lundi 31 août 2009

Bill Quateman "Just Like You" (1979)


En 1979, Bill Quateman s'entoure principalement des futurs membres du Larsen Feiten Band, ses 2 leaders (claviers, guitares) et Lenny Castro (percussions) ainsi que David Hungate (basse), de Jeff Baxter (guitare) et de Michael McDonald (c'est pourquoi j'en parle) aux choeurs sur certains titres.

On commence en tempo mesuré avec "Didn't Have The Heart" aux guitares soyeuses que l'on se prend à fredonner dés le second couplet. "One Night In The Heat" groove davantage avec voix haut-perchées et solo de guitare mélodieux à la Buzz Feiten. "I Want To Be Known" est plutôt Soul blanche avec piano et guitare qui sautillent. Ballade amoureuse avec "Just Like You" soutenue par le piano de l'interprète avec un solo de saxo et des violons pour faire joli. Une autre ballade tendance Gerry Beckley (America) avec "And The Night Goes On Forever" qui bénéficie de la présence de Valerie Carter. "It's Alright", la troisième d'affilée ça fatigue, mais comme j'ai le vinyl et qu'elle commence la face B, j'ai eu le temps de faire un break en allant chercher une bière dans la cuisine. On retrouve un peu de vigueur avec "Judging By The Light" et surtout "You're So Heavy" dans lequel Bill Quateman démontre que Michael Jackson n'a pas été le seul blanc à chanter comme un noir. On repart en ballade avec "Nobody's Fool" où l'on distingue les contre-chants caractéristiques de Michael McDonald et "On The Boardwalk" qui clôture un album qui ne tient pas tout à fait ses promesses mais s'écoute sans déplaisir.

jeudi 6 août 2009

AOR "Journey To L.A" (2009)


Depuis l’an 2000, Frédéric Slama aligne les albums en toute réussite, toujours sous le nom d’AOR et le "petit" dernier, 7ème du nom, intitulé "JOURNEY TO L.A", ne déroge pas à la règle.

Toujours en compagnie de Tommy Denander (Radioactive, Sayit, Prisoner) à la guitare et à la production, soutenu par la voix magistrale de Philip Bardowell (Beach Boys, Unruly Child, Places of Power) sur 7 titres (l’album en comporte 12), la musique de ce nouvel album est un véritable nectar mélodique, inégalé, incroyable de force et de finesse et toujours hyper enthousiasmant. La plénitude émotionnelle est à son apogée sur toutes les compositions que ce soit celle exprimée par Philip Bardowell, véritablement au sommet de son art, par Dane Donohue sur "West Into The Sun", par Fergie Frederiksen (Toto) sur "Desperate Dreams", par Bill Champlin (Chicago) sur la nouvelle version de "Lost In Your Eyes", par l’impeccable Steve Overland (FM, Shadowman, Overland) qui ouvre l’album avec "Waiting In The Darkness".

Tout auditeur passionné de rock FM sera bouleversé par cette musique haut de gamme, riche en mélodies, puissante parfois par l’apport plus expressif des guitares légèrement plus agressives. Cet album s’installe au fil des écoutes au panthéon du rock FM avec toutes les qualités requises à cet exercice difficile. En effet les refrains, les chœurs soutenus par les claviers idylliques feront trembler de bonheur par leur caractère si spécifique, si classique aussi, mais surtout si lyrique et si jouissif. Chaque titre comporte de l’énergie, du style : Westcoast sur "West Into The Sun", FM sur "Love Remains The Same" et avec répétons-le la prédominance éclatante des guitares à la fois cristallines et puissantes, alliées à des claviers toujours présents, à point nommé pour apporter cette touche de douceur impérative à cette musique si chatoyante.

Alors si toutes les compositions ont en elles ce parfum alléchant si FM (mélange de Whitesnake et de Foreigner), il sera difficile de sortir du lot un titre en particulier. De "Waiting In The Darkness" à "Never Surrender" prédominent guitares et refrains assassins, les plus remuants étant "Don’t Turn Back", "Desperate Dreams" et "Never Surrender" ce dernier affolant nos oreilles avec un solo de guitare génial et absolument monumental de plus de 4 minutes. Ensuite de "The View Of You" à l’instrumental qui clôt l’album "You’re My Obsession", un peu plus de douceur grâce aux claviers, pour caractériser ce "JOURNEY TO L.A" véritable joyau mélodique. Petite explication pour l’instrumental susnommé : composition de haute volée due au travail d’orfèvre de Bruno Levesque (Silence) qui enfin rejoint Frédéric Slama dans l’expression exaltante de ce rock FM d’anthologie !

C’est donc un album sensationnel aux musiciens expérimentés, qui offrent avec art leur passion : citons Steve Lukather (Toto), David Williams (Michael Jackson, George Benson), Eric Barkdull aux guitares, David Diggs (Irene Cara, Quincy Jones) et David Getrau aux claviers et à la basse, Joey Heredia (Stevie Wonder, Joe Sample) aux fûts, tous apportant leur pierre à cet édifice musical somptueux. Une œuvre de toute beauté qui va éclater de mille feux au firmament de ce rock FM ô combien renouvelé, ô combien exaltant ! Bravo à Frédéric Slama et à tous ces musiciens de classe internationale pour cette page musicale admirable et déjà essentielle ! Tout simplement magistral !!!

John Parr "Man With A Vision" (1992)


Quand un chanteur est appelé par David Foster pour co-écrire et chanter "St. Elmo's Fire (Man in Motion)" (numéro 1 au Billboard en 1985) c’est qu’il a du répondant. En 1992, à la parution de "MAN IN VISION", John Parr a déjà deux albums à son actif mais 6 ans se sont écoulés depuis le dernier. Pour cent-cinquante euros remboursés par la Sécurité sociale, un psychologue professionnel vous expliquerait qu’il est paresseux et que cela vient de son nom.

Son premier album "JOHN PARR" publié en 1984 contenait deux titres dont je me rappelle encore "Love Grammar", "Revenge" et le second "RUNNING THE ENDLESS MILE" sorti en 1986 deux autres que j’adorais aussi "Two Hearts" et "The Story Still Remain The Same". Plusieurs titres de ce nouvel effort se révèlent de la même trempe, à commencer par "Startin’ All Over Again", "Restless Heart" et "Ghost Driver" trois mid-tempos dotés d’une évidence mélodique qui laisse pantois. Vocaliste hors pair à la voix râpeuse comme une langue de chat, John Parr excelle dans tous les registres : du musclé "Come Out Fighting" au plus cool "This Time" en passant par les intermédiaires "Everytime" ou "Dirty Lovin’" aux accents Stoneiens. Multi-instrumentiste d’envergure, notamment question guitare, il délaisse les claviers au profit de Richard Cottle et de John Cooke déjà présents sur l’album précédent.

Un CD qui rejoindra illico vos favoris grâce à des refrains flamboyants et à des arrangements puissants et soignés qui mettent en valeur les lignes de guitares et de claviers. N’en déplaise à l’orthographe, je qualifierais l’ album d’imparrable…

Crash The System "The Crowning" (2009)


Après quelques sorties dites "metal", le label italien Frontiers renoue avec l’AOR et le mélodique en particulier et nous propose aujourd’hui ce détonnant nouveau projet nommé Crash The System. Car il s’articule autour de musiciens de renom : le compositeur Sören Kronqvist (il a écrit pour House Of Lords notamment) et le batteur-producteur Daniel Flores (Mind’s Eye), qui ont travaillé ensemble sur cet album, mélange de Hard Rock, d‘AOR des 80’s et de metal. Avec de plus les sommités vocales que sont Göran Edman (ex-Yngwie Malmsteen, John Norum, Brazen Abbot), Mats Levén (ex-Yngwie Malmsteen, Infinite Mass), Thomas Vikström (ex-Talk Of The Town, Candlemass) et Björn Jansson (ex-Ride The Sky, Tears Of Anger), cette galette intitulée "THE CROWNING" recèle de vrais trésors mélodiques, une inspiration digne d’un must. La diversité au niveau du chant et des compositions donne un cachet particulier à l’ensemble très bien structuré, on pense à du Foreigner avec des claviers royaux, tenus par Daniel Flores bien sûr, avec toujours du rythme, tantôt percutants tantôt enjôleurs, et ce tout le long de l’album. Seuls 2 titres dépassent les 4 minutes, cela donne un album incisif, compact, tonitruant. Un vrai régal pour les oreilles, les chœurs et les refrains continuels donnent des frissons, plus on écoute ce disque, plus on est sous le charme, c’est vraiment une sacrée nouvelle référence !!!

Tous les titres au nombre de 13 méritent le détour et nous citerons plus particulièrement "I Still Believe In Love" pour son côté AOR prononcé et sa mélodie ravageuse, "Love Is In Your Eyes" une ballade romantique assassine aux sonorités particulières, "Broken Glass" au rythme étincelant, un vrai régal, "Don’t Tell Me No Lies" absolument énorme, "Enough Of Your Lovin" absolument magnifique avec du rythme et cette pointe rock FM caractéristique, "Higher And Higher" et "Without Chances" pour leurs énergies FM mélodiques incontestables, alliées à un lyrisme indéniable. Un album magnifique une fois de plus délivré par ces talentueux musiciens scandinaves qui savent manier leur savoir-faire mélodique de façon imparable et avec une maîtrise totale !!!

samedi 1 août 2009

Cher




"CHER" (1987)
"HEART OF STONE" (1989)
"LOVE HURTS" (1991)

Cette année, un français sur deux ne part pas en vacances. En conséquence, ma copine m’a préparé une sélection de CD’s que j’écouterai sur la plage pour meubler ma solitude.

Sonny Bono fût le premier mari de Cher, on se souvient du duo Sonny And Cher dans les années 60 ("I Got You Babe", "The Beat Goes On"…), elle fût ensuite mariée brièvement à Gregg Allman qui l’épousa en Cher et en noces… puis elle fût notamment la compagne de Richie Sambora, comme quoi mélanger travail et vie privée a parfois du bon.
Si des esprits critiques affirment qu’elle a passé plus de temps sur les tables d’opération que dans les studios d’enregistrement, il y a au moins une chose qui n’a pas changé chez elle c’est la qualité exceptionnelle de sa voix. Une voix musicale aux harmoniques graves capable de vous électriser en pleine grève EDF.

En 1987, Cherilyn Sakisian publie l’album "CHER" qui mérite une écoute attentive. A cette époque, ses camarades de jeux s’appellent Michael Bolton, Desmond Child, Jon Bon Jovi et Richie Sambora ou encore Jon Lind. Ils lui écrivent de petits hits mondiaux par brouettes et la plupart joue ou chante sur ses disques en compagnie d’autres pointures telles que Steve Lukather, Michael Landau, Bill Payne et Will Lee. "CHER" contient plusieurs titres imparables dont le fameux "I Found Someone" signé Bolton/Mangold et la ballade qui vous retourne (si je puis dire mesdames) "My Main Man" due à la plume prolifique de Desmond Child. Un album d’AOR sans remplissage dans lequel il est difficile de trouver une faiblesse, un florilège de Power ballades et de mid-tempos portées par les guitares et les claviers et soutenues par des chœurs assurés par des chanteurs top niveau du genre de Joe Lynn Turner et de ceux cités plus haut. "We All Sleep Alone" ballade Bon Jovienne dans laquelle David Bryan (BJ, Keyboards) s’en donne à cœur joie. "Pefection" mid-tempo idyllique avec l’excellente guitare rythmique de John McCurry, au refrain estampillé Desmond Child que l’on connaît aussitôt par cœur. "Skin Deep" véritable ode aux synthétiseurs. "Working Girl" mélodie en or aux claviers chatoyants dans lesquels s’immisce un solo de guitare de John Putman. Chaque morceau est digne d’éloge et quand vous saurez que la production est signée John Kalonder (Journey, Night Ranger, Boston), tout autre commentaire deviendra superflu.

En 1989, Cher remet le couvert avec à peu près les mêmes auxquels on ajoute Jonathan Cain et Peter Cetera pour faire bonne mesure. "HEART OF STONE" est tout aussi remarquable par l’immédiateté des compos pour la plupart co-écrites par Diane Warren "If I Could Turn Back Time". "You Wouldn’t Know Love" qu’elle signe avec Michael Bolton nous fait une fois de plus regretter qu’il aie déserter les rangs de l’AOR pour des contrées plus lucratives car c’était indubitablement l’un de ses meilleurs songwriters. On trouve par ailleurs deux titres signés Jon Lind "All Because Of You" et l’incontournable "Kiss To Kiss" dont lui-même donnera sa version sur l’album "REALLY" de The Fifth Avenue Band. "Emotional Fire" n’aurait pas déparé sur un album de Bon Jovi de par son énergie communicative emmenée par la voix puissante de la chanteuse. L’album se termine par un duo qui nous permet de retrouver l’un de nos chanteurs de prédilection Peter Cetera.

Cher continue sur sa lancée en 1991 avec son troisième et dernier album chez Geffen Records "LOVE HURTS" qui mélange allègrement AOR, Pop et variété, ce qui le situe un poil en de-ça de ses prédécesseurs si l’on veut vraiment chipoter et compte-tenu du fait qu’il contient 4 titres non originaux. Des nouvelles voix font leur apparition, celles d' Andrew Gold (Wax), de Richard Marx et de Richard Page (Pages, Mr Mister). Ce dernier chante en duo avec Cher "One Small Step". Mon morceau préféré s’appelle "World Without Heroes", une mélodie touchée par la grâce qui vous fait pousser des ailes. On peut encore citer "When Lovers Become Strangers" une ballade à mourir pour ses yeux, "Who You Gonna Believe" un mid-tempo envoûtant avec les claviers de Kim Bullard (Marc Jordan) et la guitare de Steve Lukather, "Love And Understanding" mid-tempo signé Diane Warren et la power ballade "Fires Of Eden".

Cher, une chanteuse phénoménale doublée d’une excellente actrice (Mask), et sorte d’incarnation de la femme fatale.