vendredi 24 juillet 2009

Bruce Hibbard "Heaven Gold" (2009)


Bruce Hibbard est un chanteur compositeur chrétien qui a sorti en 1980 ce qu'on peut appeler un classique de la Westcoast Music, "NEVER TURNIN' BACK".

Depuis, peu de nouvelle. Sur l'excellent site Cool Night de notre ami Bruno, ce "HEAVEN'S GOLD" trônait fièrement en album du mois. Mon sang ne fit qu'un tour et je décidais d'aller directement sur le site de Bruce Hibbard afin de commander ce nouvel essai. J'en profitais d'ailleurs pour me prendre en original "NEVER TURNIN' BACK"... que j' avais jusqu'à présent qu'en CDR. Une pierre deux coups pour deux excellents CD de Westcoast Music comme je les aime. "HEAVEN'S GOLD" propose des titres composés par Bruce tout au long de sa carrière dont certains jamais sorti sur album. On se demande bien pourquoi ils sont restés au placard ! Mystère et boule de gomme car au niveau qualitatif, toutes les compos qui jalonnent cet opus sont magiques. Que dire de "Heaven's Gold", la très teinté 80 Graydon, "Under His Reign", le superbe "The Treasure", le très ensoleillé "Don't Surrender" ou le duo monumental avec Missy Hale, "We Need You". Que du bon, dans un genre assez soft bien emballé par la jolie voix de Bruce et par des arrangements dont les chrétiens ont le secret.

Certains reprocheront peut être le manque de peps de l'ensemble. C'est clair que "HEAVEN'S GOLD" s'écoute au calme, tranquillement. On se laisse bercer par le talent de mélodiste de Monsieur Hibbard. On est loin de s'ennuyer à l'inverse du dernier Robbie Dupree ou même du dernier Bill Labounty. De plus, vu le prix pratiqué pour la commande du CD, il ne faut franchement pas se priver.

Fast Forward "Living In A Fiction" (1984)


Renaissance Records est un label qui au niveau des rééditions trouve une place très importante.

Très branché début 80, ils ont réédités les albums de Prism, Tony Carey, Charlie, Sad Cafe... Tout dernièrement ils viennent de ressortir Wrabit "TRACKS"et donc Fast Forward.

L'album date de 1984, le groupe est Canadien et est composé de certaines personnes connues dans le petit monde du FM. Ian Lloyd au chant (ex-Stories) et Bruce Fairbairn, le grand producteur de Loverboy, Bon Jovi ou Aerosmith, au choeurs et puis en guest Bob Rock à la guitare, Beau Hill aux synthés, Jim Vallance à la batterie et aux compos accompagné de son accolyte Bryan Adams. Bref, une dream team Canadienne.

En effet, avec le recul difficile de faire mieux. Que donne véritablement cet album ? La première chose à dire est qu'il a mal vieillit. Trop de synthés tue les synthés. En effet, ils sont deux à être crédité sur cet instrument plus deux guests. Cela fait beaucoup et le problème c'est qu'à la différence de la Westcoast, le son de synthé du Hard FM de l'époque vieillit mal. Repassez vous les premiers Loverboy et vous verrez de quoi je parle.

On se rapproche avec Fast Forward du groupe Spys formé par Al Greenwood (ex-Foreigner) et auteur de deux très bons albums tout début 80 mais qui souffre aussi de ce son de synthés datés. Pour le reste il y a plutôt de bonnes compos écrites en majorité par le duo Vallance/Adams ce qui est un gage de qualité. Des titres comme "Tonite", "Draw The Line" ou bien "Where Did The Time Go" remportent de suite notre adhésion. On peut rajouter le rock de "Play To Win" ou l'hymne "She Broke Your Heart".

Il aurait peut être fallut remasteriser cette réédition car je crois que cela n'a pas été fait. Les puristes apprécieront pour les autres comme moi qui aiment bien écouter un son de qualité, ce Fast Forward fait trop vintage.

Quoi qu'il en soit, cet opus est quand même à posséder car il n'aura pas de suite et quand on voit le beau monde sur cet album, cela reste un ovni...

Unruly Child & Marcy Free





UNRULY CHILD "UNRULY CHILD" (1992)
"THE BASEMENT DEMOS" (2002)
"WAITING FOR THE SUN" (1998)
MARCIE FREE "TORMENTED" (1995)

"UNRULY CHILD" premier du nom qui paraît en 1992 est une claque monumentale pour tout amateur de Hard FM qui se souvient avec nostalgie de King Cobra et de Signal dont Mark Free fût le chanteur. Ses nouveaux partenaires sont deux ex-World Trade ; Bruce Gowdy (guitare) et Guy Allison (claviers) auxquels viennent s’adjoindre l’ex-Hurricane Jay Schellen (batterie) et Larry Antonio (basse). Une combinaison explosive pour un album qui fait aujourd’hui office de classique et qui devrait figurer en bonne place le jour où quelqu’un se décidera à publier un bréviaire du Hard mélodique. "On The Rise" à la rythmique serrée avec moult chœurs, un Mark Free agressif et un Bruce Gowdy qui dépote. Pas de répit avec "Take Me Down Nasty" qui poursuit dans la même veine. Des Rocks carrés et bien balancés "Tunnel Of Love", "Criminal", du mid-tempo sur mesure "When Love Is Gone", des ballades aux accents Pop "Is It Over", "Let’s Talk About Love". Et puis des standards instantanés "Wind Me Up" et surtout "Who Cries Now" Hard FM de haute volée dans lequel Mark Free est impressionnant de justesse et d’intensité. Le titre final "Long Hair Woman" est un hommage au dirigeable jusqu’aux intonations d’une voix à la Robert Plant.

La suite de l’aventure est plus compliquée car le second album tant attendu ne sortira jamais en tant que tel mais se déclinera sous la forme de deux parutions successives. D’une part, un album solo de Mark Free (devenue en l’occurrence Marcie) "TORMENTED" en 1995 et d’autre part, une collection de démos baptisée "THE BASEMENT DEMOS" en 2003.

"TORMENTED" est sujet à controverse, Free (J’me mouille pas…) l’aurait publié sans l’aval de Bruce Gowdy, et certains chroniqueurs se sont empressés de le descendre en flammes quand ils ne l’ont pas tout simplement passé sous silence. Il s’agit pourtant d’un album réjouissant qui nous permet d’écouter des titres enregistrés entre 91 et 93, inédits et démos d’Unruly Child ou maquettes de 12 Pound Sledge, leur nouveau projet qui en resta au stade de (c’est le genre de phrase que j’aime). Des pépites qui s’appellent par exemple "Forever", "Still Believe", "The Damage Is Done" ou "Standing On The Wrong Side Of Love" et son gimmick de guitare entêtant.

"THE BASEMENT DEMOS" sort à l’initiative du label Frontiers avec en bonus un DVD d’une qualité médiocre mais d’un grand intérêt historique puisque l’on y trouve des interviews, des extraits de séances et des prises Live. Une nouvelle fois nous avons droit à des titres jouissifs "Undefeated" ou encore "Live Without Love", mid-tempo aux guitares chatoyantes qui tricotent à tout va.

Ce ne sont pas les seuls car l’album recèle également les versions Freeiennes de titres qui figurent au menu de ce que l’on peut considérer comme l’officiel second album "WAITING FOR THE SUN" qui est paru précédemment en 1998. On découvrait sur celui-ci plusieurs différences notables : Larry Antonio est remplacé par un invité de marque Ricky Phillips (ex-Bad English), Guy Allison est absent des séances pour cause de tournées tandis-que le chant est assuré cette fois par Kelly Hansen (ex-Hurricane), chanteur au timbre différent mais tout aussi talentueux que son prédécesseur. Un album qui comporte son lot de titres accrocheurs "Heart Run Free", "Waiting For The Sun", "To The Cross" signé Hansen, mais on peut toutefois regretter l’abondance de titres déjà entendus sur "TORMENTED" ou sur l’album de Bobby Kimball "RISE UP".



vendredi 17 juillet 2009

The Lou Gramm Band "The Lou Gram Band" (2009)


Dans un premier temps, je voudrais occulter toutes les considérations misérabilistes qui semblent être de mise pour la sortie de cet album. En effet, je n'aime pas que le contenu de ce CD se rapporte aux problèmes de santé que Lou Gramm a eu (tumeur au cerveau). Il a perdu sa voix dans un premier temps et a pris 30 kilos tant et si bien que Lou Gramm n'est plus approprié, ca serait plutôt Lou Kilos !!

Il a rencontré Dieux lors de sa maladie, il a fait une croix sur Foreigner ou l'inverse et il a donc décider de rechausser les crampons avec ses frangins pour sortir ce premier Lou Gramm Band. Tout cela je le savais quand je me suis procuré cet opus. Je suis un grand fan de Lou que je considère comme un des plus grand vocaliste de tous les temps. Par contre, un doute m'a habité dans le sens ou j'avais vu des performances vocales de sieur sur You Tube et j'en avais pleuré tellement c'était pathétique. Le garçon qui avait une voix chaude a tendance assez aigu n'y arrivait plus. Les reprises des standards de Foreigner étaient massacrés. D'emblée, on a tendance a dire qu'au niveau de la voix cela va mieux. On a dû mal à retrouver le grand vocaliste que fut Lou Gramm mais on retrouve par moment la grâce d'antan. Pour les parties aigües , cela semble par foutu.

Au niveau des compos, je trouve ce CD de très bonne qualité. Du bon rock FM US avec bien entendu des similitudes avec Foreigner. Une section rythmique assurer par Ben et Richard Gramm qui tient bien son rôle et un guitariste Don Mancuso qui lui aussi fait le travail. Les très bons titres, il y en a un paquet comme l'excellent "Baptized By Fire" dans un registre très Foreigner. La superbe balade "That's The Way God I Planned It" ou Lou chante les louanges au Seigneur. Ce titres est d'ailleurs a l'origine un morceau de Billy Preston. Autre grand moment, le très péchu "So Great" et ses guitares acérées. Cette ode a Dieu rehausse de choeurs puissants. L' AOR n'est pas oublié avec le léger "Single Vision" qui rappelle le grand Foreigner mais également les premiers essais solos de Mister Gramm. Le rock couillu de "Rattle Yer Bones" et une autre balade magistrale "You saved Me" qui file de gros frisson. En Europe on a droit a un bonus qui est excellent, "It's Not Too Late".

En tout cas, il s'agit d' un très bon CD de rock FM comme on ne sait plus trop en faire de nos jours. J'attends de voir ce que donnera le prochain Foreigner...

samedi 11 juillet 2009

Giant

"LAST OF THE RUNAWAYS" (1989)
"TIME TO BURN" (1992)
"GIANT III" (2001)




Originaires du Tennessee Dann Huff (guitare), son frère David (batterie) et Mike Brignardello (basse) font partie du même groupe local. Plus attiré par le Rock que par la Country qui prédomine dans le coin, Dann Huff décide de migrer en Californie. C’est là qu’il commence une carrière bien remplie de musiciens de studio qui va lui permettre de faire son apprentissage et de rencontrer Alan Pasqua (claviers) avec qui il décide de monter un projet en appelant à la rescousse son frère David et Mike Brignardello. Quand quatre musiciens presque inconnus du public décident de baptiser leur groupe Giant, c’est plutôt culotté comme diraient Paris Hilton et Britney Spears, expertes sur le sujet.

"LAST OF THE RUNAWAYS" est publié en 1989 chez A&M, produit par Terry Thomas (Tommy Shaw, Bad Company) et contient des compositions co-écrites par le groupe avec la collaboration de Mark Spiro (7 titres), de Phil Naish et du producteur. Mark Spiro confiera dans une interview qu’il était pressenti pour devenir le chanteur du groupe mais que d’autres obligations l’en empêchèrent. Dann Huff s’acquitte brillamment de ce rôle et démontre dès le premier titre "I’m A Believer" qu’il est un solide ‘riffeur’ doublé d’un formidable soliste. Le titre en lui-même, extrait en single, est une perle de Hard mélodique. L’album dans son ensemble est un chef-d’œuvre d’équilibre entre énergie et mélodie "Innocent Days", "I Can’t Get Close Enough", "Hold Back The Night" à l’interprétation pensée à la note près. Ce qui n’empêche pas puissance et lyrisme comme dans les power ballades "I’ll See You In My Dream" et "It Takes Two" dans lesquels claviers et guitares se soutiennent mutuellement. Certains titres déménagent davantage "Shake Me Up", "Stranger To Me", "The Big Pitch" et permettent à Dann Huff de nous balancer de véritables coups de scalpel d’une oreille à l’autre. Pour un premier album, cela tient du prodige et démontre en 11 titres taillés XXL que leur patronyme n’est pas usurpé.



Après un pareil début et trois ans de silence discographique, certains les attendent au tournant comme dit l’un de mes amis flic. Peine perdue car ils reviennent avec l’idée d’en découdre, et se montrent encore plus incisifs sur "TIME TO BURN" qui paraît en 1992 avec des titres foudroyants tels que "Thunder And Lightning", "Chained", "Get Used To It", "Time To Burn" et "Lay It On The Line". L’album est de nouveau produit par Terry Thomas mais son enregistrement a lieu cette fois à Memphis, loin des paillettes de LA. Autre changement notable, les co-auteurs s’appellent désormais Van Stephenson et Jim Vallance (Bryan Adams), genre même niveau que les précédents. On retrouve avec ferveur les mid-tempos aux mélodies accrocheuses avec riffs plombés et nappes de claviers "Stay", "I’ll Be There" et des power ballades aussi prenantes que les précédentes "Lost In Paradise", "Save Me Tonight". Un retour enthousiasmant avec un album heavy(dent).



Souvenez-vous que bien avant le Tsunami de funeste mémoire nous avions déjà connu une énorme vague qui balaya la plupart des groupes de Hard mélodique, elle s’appelait Grunge et Giant n’y résista pas davantage que beaucoup d’autres.

C’est donc contre toute attente qu’ils refont surface en 2001 avec "GIANT III", mais avec tout de même un disparu Alan Pasqua. C’est Dann Huff, décidément multi- cartes, qui se charge des parties de claviers en plus de ses rôles habituels. Après un court instrumental pour se mettre en mains (en principe on dit en jambes mais pour un guitariste je vois pas le rapport) on attaque les choses sérieuses avec deux titres en tempo médium "You’ll Be Mine" et "Over You" aussi géniaux que ceux du passé et comme ils sont signés par les trois rescapés on peut penser qu’ils viennent d’être écrits et on se dit qu’ils n’ont pas perdu la main.
Les quatre morceaux qui suivent sont co-signés pour les deux premiers par Mark Spiro et pour les deux autres par Van Stephenson, compagnons des deux efforts précédents.
Power ballade enchanteuse "Don’t Leave Me In Love" avec guitares et claviers au diapason, "Love Can’t Help You Now" mid-tempo, "The Sky Is The Limit" rock pêchu avec guitare ravageuse, "It’s Not The End Of The Love" ballade avec piano dominant et une guitare plus lascive que votre dernière rencontre. Retour aux compos perso avec "Oh Yeah" un Rock plutôt basique comme son titre le laissait supposer, mais surtout "I Can’t Let Go" : ce titre c’est de la balle(ade) pour franchir les dernières défenses de celle qui vous résiste, tout en délicatesse, avec arpèges de guitare et tout le toutim. En bref, un album qui concilie le côté FM du premier paru et le côté Heavy du second.



Neuf ans se sont écoulés depuis, espérons que le feu sacré renaisse un jour de ses cendres…

Steven Curtis Chapman "This Moment" (2007)


3 ans se sont écoulés depuis la dernière livraison de Mister Chapman. En effet, autant les artistes chrétiens sont plutôt prolifiques au début de leur carrière en sortant un album tous les ans, autant au bout d’un moment ils prennent leur temps. Steven Curtis Chapman est pour le coup dans la même situation que Michael W. Smith par exemple qui lui aussi sortait un CD tous les ans au départ et qui maintenant a ralenti la cadence sérieusement. Toute sa discographie est absolument extraordinaire. Aucun mauvais album, même si certains sont un peu au dessous de l’ensemble. J’en suis arrivé à guetter le faux pas de Steven Curtis Chapman un peu comme la fait Michael W. Smith avec "STAND" son dernier opus qui n’est franchement pas bon quand on connaît le reste.

Rassurez vous, ce "THIS MOMENT" est loin d’être raté. Bien au contraire. Après un album pour le moins introspectif, "ALL THINGS NEW", celui-ci revient sur des compos aérées ou on sent la joie de Steven Curtis Chapman à chaque note. Des titres pop rock explosif comme "Something Crazy" et "Children Of God". On retrouve le Steven Curtis Chapman qui dépote et ce n’est pas fini avec dans le même genre "You Are Being Love" et "With One Voice". Il est à noter que tous ses albums se terminent par une ballade sauf celui-ci. Au rayon ballade d’ailleurs il n’y en a que 2, le superbe "Cinderella" et "One Heartbeat At A Time". Le reste est dans le plus pur style Steven Curtis Chapman, une pop racée avec des chœurs divins comme sur le magnifique "Yours" ou le très Beatles "Definition Of Me". Encore une fois, ce "THIS MOMENT" frôle la perfection si on veut chipoter car le terme frôler n’est peut être pas le plus adéquat. Dans ma playlist de 2007 il figure en très bonne position, ça c’est sur.

Pas de surprise, car tous ses CDs, ou presque, je les mettais dans mes playlists des années concernées par leurs dates de sorties. Quel artiste peut relever ce défi aujourd’hui, pas grand monde.

Steven Curtis Chapman "All Things New" (2004)


En 2004, sort ce "ALL THINGS NEW". Après, "ALL ABOUT LOVE" qui était une ode à l’amour et surtout à celui de sa femme, cet "ALL THINGS NEW" se veut plus introspectif. Rien qu’à la pochette, on sent le repli sur soi. Un homme assis seul, la haut sur la montagne.

Et c’est vrai que cet album est assez calme dans l’ensemble. Il y a toujours des titres plus enlevés comme "Only Get Started", "Please Only You" ou bien "Coming Attraction" mais on ne sent pas le peps des autres albums. Même si ces titres sont excellents ils n’ont pas la fulgurance de "Dive" ou de "Jesus Is Life" par exemple. A coté de cela, il y a toujours des fulgurances musicales comme la bombe "Much Of You" typique de ce que Steven Curtis Chapman maîtrise à la perfection, un titre assez lent avec une puissance au niveau du refrain incomparable. Le hit "All Things New" qui ouvre le CD est aussi une pièce de choix. Le très Beatles, "Big Story" un morceau pop de toute beauté. Le reste est agrémenté de ballades comme le bonhomme sait si bien nous en pondre. Un peu trop à mon gout sur cet opus car aussi elles ne font pas partie de ces plus belles réussites dans le genre. A part la superbe "Treasure Of Jesus" qui clôt le CD, une chanson piano voix qui tutoie les sommets.

Comme d’habitude avec Steven Curtis Chapman on n’est pas déçu, les critiques que l’ont peu apportées sont juste en rapport avec sa formidable discographie que certains aimeraient bien avoir, même simplement le temps d’un seul album.

vendredi 3 juillet 2009

Dan Seals "Rebel Heart" (1983)


En 1983, Dan Seals publie "REBEL HEART" qui s’avère un album de transition entre sa période Westcoast avec les albums "STONES", "HARDBINGER" et le virage country définitif qu’il va négocier avec "SAN ANTONE" l’année suivante.

Vous savez déjà que j’aime Dan Seals pour la délicatesse de sa voix et celle des mélodies qu’il interprète, cet album ne faillit pas à cette constante. On remarque par ailleurs que c’est un de ceux dans lesquels il s’est le plus investi puisqu’il y signe 4 titres et en co-signe 4 autres (avec notamment Van Stephenson et Dave Loggins) sur les 10 qui le composent. La première partie représente la tendance Calif qu’il s’apprête à délaisser, avec des titres aux mélodies soft riches en chœurs "After You", "Up On The Hill", "You Really Go For The Heart". Dans la seconde, l’ambiance est plus proche de Nashville que de Los Angeles "On A Night Like This", "God Must Be A Cowboy" le titre donne le ton. Mais mon morceau favori s’appelle "The Banker" un Country Blues assez inhabituel où sa voix chaude entre grave et médium donne toute sa dimension.

Rappelons que Dan est décédé en mars de cette année 2009, à l’âge de 61 ans, qu’il avait classé une dizaine de titres au Top Ten, et que son dernier effort studio "MAKE IT HOME LIGHTYEAR" était sorti en 2002. L’une de ses particularités était d’être gaucher et de jouer sur une guitares avec les cordes à l’envers, les graves vers le bas. Si vous vous sentez capable…