mardi 27 octobre 2009

West Of Sunset "West Of Sunset" (1992)



Encore une énorme réédition sur le label Yesterrock. En effet, pour se procurer cet album de West Of Sunset il fallait se lever de bonne heure et encore...

Cet opus date de 1992 et est composé de 2 Suédois, Bjorn Strom qui officie au chant à la guitare et aux claviers et Thomas Axelsson bassiste et guitariste. Référencé sur tous les sites de Westcoast, je n'ai jamais compris ce classement. Pour moi ce West Of Sunset n'est pas vraiment un album de Westcoast mais plutôt un excellent CD de Pop AOR Scandinave. Bien entendu quelques réminiscences Westcoast sont quand même présente avec "Ocean Boulevard" ou bien "I Just Wanna Hold You" mais cela ne représente pas l'essence même du CD. La voix de Bjorn Strom rappelle d'ailleurs celle de Jeff Scott Soto sur certains morceaux comme le très rock "Gimme Your Love". Comme tous les groupes Scandinaves, l'accent est porté sur les parties vocales qui sont magiques. Il faut écouter les monstrueux "Now You're Gone" et "Giving My Heart Away". Avec ces titres on est proche de Michael Learns To Rock. Même Ace Of Base a piqué le rythme de "Time Is All We Need". Rassurez vous rien de rédhibitoire car avec ce superbe titre on est pas dans de la dance préfabriquée à deux balles mais simplement sur un titre au rythme entrainant qui bénéficie lui aussi de parties vocales à mourir. Pour retrouver du pur AOR, jetez une oreille sur "Homeward Bound" et "Taking A Chance" qui est sans doute le meilleur titre du CD. Une bombe que je ne me lasse pas d'écouter.

Ce West Of Sunset est vraiment un must à tout point de vue. Quand les Scandinaves sont à ce niveau de classe et de mélodisme, on ne peut que s'incliner devant tant de talent.

Un conseil, que ceux qui sont allergiques à la Westcoast ne passent pas leur chemin car ils seraient assez surpris de constater combien cet opus est un grand CD d'AOR.

jeudi 8 octobre 2009

Jack Wagner "Don´t Give Up Your Day Job" (1987)



Je l'attendais depuis longtemps et maintenant que mon souhait est exaucé, je suis ravi. En effet, avec "DON'T GIVE UP YOUR DAY JOB" la trilogie de Jack Wagner après "ALL I NEED" et "LIGHGHTNING UP THE NIGHT" se clôt. 3 rééditions pour 3 incontournables.

Le label Friday Music vient de rééditer ce chef d'œuvre qui trônait fièrement en vinyle sur mes étagères puis en CDR ensuite au vu des prix pratiqués pour l'acquérir. Cet album fait vraiment partie de mes incontournables et si je partais sur une ile déserte, il ferait très certainement partie de mes bagages. Des compos magnifiques, une liste de producteurs et de musiciens longues comme le bottin de New York, des songwriters tous plus inspirés les uns que les autres, bref un Monument. A une exception près, "Island Fever" qui fait vraiment tâche par rapport au reste. Une composition insipide qui n'a rien à faire au milieu d'un tel album. Heureusement, on oublie vite cette faute de goût en écoutant les "Love Find It" composé par Clif Magness et Glenn Ballard, "Easy Way Out" signé par Tom Kelly et Billy Steinberg et qu'on retrouve sur l'album d' I-Ten, "Common Man", "Lovers In The Night" co-écrite par John Bettis qui a beaucoup écrit pour Stan Bush, "Sneakin Suspicions" de la grande Diane Warren et "Back Home Again" qui clôt cet album de façon magistrale.

Il serait injuste d'oublier le duo magique avec Siedah Garret pour le morceau "I'ts What We Don't Say" qui est un monument...

C'est bien simple depuis 1987, cet opus tourne régulièrement sur mes platines et je ne m'en lasse pas. Pourtant, je connais par coeur les paroles et autres arrangements musicaux sur le bout des doigts mais cela ne fait rien, cet album me transcende toujours autant.

Franchement, si les fans d'AOR me lisent et ne connaissent pas encore ce monument, il est temps de réparer cet erreur et de se jeter sur cette réédition.

mercredi 7 octobre 2009

Jesse's Powertrip



Jesse Bradman, vous voyez qui c’est ? Je parle pour ceux du fond… Bon, je vous aide Saints And Sinners. Ah, tout de même ! C’était en 1992, un album étonnant qui portait certes la griffe d’Aldo Nova mais aussi celle du précité qui composait 50 % du matériel et qui jouait des claviers comme d’autres jouent des épaules. Après cela Jesse a rejoint Poison puis monté le groupe Innocent dont l’album est sorti en 1997. Le groupe se composait alors de Jesse Bradman (Vocaux, claviers ; Aldo Nova, Night Ranger), David Sikes (basse ; Boston, Giuffria), Bob Gilles (Guitare ; découvert par Mike Varney) et Curly Smith (Batterie ; Boston). L’album comportait de bonnes compositions hélas desservies par un son approximatif, genre démos d’origine.

Son projet suivant s’appelle Jesse's Powertrip et l’album "NOT SO INNOCENT" (1999). Le line-up est identique à l’exception de Curly Smith qui devait être le plus innocent des quatre. Du bon Hard Américain avec Bobby Barth (Axe) au mixage et cette fois ça roule. Dans les deux cas, la surprise c’est qu’en sus (me glisse une amie intime) de ses rôles habituels, Jesse assure également le chant d’une voix haute légèrement voilée avec beaucoup d’assurance. Une galette qui démarre tambour battant avec le très Rock "Let It Roll", déconseillé d’écouter face à face car risques de collision frontale, et le groovy "Heart To Heart" avec la guitare de Ritchie Kozen (Poison) qui décharge son venin dans un solo reptilien. Par la suite climat général est plutôt tempéré, avec une brise légère genre mid-tempo "Lonely Girl", "Leaving Home", "Hole In You Heart", celui-ci signé Cain/Waite/Gilles aurait pu figurer sur un album de Bad English, ou encore ballades et semi ballades "Sister Mercy", "Wanna Be Loved" cette dernière avec Mike Varney à la guitare solo. A propos de solo, la majorité sont assurés par Luis Maldonado (il joue sur le dernier Glenn Hugues "FIRST UNDERGROUND NUCLEAR KITCHEN") et il aurait mérité de faire partie intégrante du groupe. Pour les plus agités , l’up-tempo "Hotwired" clôture l’album sur une cavalcade effrénée avec Frank Hannon en soliste (Tesla) qui prend également celui de "Lonely Girl".

Quant à la pochette, elle illustre le titre de l’album par la photo d’un bébé braqué par un revolver. Comme finesse j’ai connu mieux… Nobody’s perfect !