georgy Porgy" pour n’en citer que quelques uns. Mais à côté de ces incontournables, c’est l’occasion une fois encore de redécouvrir des trésors oubliés du répertoire de Toto. Et de ce côté-là, l’auditeur est plutôt gâté, avec la présence notamment de "Carmen", le sublime et entraînant "Gift With A Golden Gun" de l’album studio "TURN BACK", du même album on retrouve également l’énergique "Goodbye Elenore" ou encore l’épique "English Eyes", mais signalons aussi la présence très remarquée de "Caught In The Balance", tiré du dernier album studio alors en date du groupe, "MINDFIELDS", sorti en 1999, l’homérique "Home Of The Brave", du classique "St. George And The Dragon", de l’efficace "Goin’ Home", d’ "Endless", tiré d’ "ISOLATION", ou bien des magnifiques ballades, représentées ici par des titres comme "Anna", "Lea" ou bien du dépouillé mais néanmoins magnifique "Out Of Love". Bref, nous sommes bien en présence d’un "very best of", relativement complet, où certes les morceaux ne sont pas présentés de façon chronologique, mais cela ne gâche en rien le plaisir occasionné à l’écoute de ces 2 disques.

En 31 titres, le tour du propriétaire est plutôt bien fait, et entre les 2 compilations portant le même titre, en l’occurrence "Hold The Line", le choix devrait être vite fait, et "HOLD THE LINE – THE VERY BEST OF TOTO" mérite largement de figurer au sein de toute discographie personnelle digne de ce nom.

Toto "Hold The Line : The Best Of Toto" (2001)


"Hold The Line" n’est pas seulement le premier grand succès de Toto à atteindre les plus hauts rangs dans les charts américains, c’est aussi le nom donné à 2 compilations du groupe, qui différent à la fois de par les titres qui y sont présentés, de par le nombre de ces titres, mais également de par la pochette, radicalement différente entre ces 2 compilations.

Celle dont il est ici question se nomme "BEST – HOLD THE LINE", et se propose en 17 titres de faire un rapide inventaire de certaines des chansons parmi les plus marquantes de la carrière de Toto. Si la pochette est relativement sobre, mais plutôt bien réussie, présentant l’épée emblème de Toto depuis le premier album éponyme, incrustée sur un fond bleu nuit, les titres ici présentés sont bien plus éclectiques. Tout d’abord ils ne sont pas présentés selon un souci chronologique, et l’ordre des morceaux alterne entre les grands classiques que sont "Africa", "Rosanna", "Don’t Chain My Heart" ou encore "Hold The Line" (forcément ! vu le nom de la compilation) et des titres peut-être davantage confidentiels, ou tout du moins peu connus du grand public, citons notamment l’impressionnant "Hydra", "Mama", le toujours aussi efficace "All Us Boys" ou bien encore le splendide instrumental "Child’s Anthem". Mais les plus grands succès de Toto se taillent néanmoins la part du lion sur ce disque, structuré principalement autour de cette multitude de hits de radio. "BEST – HOLD THE LINE" reste donc en priorité destiné aux nouveaux venus dans la galaxie Toto, et il faut bien avouer que cette compilation est fort bien construite à ce niveau là, allant directement à l’essentiel et à l’efficacité des compositions du groupe, non sans omettre certains titres plus ambitieux mais tout aussi réussis comme "Hydra" notamment.

"BEST – HOLD THE LINE" est donc à mon sens, l’une des compilations idéales mises sur le marché en vue de capter et de séduire un nouveau public. Et avec une telle liste de chansons, l’entreprise ne peut qu’être réussie.

jeudi 11 juin 2009

Rex Smith "Everlasting Love" (1981)


1 an après "FOREVER", le garcon s'est mis un bandeau dans les cheveux et il pose fièrement sur la pochette de son prochain album "EVERLASTING LOVE". Peppi Castro n'est plus crédité mais la musique reste sensiblement la même tout du moins sur le premier titre. Une pop FM très axé sur les synthés vintage 80.

La preuve avec le très bon Love "Will Always Make Me Cry" qui ouvre de façon convaincante l'opus. On retrouve crédité sur "Still Thinking Of You", Michael Bolotin ancien patronyme de celui qui allait devenir Michael Bolton. Cette belle ballade sonne très Westcoast et est d'excellente facture. Ensuite on retrouve le titre "Everlasting Love" que Sandra rendra populaire en France quelques années plus tard. Elle est interprétée ici en duo avec Rachel Sweet. Autre titre assez Westcoast c'est le très bon "Rock Me Slowly". Une reprise d'un standart de la soul de Jimmy Ruffin, "What Becomes Of A Broken Heart". La ballade obligatoire sirupeuse à souhait "Remember The Love Songs". Le coté sixties avec "Don't Go Believin" et pour finir une ode aux jeunes filles en fleurs "Oh Girl". Encore un album agréable peut être avec plus de hits que "FOREVER" et aussi un son plus en adéquation avec ce qui se fait maintenant.

En tout cas sans rien révolutionner, ces deux albums vous feront passer un agréable moment surtout que sur Amazon il sont proposés à des tarifs très bas.

Rex Smith "Forever" (1980)


Rex Smith fait partie des artistes Américains dont on n'a pas d'équivalent en France. A l'instar de David Cassidy ou Jack Wagner, ce type fut une grosse star de séries typiquement US dans les années 70 et tout début 80. Il tourna aussi énormément à Broadway. Il fut une sorte d'icone pour les adolescents et adolescentes Américaines qui devaient avoir moult posters de lui dans leurs chambres. Il faut dire que le physique du garçon, loin d'être repoussant, s'exposait partout et plus particulièment sur les pochettes de ses différents albums. Souvent, quand un artiste fonctionne dans un genre, on le fait passer à un autre genre et cela sans problème, business is business !! J'avoue que ce gars ne me disait rien du tout, jusque au jour où le label Wounded Bird réédita tous ses albums.

Au vu des pochettes et ce physique mix entre Peter Frampton et Andy Gibb, je décidais de me pencher sur la carrière musicale du Monsieur. J'ai donc acquis l'album "FOREVER" sorti en 1980 et le suivant "EVERLASTING LOVE. La carrière de Rex Smith s'étale de 1976 à 1983 avec 6 albums à son actif. En 2000, un nouvel essai verra le jour. Ce type fut donc une étoile filante du système de starisation Américain.

Pour revenir à "FOREVER", je constatais avec joie que la plupart des titres étaient co-écrit par Peppi Castro, le chanteur de Balance. En effet, cet opus ressemble fortement au premier Balance en proposant une Pop FM très teintée 80 comme "Tonight" et "Without You". Autre exemple avec "Saturday Night" qui fais très AOR. A côté de cela, a il y a bien entendu les ballades pour adolescentes en chaleur qui la lorgnent plus du coté de la variétoche comme "Let's Make A Memory". Mais la constance majeure est quand même du coté de la Pop FM très agréable avec l'excellent "I Don't Want Your Love". La voix de Rex Smith sans être extraordinaire est loin d'être désagréable. Il y a même pour les amateurs de Westcoast, un titre de Felix Cavaliere, "All Or Nothing".

Sans être l'album du siècle, "FOREVER" s'écoute avec plaisir si on aime le coté très années 80 avec tous ce qui va avec, c'est à dire ce petit coté kitsch dans les arrangements basés sur les claviers.

Johnny Hates Jazz "Turn Back The Clock" (1987)


Ce groupe Anglais est formé en 1986 par Clarck Datchler (chant, piano), Calvin Hayes (synthés) et Mike Nocito (basse). Le trio signe avec Virgin en 1987 pour sortir "TURN BACK THE CLOCK".

Souvent comparé à Spandau Ballet plus pour leur look BCBG, ils vont avec cet album sortir que des hits ou presque. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi cet opus n'est pas référencé sur les sites Westcoast. Cet essai trouverait facilement sa place à coté d'un Mister Mister ou Time Gallery par exemple. Je me rappelle qu'à l'époque je faisais de la radio et je n'arrêtais pas de passer les maxis 45 Tours du groupe qui sortaient à la pelle. Réédité cette année avec quelques versions remix, il serait temps de découvrir ou redécouvrir ce petit chef d'oeuvre.

En effet, je me suis repenché sur des articles de presse de l'époque qui ont vraiment assassiné l'album. Je pense que la plupart sont restés sur le look et n'ont pas vraiment écouté la qualité des compositions. 22 ans après, aucune n'a pris une ride. Des hits à la pelle comme je le précisais avec "Shattered Dreams", "I Don't Want To Be A Hero", "Heart Of Gold", "Turn Back The Clock", "Don't Say It's Love" et "Foolish Heart". C'est une belle petite sélection de titres imparables qui rentrent dans la tête définitivement. La voix de Datchler est sublime, les arrangements assez dance par moment somptueux, bref un pur bonheur. Le reste des morceaux tient aussi la route et ne serait être laissé de coté. Depuis, pourtant, peu de nouvelle si ce n'est la sortie en 1997 de "TALL STORIES" qui est passé complètement inaperçu...

Un conseil il faut laisser tomber les préjugés et ne pas croire que cet album est dans la lignée des productions Stock Aitken Waterman de l'époque, écouter c'est l'adopter...

Geyster "No Kiddin'" (2009)


N'étant pas original, je vais, donc, rappeler la genèse du groupe. Ils sont deux, d'un coté Gaël Benyamin et de l'autre Pernilla Gronlund. Ils se rencontrent en 1999 dans une école de musique à Los Angeles. Après plusieurs expériences musicales et leur retour en France, ils sortent leur premier opus en 2004, "I LOVE 1984". Ensuite Gael crée son propre label, "Some Kind Records" pour le second essai du duo en 2007, "EVERYTIME I SEE YOUR FACE". Le dernier opus en date, "NO KIDDIN'" sort donc en mars 2009. J'avoue être passé complètement à coté des deux premiers essais par contre je connaissais déjà le talent de Gaël Benyamin puisqu'en 2007 il avait sorti avec son pote Jerôme Beuret, l'excellent "FULL MOON" sous le nom Nightshift. Cet album est un petit bijou de Westcost Music à la Steely Dan.

D'ailleurs le Dan est une influence majeure de Gael puisqu'un de ses albums de chevet est "AJA". Pernilla elle, officie d'habitude plus dans des combos à tendance jazzy. Pour ceux qui avait aimé Nightshift, ce "NO KIDDIN'" n'est pas un CD de Westcoast même si on retrouve des titres de cette tendance toujours très influencé par la bande à Donald Fagen comme par exemple "Sister's Beautiful" et son intro qui rappelle "Do It Again" du Dan. Pas étonnant d'ailleurs que ce titre ait été retenu au sein de la super compilation Westcoast, "CALIFORNIA GROOVE". Mais ce coté musique Californienne ne s'arrête pas à ce titre, on peut citer aussi "Change Of Heart", "When The Music's Over" ou la superbe ballade "Sherry Linn". La voix de Benyamin oeuvre dans un registre proche de Michael Franks et celle de Pernilla apporte un coté plus aérien et une touche érotique. Dans les titres à ressortir je citerais également le très dansant "Come To My Direction" et le groove impeccable de "No Kiddin'" qui sent bon la bonne pop actuelle. Par ailleurs, on retrouve des titres atmosphériques, assez électro comme "Lonely Satellite" ou la Geyster rappelle le Alan Parsons Project. Le groupe a d'ailleurs repris "Eye In The Sky" et on comprend pourquoi. Des ambiances un brin disco sur "I Wouldn't Change A Thing". Par contre, j'ai du mal à suivre le groupe sur les titres un brin expérimentaux comme "Sometimes" ou "Downtown" qui sonnent trop électro pour moi.

Mais on ne va pas se plaindre car on a la chance, en France, d'avoir un vrai grand talent en la personne de Gaël Benyamin qui est un multi-instrumentiste, auteur compositeur, producteur de talent. Fait il le ménage dans le studio d'enregistrement ?? On peut se le demander. Attention quand même pour apprécier Geyster, il faut aimer les sonorités vintage très fin 70, début 80 car l'univers du groupe est bien dans cette mouvance. Maintenant je pense que ce duo mérite d'être mis en lumière et de manière très appuyé.

Je vous conseillerais pour terminer d'aller visiter leur Myspace ou le groupe fait preuve de beaucoup d'autodérision car ils ont compilés de faux articles de presses qui descendent leur disque en flèche. Du genre, " le plus mauvais album de l'année....", je trouve cela gonflé. Gonflé, c'est d'ailleurs le mot qui me vient à l'esprit après l'écoute de ce "NO KIDDIN'" qui va me faire acquérir illico presto les CDs précédents.

mercredi 10 juin 2009

Southgang

"TAINTED ANGEL" (1991)
"GROUP THERAPY" (1992)



En 1991, Southgang est inconnu au bataillon mais se place d’emblée comme un outsider sérieux dans la course qui mène au panthéon du Hard FM.

Desmond Child est producteur exécutif mais il est surtout le co-auteur de 10 des 11 titres ce qui est une garantie d’entendre des refrains de haute volée "Boys Nite Out", "Love Ain’t Enough", "Shoot Me Down" avec Mark Free (Signal, Unruly Child) et Kane Roberts (Alice Cooper) dans les chœurs. Quant à la catégorie ballade de la mort "Aim For The Heart" n’est pas prête de quitter votre platine. Les guitares de Butch Walker sont flamboyantes comme on les aime "Love Ain’t Enough", "Boys Nite Out" et quand il taquine le blues "Georgia Lights", "Groove Bucket", il est aussi à l’aise à l’électrique qu’à l’acoustique. Le chanteur Jesse Harte joue les teigneux "Russian Roulette" ou les charmeurs "Aim For The Heart" avec facilité tandis que la rythmique assurée par Jayce Fincher (Basse) et Mitch McLee (Batterie) tourne au quart de tour. Des cuivres chatoyants, de l’orgue, de l’harmonica viennent enrichir le son du groupe et diversifier les ambiances.

Il faut préciser que Southgang ne manque pas de relations car on remarque la participation de Jeff Baxter (Steely Dan, Doobie Brothers) et de Paul Buckmaster (Elton John). A l’écoute de leur époque, nos gaillards faisaient preuve de lucidité et d’humour en assimilant la liberté sexuelle à la "Russian Roulette" et nous engageaient à user de préservatif. Merci pour ce conseil toujours d’actualité ! En résumé, cet album prometteur nous confirmait que tout ce que touchait Desmond Child se transformait en lingots d’or.

Ce dernier ne participera pas à l’album suivant "GROUP THERAPY" qui paraît un an plus tard et qui je l’avoue ne m’a pas emballé à l’exception de trois titres "Final Resting Peace" une agréable ballade "The Call" aux accents bluesy et "Misery" avec une guitare ravageuse et des ruptures de rythme.

Il faut croire que la thérapie de groupe a échoué puisqu’ils se sont séparés peu après.

mardi 9 juin 2009

Toto "Super Hits" (2001)


En 2001, Sony/Columbia a publié une nouvelle compilation de Toto, tout simplement intitulée "SUPER HITS", et qui contrairement aux compilations individuelles ne répond aux critères spécifiques d’un tel disque. En effet, ce "SUPER HITS" est très court, seules 10 chansons y sont présentées, et la longue carrière de Toto n’y est pas représentée, seule la période 1978 à 1986, soit 6 albums studio y est proposée, correspondant aux débuts dans le groupe de Joseph Williams au chant.

Evidemment, certains des plus grands classiques de Toto répondent présent à l’appel ; c’est le cas de "Hold The Line", "Africa", "Rosanna" ou encore "Georgy Porgy", mais on trouve aussi sur ce "SUPER HITS" quelques titres qu’on pourrait qualifier de plus mineurs, car moins connus du grand public, comme "Live For Today", "Without Your Love" ou bien "St. George And The Dragon". Ainsi, en seulement 10 titres, la carrière de Toto, du moins leurs 8 premières années de carrière, sont relativement bien balayées, bien que trop rapidement.

Il est d’ailleurs intéressant de souligner ici le fait que la compilation "SUPER HITS" est véritablement une compilation étrange, qui connaît de nombreuses incarnations. En effet, "SUPER HITS" est sortie en 2001 sous 2 pochettes différentes, l’une illustrée par l’épée emblème de Toto, et l’autre, soit celle ici chroniquée, présentant une photographie du groupe datant environ de 1988, avec Joseph Williams au chant et le reste des membres de Toto, Jeff Porcaro, son frère Mike, David Paich et Steve Lukather. D’ailleurs, si "SUPER HITS" est bornée par l’album "FAHRENHEIT", il est tout de même maladroit de retrouver une photographie datant de l’album suivant, "THE SEVENTH ONE", sans Steve Porcaro, qui est pourtant présent sur "FAHRENHEIT". Et de même, en 2004 est parue une compilation intitulée "ROSANNA", avec une pochette complètement différente, représentant Mike Porcaro et Steve Lukather au début des années 1990, mais qui contient exactement les 10 mêmes chansons.

Bref, si certaines compilations de Toto, en particulier "GREATEST HITS… AND MORE" ou "THE CBS YEARS : 1978-1999" sont extrêmement bien agencées, ce "SUPER HITS" est lui, tout au contraire, relativement maladroit, fouillis et brouillon. Mais cela n’empêche pas que la compilation "SUPER HITS" reste une introduction assez rapide et efficace pour le néophyte à la musique de Toto, pour un prix assez bas, et qui propose tant les inévitables succès de Toto, que des titres d’apparence plus confidentielle, mais tout aussi brillants et réussis.

Toto "Super Hits" (2001)


Dans l’épaisse et touffue jungle des diverses compilations consacrées à Toto, il arrive que certaines soient extrêmement bien conçues. C’est notamment le cas pour le "GREATEST HITS… AND MORE", ou encore du très beau coffret "THE CBS YEARS : 1978-1999", tous 2 parus en 2003. A côté de ces 2 compilations presque idéales, on trouve aussi des compilations plus étranges oserai-je dire, car extrêmement condensée, proposant très peu de titres, et souvent même des chansons qui n’ont pas pour habitude d’être présentées sur une compilation.

C’est le cas de ce "SUPER HITS" sorti en 2001 et qui ressort de temps à autre, sous une autre pochette, mais avec exactement les mêmes morceaux ; et qui propose 10 succès du groupe sur la période 1978-1986, soit du premier album, "TOTO", jusqu’à "FAHRENHEIT" en 1986. Derrière une pochette assez bien réussie reprenant le symbole de l’épée propre à Toto, on retrouve donc certains des plus grands succès du groupe comme "Rosanna", "Africa" ou "Hold The Line", mais également des titres qui pourraient paraître plus mineurs comme "Without Your Love", "Live For Today" ou "St. George And The Dragon", et qui à cette occasion s’offrent en un sens une seconde jeunesse.

Toutefois, à travers ces 10 titres une seule constante demeure, la qualité et toutes les chansons ici proposées sont excellentes, même si on peut déplorer qu’elles ne soient pas plus nombreuses. 10 chansons de Toto, est-ce réellement une représentation fidèle et cohérente de la longue carrière de ce groupe, même sur une période assez courte au final, de 1978 à 1986 ? Je ne pense pas, mais c’est un parti pris semble-t-il assumé par les concepteurs de ce "SUPER HITS". Ainsi, ce "SUPER HITS" pourrait presque faire figure d’introduction idéale à la musique de Toto, quoiqu’un peu courte et rapide, mais ce serait oublier un peu vite les autres compilations du groupe, qui elles proposent bien plus de 10 chansons. Certaines comportent en effet 2 disques (sinon 3 dans certains cas) et sont donc par conséquent bien plus complètes, puisque "SUPER HITS" s'arrête en 1986 à la sortie de "FAHRENHEIT", même si on peut noter que pour une fois, aucun album n'a été oublié lors de la sélection finale des morceaux. Et pourtant, dans l’oeuvre de Toto, en 1986, le meilleur reste encore à venir…

Toto "A Rock & Roll Band" (1999)


Parue en 1999, la compilation "A ROCK AND ROLL BAND", tout comme "SUPER HITS" en 2001, présente la malheureuse particularité de se décliner sous diverses incarnations. Celle dont il est ici question s’orne donc d’une pochette inédite, plutôt réussie, reprenant l’épée de Toto, environnée d’un arrière-plan aux teintes sombres, principalement rouges et noires.

Pour le reste, "A ROCK AND ROLL BAND" est en tous points identique à sa première version, proposant les 10 mêmes chansons, et ce dans même ordre, couvrant la période 1978 à 1984 du groupe, soit les 5 premiers albums studio, "TOTO", "HYDRA", "TURN BACK", "TOTO IV" et "ISOLATION". Et au final, l’entreprise, certes peu ambitieuse, se révèle plutôt convaincante et réussie, alternant classiques de Toto et titres moins populaires, mais à l’efficacité toujours aussi redoutable et intacte, même après toutes ces années. Bref, une relative bonne entrée en matière, concise et efficace, et ce à un prix extrêmement attractif.

Dan Seals "Harbinger" (1982)


Deux ans après "STONES", on reprend les mêmes, ou presque, et on remet ça. La pochette fait quand même moins peur que celle de "STONES" mais quand on regarde le livret intérieur, on a affaire au même moustachu avec sa chemise de cowboy. Pas de doute, c’est Dan Seals

Il faut savoir que le stetson arrivera à partir du prochain album "REBEL HEART". Le contenu du CD est dans la lignée de "STONES" avec peut être une orientation un peu plus Westcoast. Tous les fans de musique Californienne doivent se réjouir de voir sur "HARBINGER", le titre "It Will Be Allright" qui figure sur le mythique Airplay. Cette version est d’ailleurs aussi bonne que l’originale, ce qui n’est pas un mince exploit. Mais ce n’est pas la seule bombe sur ce CD, "Can’t Get You Out Of My Mind" qui ouvre l’opus est un monument. Même si le couplet est parlé, quand arrive le refrain, on tape dans le très haut de gamme. Idem pour le très Westcoast "I Could Be Lovin You Right Now" qui tout en finesse nous fait nous prélasser. Au rayon des musts, je citerai également le hit "In My Heart" qui vous rentre immédiatement dans la tête. Tout comme "Once In A While" et le magistral "Up To Me" écrit par Glenn Ballard, on est proche de la perfection musicale. Au rayon des musiciens qui ont participé à l'enregistrement, cet album laisse un peu de coté la bande Westcoast pour se rapprocher de la bande de Nashville. On retrouve Monsieur Dann Huff et David Hungate entre autres.

Il serait inconcevable pour moi d’avoir "STONES" et pas "HARBINGER" tellement les deux font la paire. Ils sont de qualité identique. De plus, au vu des prix pratiqués sur certains sites pour ces rééditions, il ne faut pas se priver. "REBEL HEART" et "SAN ANTONE" - les deux suivants - ont étés réédités par Magic Records et sans atteindre les sommets des deux précédents, ils contiennent quand même encore d’excellents morceaux. Même si la tendance Country commence à prendre le dessus.

Dan Seals "Stones" (1980)


Les préjugés sont tenaces. En effet, Dan Seals représentait pour moi tous ce que je n’aime pas dans la Country Music. Un gros moustachu avec ses cravates Américaines et son stetson sur la tête. De plus, sur ce que j’avais entendu de lui, c’était une Country Music dite classique. Vous savez cette Country Music écouté par des cowboys au fin fond du Texas dans des bars enfumés. L’image me rappelait ces films où l’on voit les groupes passer dans les bars derrière une grille de peur de se prendre des canettes sur la tronche. Bref, Dan Seals représentait tout cela pour moi.

Quand Wounded Bird a ressorti l'album "STONES", je décidais de me jeter à l’eau et de voir ce qu’il en retournait véritablement. A l’écoute de cet album je me suis senti un peu "courge". En effet, rien de ce que j’avais imaginé n’était dans cet album. Il faut dire que le bonhomme est entouré de pointures style Steve Lukather, Ray Parker Jr., Richie Zito, David Foster. On est plus dans le monde de la Westcoast Music que dans celui de la Country. J’ai découvert de surcroit une voix exceptionnelle qui ne colle pas du tout au physique de bucheron Canadien du garçon. Bref que du bonheur à écouter le magnifique "Stones" écrit par le cousin de Kenny Loggins, Dave. Le plaisir de réentendre "How Do I Survive" qui figure sur le premier album d’Amy Holland. Le très rythmé "Holdin’ Out For Love" et sa basse d’enfer. Même les titres à connotation plus Country comme "Late At Night" et "Take You Home" sont magiques.

Bien entendu, au vu de la qualité de cet album, je ne me fis pas prier pour acquérir "HARBINGER" l’album suivant, que Wounded Bird venait également de rééditer… Mais ça, c’est une autre histoire.

Steven Curtis Chapman "All About Love" (2002)


Après un album très dévoué au charpentier barbu, voila cet "ALL ABOUT LOVE" qui débarque et qui est une ode à l’amour et plus particulièrement à celui que Steven Curtis Chapman porte à son épouse. Ne croyez pas que l’on va sombrer dans le sirupeux tout au long du CD. Certes il y a des ballades mais ni plus ni moins que dans les albums précédents.

En effet, cet opus est encore un grand cru, il fait suite à 2 chefs d’œuvres ce qui n’est jamais évident dans une discographie. On est dans la même lignée. Le début de l’album devrait prouver mes dires avec 2 hits monstrueux, "All About Love" et "Your Side Of The World". C’est ce que j’appelle du très grand art. Vous pouvez vous les passer 15 fois dans la journée, vous n’éprouverez jamais de lassitude. Idem pour "You’ve Got Me" mon morceau préféré de l’album. Un couplet à la Sting puis arrive le refrain hyper mélodique et entraînant. Une compo haut niveau. La même chose pour le lancinant, "I’m Gonna Be". Un gimmick hyper efficace qui déboule sur un refrain dantesque. On en redemande. Le très fun "We Belong Together" titré aussi Tarzan And Jane. Quel bon morceau également, très léger mais bourré d’enthousiasme communicatif. Puis dans le même genre "With Every Little Kiss". Enfin bref du lourd et du lourd voir du très lourd. Au rayon des slows, la encore c’est du grandiose avec "How Do I Love Her" et "11-6-64" dans un genre très James Taylor. Mais le plus beau morceau à mon avis se trouve en plage 7 avec "Echoes Of Eden". Composition toute en finesse qui flirte avec la grâce.

Un seul petit reproche à cet album c’est sa longueur, 16 titres cela fait un peu beaucoup. En le soulageant de 3 ou 4 morceau, cet "ALL ABOUT LOVE" était parfait.

Steven Curtis Chapman "Declaration" (2001)


Je me souviens d’un achat au Virgin de Lyon, un jour de solde, où j’ai trouvé cet album de Steven Curtis Chapman pour une bouchée de pain. Ce fut mon premier achat de sa déjà longue discographie. Force est de constater que quand on écoute un CD pareil on achète le reste sans sourciller. Car après le chef d’œuvre "SPEECHLESS", on enchaîne sur un autre. Je ne pensais pas qu’on pouvait enchaîner en 2 albums, 2 bombes de ce calibre et pourtant...

Le coté rock de Steven Curtis Chapman est toujours présent. Cet album est le plus axé sur Dieu. "Jesus Is Life" en est l’exemple le plus frappant. Ce titre est un hit comme on en fait plus ! Cela reste un titre que je me passe en boucle tout comme "Live Out Loud" et "This Day" 2 musts à l’état pur. Et puis le reste, le puissant "Bring It Home", le très rock FM "See The Glory". Les ballades sont somptueuses comme "God Is God", un morceau épique voir dantesque. Je pourrais tous les citer tellement tout est parfait, maîtrisé à la perfection.

Le talent de ce mec m’étonne encore même après plusieurs centaine d’écoutes. Sa musique est ciselée, mélodique, travaillée... en un mort ENORME !

dimanche 7 juin 2009

Warren Zevon "Stand In The Fire (Live)" (1981)


Avant de présenter "STAND IN THE FIRE", le premier album live de Warren Zevon, une légère mise au point s’impose. "STAND IN THE FIRE" n’existe pas, ou plutôt n’existe plus devrais-je préciser. Je m’explique. Tout comme les albums "THE ENVOY" (1982) et "Mr. BAD EXAMPLE" (1991), "STAND IN THE FIRE" n’a jamais été réédité en compact-disc, et est donc extrêmement difficile à trouver en album vinyle. Pour ma part, je suis néanmoins en mesure de dresser une critique de ce disque car je possède la cassette audio de l’album, qui elle peut facilement être trouvée sur des sites de vente par correspondance sur Internet, dont notamment le site qui a pour nom un célèbre fleuve d’Amérique du Sud, dont je ne citerais pas le nom, afin de ne pas faire de publicité. Sachez donc que cet album est disponible à la vente sous la forme d’une cassette audio (vive la technologie !), pour moins de 3 euros, c’est donc une bonne affaire que je vous recommande vivement.

Toutefois il est prévu que ces 3 albums soient réédités dans les prochains, avec des morceaux bonus, dont notamment sur "STAND IN THE FIRE", une magnifique version live de "Roland The Headless Thompson Gunner", que j’ai eu le plaisir d’écouter il y a quelques temps, par l’intermédiaire du site officiel de Warren Zevon. Son fils, Jordan Zevon, afin de donner un avant goût de ces futures remastérisations a fait circuler cette version live absolument ahurissante. De bonnes choses nous attendent donc encore concernant Warren Zevon, sa musique et son héritage. Mais venons-en à présent à la chronique proprement dite. Après 3 albums studios d’une qualité rare, Warren Zevon publie en 1980 un premier disque enregistré en public au célèbre Roxy Theater de Los Angeles, accompagné de musiciens issus du punk rock, et qui insufflent à la musique de Warren Zevon une brutale et rafraîchissante énergie. L’album, malheureusement est court (seulement 10 chansons) et bien évidemment ne livre pas l’entière prestation de Warren Zevon ce soir-là ; mais il faut bien sûr se replacer dans le contexte de l’époque, où le format du compact disque n’existait pas encore, et le support vinyle ne permettait pas de graver plus de 40 ou 45 minutes de musique. Quant à faire un double album, cela restait encore très rare et surtout extrêmement coûteux, d’où la présence de seulement 10 titres, mais tous aussi explosifs les uns que les autres.

L’album démarre avec "Stand In The Fire", morceau inédit qui ne figure sur aucun disque de Warren Zevon (mais peut-être retrouvera-t-on la version studio de ce titre sur le coffret qui devrait normalement paraître en 2006, et qui contiendrait des morceaux d’archives inédites et des titres live eux aussi inédits), et qui d’entrée de jeu met le feu au poudre, avec des guitares qui font parler le tonnerre. L’album est résolument placé dans une dominante rock, et un rock plus ravageur que jamais. On retrouve notamment cet état de fait sur "The Sin", autre titre totalement inédit du disque, chanson totalement hallucinée, complètement dans l’esprit de Warren Zevon, qui ne connaît que trop bien le vice et le péché, et qui se double d’être également une véritable bête de scène, passant de son piano à ses guitares, avec un détour par la bouteille de vodka, avant de terminer pratiquement chacun de ses concerts de la période 1978-1983 dans un coma éthylique, ses musiciens devant le porter à la fin de chaque concert.
Bref, Warren Zevon sur scène vaut largement son pesant d’or. Des chansons comme "Jeannie Needs A Shooter", "Lawyers, Guns And Money", "Poor Poor Pitiful Me", "I’ll Sleep When I’m Dead" ou encore "Excitable Boy", impeccables dans leurs versions studios présentes sur les albums précédents, trouvent sur ce disque live une nouvelle vie, dans des versions rageuses et électriques absolument merveilleuses et bouleversantes. Au milieu de ce déluge de fureur et de flammes, étrangement on trouve la présence de "Mohammed’s Radio", seul titre qu’on pourrait presque qualifier comme étant "calme" de l’album, là aussi superbement interprété et avec énormément d’émotion. Evidemment, un concert de Warren Zevon sans une interprétation de "Werewolves Of London" ne serait pas un concert de Warren Zevon digne de ce nom, et au cours de cette soirée les loups garous de Londres deviennent les "Werewolves Of Los Angeles", et même Jackson Browne est convié à la fête, Warren Zevon réarrangeant les paroles de la chanson, et Jackson Browne se promène dorénavant également dans les rues de Londres (ou de Los Angeles, c’est selon), prêt à se transformer en lycanthrope, mais avec toujours des cheveux impeccables ("His hair was perfect" !).

Encore une fois, rien à redire. Warren Zevon atteint là son apogée au cours de la première partie de sa carrière, carrière marquée par les excès de l’alcool, qui font naître chez lui une inspiration et une vitalité débordantes. Enfin, l’album se termine avec une reprise d’un classique de Bo Diddley écrit par Ellas McDaniel, "Bo Diddley’s A Gunslinger/Bo Diddley" ; titre toutefois le moins intéressant de l’album à mon sens. "STAND IN THE FIRE" est donc un très bon album live, malheureusement trop court, mais parcouru tout du long par une intensité rare et terriblement jouissive. Evidemment, on regrette que certains titres ne soient pas présents sur le disque, comme "The French Inhaler", "Roland The Headless Thompson Gunner", "Frank And Jesse James" ou encore "Johnny Strikes Up The Band" pour n’en citer que quelques uns, mais "STAND IN THE FIRE" se veut avant tout comme un témoignage de l’instant, comme une preuve du talent électrique de Warren Zevon, qui n’est pas seulement un excellent songwriter, mais qui est également un brillant musicien et interprète, et qui a fait du rock une véritable profession de foi. (Chronique du 02/2006)

Toto "A Rock And Roll Band" (1999)


Dans la jungle dense, épaisse, touffue, et parfois même clairement obscure des compilations de Toto, certains disques étranges voient le jour, qui espèrent représenter le plus fidèlement et le plus rapidement possible, la carrière de Toto.

C’est le cas de "A ROCK AND ROLL BAND", paru en 1999, et qui couvre les 5 premiers albums studio du groupe, de "TOTO" en 1978, jusqu’à "ISOLATION" en 1984, avec Fergie Frederiksen au chant. Passons rapidement sur la pochette, illustrée par une photographie du groupe datant de 1978 et du premier album du groupe, donc sans Fergie Frederiksen pourtant présent sur le disque ; pour se concentrer furtivement sur les 10 titres composant cette courte compilation. Sans surprise, "Hold The Line" et "Africa" répondent présents à l’appel. On s’étonnera par contre davantage de la présence de titres plus confidentiels, comme "Lorraine", chanson sublime et trop souvent oubliée, issue de l’album "HYDRA" en 1979, "Endless" et "Lion", tous 2 tirés d’ "ISOLATION", ou encore d’ "If It’s The Last Night", initialement présent sur le troisième opus studio du groupe, "TURN BACK".

Finalement, "A ROCK AND ROLL BAND" reste une compilation sympathique, qui en se limitant uniquement aux 5 premiers albums du groupe remplit parfaitement sa mission, proposant à la fois des titres qu’on pourrait qualifier de "vitrine" de Toto, mais également des trésors parfois oubliés. "A ROCK AND ROLL BAND" peut donc tout à fait être une parfaite entrée en matière à la musique de Toto, et ce à un prix dérisoire.

Toto "Greatest Hits" (1996)


Alors qu’à l’aube des années 2000 un nombre incalculable de compilations consacrées à Toto a vu le jour, compilations plus ou moins bien réussies, les années 1990 en ont produites relativement peu, mais elles restent suffisamment intéressantes pour qu’on en parle. Ainsi, hormis l’une des rares et véritables compilation officielle du groupe, contenant en outre 4 titres inédits spécialement écrits pour l’occasion, "PAST TO PRESENT", parue en 1990, on peut également citer "LEGEND", sorti en 1996, et à destination du territoire français, mais aussi ce "GREATEST HITS" paru la même année, et se composant de 2 disques, proposant au total 23 morceaux, dont quelques surprises.

Sorti tout juste un an après l’album studio "TAMBU", ce "GREATEST HITS" couvre donc la période 1978 à 1995 de la carrière de Toto, et seul l’album "HYDRA" semble avoir été oublié lors de la composition finale du disque. Et derrière une belle pochette, sobre dans sa conception, présentant uniquement une photographie du groupe datant de la période "TAMBU", donc la période la plus récente du groupe à cette époque ; photographie donc, incrustée sur un fond noir, et qui referme en sein quelques magnifiques trésors. Les classiques habituels de Toto sont bien évidemment inclus, "Hold The Line", "Stop Loving You", "Africa" ou encore l’inénarrable "Rosanna", mais on se réjouira davantage de découvrir sur une compilation des titres qu’on trouve plus rarement sur ce type de disques, j’en veux pour preuve la présence du flamboyant "Home Of The Brave", du mythique "Only The Children", de "Gypsy Train" à la rythmique effrénée, de "Change Of Heart" ou des très belles ballades comme "Can’t Stand It Any Longer", le sublime "Lea" de Steve Porcaro ou "If It’s The Last Night". Mais la belle surprise que nous réserve ce "GREATEST HITS" est sans conteste la présence d’un titre rare et souvent très recherché par les collectionneurs, "The Seventh One", titre éponyme de l’album du même nom, sorti en 1988, et qui jusque là n’était disponible que sur la version japonaise de l’album, en tant que titre bonus. Voilà donc ce très bon morceau, très énergique et plutôt pop, un peu dans la veine d’ailleurs de "Straight For The Heart" (présent à la fois sur l’album "THE SEVENTH ONE" et sur cette compilation "GREATEST HITS"), désormais accessible assez facilement au public européen ou américain. Voilà donc un très joli cadeau offert aux inconditionnels les plus acharnés et les plus fidèles de Toto.

Ce "GREATEST HITS" est donc l’une compilation des plus intéressantes consacrées à Toto. Bien qu’elle soit loin d’être très exhaustive, elle représente malgré tout une très bonne entrée en matière à l’univers musical de Toto, ceci pour les néophytes, tandis que les admirateurs de plus longue date y trouveront assurément leur bonheur, car ce "GREATEST HITS" leur permet non seulement de redécouvrir certains titres anciens ou oubliés du groupe, mais aussi et surtout car ils y découvriront peut-être pour la première fois l’inédit "The Seventh One", titre qui en définitive, à lui tout seul, nécessite l’acquisition de cette compilation, de plutôt bonne facture au final.