samedi 28 novembre 2009

Shark Island "Law Of The Order" (1989)



On commence par un titre riche en Oméga-3 "Paris Calling", condensé de Hargne Rock, un croisement entre Billy Idol, période Steve Stevens, et Blackie Lawless (WASP, dont je conseille à tous les fans des Who l’album gigantesque "THE CRIMSON IDOL"). On pige d’entrée que l’album est à tendance brutale, pas de sucreries, on va à l’essentiel avec riffs en éclats de shrapnel, rythmique artillerie lourde et voix de rauqueur.

La colonne vertébrale du groupe c’est Richard Black (chant) et Spencer Sercombe (guitares) qui se sont adjoints à l’écriture les services de Jack Ponti (Bon Jovi, Stan Bush etc…) de Dave Sabo (Skid Row) et de Matt Bissonette (David Lee Roth). On poursuit : "Shake For Me" couplets mordants et refrains accrocheurs avec toujours ces riffs tranchants à la Jack l’éventreur. "Somebody’s Calling" "Spellbound" voix à l’arrachée, guitares qui creusent profond et des refrains qui vous font headbanger comme au temps où vous aviez des cheveux. "Passion To Ashes" faux airs de Blues Rock pas très éloigné du dirigeable. "Get Some Strange" "Ready Or Not" rocks binaires qu’on entonne en se déhanchant devant la glace avec pour le premier un break apaisé qui précède le retour à un refrain dévastateur. "Why Should Have Believe" ballade bluesy voluptueuse qui démontre une nouvelle fois l’habileté des durs à cuire dans ce domaine. On termine avec une reprise incendiaire limite méconnaissable du hit de Fleetwood Mac "The Chain".

En conclusion, un méga album qui l’fait, que certains kiffent grave et que j’aime trop pas !

Steven Curtis Chapman "Beauty Will Rise" (2009)



Je me doutais un peu que ce nouvel essai de Steven Curtis Chapman n’allait pas être d’une gaîté à toute épreuve. En effet, cet album a été conçu suite au décès d’une de ses filles par accident. Néanmoins, j’avais lu une critique dithyrambique sur Melodic.net qui avait mis 5 étoiles ce qui est assez rare. Je me disais donc que malgré la douleur et la peine, Steven allait nous faire encore un album rempli d’émotion en y apportant son talent de mélodiste indéniable. Force est de constater que je m’étais trompé. Non pas sur le coté triste mais plutôt sur la qualité d’ensemble du CD. Je le dis haut et fort, "BEAUTY WILL RISE" est de loin le plus mauvais album du chrétien.

Je ne suis pas contre les titres lents avec des ambiances intimistes mais sur 12 morceaux cela fait un peu beaucoup. De plus, sur cet album,  je dirais que l’émotion tue l’émotion. Ne comprenant rien aux paroles, j’avoue être passé totalement à coté de la tristesse et de la douleur que Steven insuffle dans ses textes et ses mélodies. J’ai déjà été touché par des titres qui parlait d’un être cher disparu comme "He’s My Son" de Mark Schultz ou "My Father’s Chair" de Rick Springfield, mais ici rien de tout cela. La faute à un manque de mélodie, à une épure trop importante sur la construction des titres qui fait qu’on se ballade de titres intimistes acoustiques à d’autres encore plus intérieurs piano voix. Seul quelques parties de cordes viennent de temps en temps rehaussé les compos mais sans vraiment faire décoller l’ensemble. Conséquence, une certaine torpeur voir un certain ennui à la fin de l’album. J’avais hâte que cela se termine.

Alors je me doute bien que perdre un enfant est la chose la plus horrible qui soit, mais je pensais qu’un croyant comme Steven Curtis Chapman allait justement se servir de sa douleur et de sa peine pour décupler son talent et nous pondre des titres grandioses. Au lieu de cela on se retrouve comme si on était chez lui et qu’il nous assène soit avec sa guitare, soit avec son piano des bluettes (aux paroles certainement fortes) qui ne décollent pas.

La déception de l’année pour moi à n’en pas douter car jusqu’à présent il n’y avait eu aucune fausse note dans toute sa discographie.

mardi 17 novembre 2009

Blanc Faces "Falling From The Moon" (2009)



Les frères La Blanc n'ont pas vraiment de chance. En effet, ce nouveau Blanc Faces sort en même temps chez Frontiers au milieu de deux autres sorties de poids : Mastedon et WET. Du coup, peu de personne ont parlé de ce second album du groupe des deux frangins. Pourtant le premier sorti en 2005 avait été pour tous les fans d'AOR pur et dur, une franche réussite.

Avec "FALLING FROM THE MOON", on est plus dans la réussite mais dans le Monument. En effet, j'estime que cet opus s'il était sorti en 1985 ou 1986 serait aujourd'hui autant reconnu que "VITAL SIGNS" de Survivor. On en à fait trois tonnes, à juste titre, sur Pride Of Lions, et bien franchement ce nouveau Blanc Faces n'a rien a envié aux 3 albums du groupe à Jim Peterik. Alors certes, j'entends déjà poindre les grincheux qui vont trouver cela trop conventionnel. A ceux la je répondrais simplement que tous les styles de musique peuvent paraitre conventionnel, rien ne ressemble plus à un album d'ACDC qu'un autre album d'ACDC, ici on est dans l'essence même de l'AOR et ce style a une identité propre qui se résume en quelques points, un gros son, un grand chanteur, des mélodies mémorisables de suite et des musiciens qui font le boulot. Avec cet album, tous ces ingrédients sont présents et bien plus encore.

Que dire d'un titre comme "I Come Alive" qui ouvre l'opus qui est vraiment le morceau de l'année ni plus ni moins. Et puis "Falling From The Moon" qui est construit comme les titres de Pride Of Lions à ceci prêt que Robbie La Blanc fait office de deux chanteurs à lui tout seul. Et encore la ballade qui tue, "Everything" qu'on croit déjà avoir entendue mais qui frôle le sublime. Le groupe sait de temps en temps durcir le ton sur le très rock "Like A Believer" qui lorgne plus du coté de Giant. Le CD se termine par trois titres exceptionnels que sont la superbe ballade "Light Of The World", le magique "I Will" qui rappelle le titre "I Come Alive" du début et une autre ballade sublissime "Fly". La voix de Robbie La Blanc est tout bonnement somptueuse. Le gratteux en chef Butch Taylor délivre à chaque fois des soli incisifs, la section rythmique est au diapason.

Vous l'aurez sans doute compris que cet album fait partie de mes incontournables de 2009 qui commencent à devenir nombreux. En effet, je ne me rappelle pas une année musicale avec autant de bons albums. Une mention particulière pour Frontiers qui nous a quand même pondu cette année de nombreuses pépites.

NB: A noter que sur cet album joue Kyle Woodring décédé en septembre 2009. Ce type avait quand même une carte de visite intéressante puisqu'il avait officié avec Survivor et Dennis De Young entre autre. Il laisse derrière lui ce testament musical dont il peut être fier.

Mastedon with John Elefante "3" (2009)




Je remercie le "boss" de Frontiers d'avoir ressorti du placard, John Elefante, qui fait partie de mes 5 chanteurs préférés. En effet, depuis 1999 et "DEFYING GRAVITY" on n' avait plus de nouvelle. Quelle surprise d'apprendre que John revenait avec non pas un solo à proprement dit mais avec un nouvel opus de Mastedon. Attention, cela semble être un coup marketing de Frontiers car le CD est aussi sorti sous le nom John Elefante with Mastedon. Frontiers a pris délibérément le partie de donner une suite à "IT'S A JUNGLE OUT THERE" et "LOFCAUDIO". Il faut dire que ces deux albums sont considérés comme des incontournables dans le genre Hard FM, AOR. D'ailleurs, le label ressort le "IT'S A JUNGLE OUT THERE" aujourd'hui introuvable ou très dur à se procurer.

Le projet Mastedon est né après le passage de John Elefante dans le groupe Kansas en remplacement de Steve Walsh. Il créa avec son frère Dino le label Pakaderm Records qui produisit un tas de supers albums chrétiens pour Petra et Halo entre autre. Au milieu de ces productions, les deux frangins sortent le projet Mastedon ou il sont rejoint par Dave Amato entre autres (Reo Speedwagon) et d'autres musiciens et vocalistes. Sur le premier Mastedon, John ne chante pas beaucoup, il se contente de composer, de produire et de jouer, sur "LOFCAUDIO" il est nettement plus présent et cela donne d'ailleurs un album nettement moins Hard que le premier. Un must de l'AOR. D'ailleurs cela serait une bonne idée que Frontiers nous le ressorte également.

Ensuite John va sortir deux albums solos "WINDOWS OF HEAVEN" et "CORRIDORS" pour arriver à  ce "DEFYING GRAVITY" en 1999 chez Frontiers. Ces 3 opus solos sont vraiment des incontournables dans ma discothèque. J'étais donc ravi de retrouver notre ami John ainsi que son frère Dino et Dave Amato pour le retour de Mastedon.

Pour faire un résumé global, je dirais que ce "3" est un mix entre la période Kansas, celle Mastedon et celle de sa carrière solo. On retrouve les ingrédients de ces 3 projets au sein de ce "3". Pour Kansas, le référence va de soi avec l'invitation de Kerry Livgren sur l'épique "One Day Down By The Lake". Ce titre de plus de 10 minutes fleure vraiment bon le grand Kansas et propose un grand moment de rock FM progressif. Une pierre angulaire sur le CD. On retrouve également Kansas avec la reprise de "Dust In The Wind" en plage 11. Ce méga hit de Kansas est réorchestré et on se délecte toujours de ce titre sublime.

Le côté Mastedon est plus présent sur des titres comme "Slay Your Demons" assez hard dans l'ensemble mais avec un refrain très mélodique. Egalement sur le rock dur et endiablé de "Water Into Wine" ou John nous la joue rentre dedans comme rarement. L'aor de "LOFCAUDIO" est présent sur le très bon "Western World".

Mais je préfère John quand le style lorgne vers ses propres albums solos. Les excellents "Revolution Of Mind", "Nowhere Without Your Love" et surtout "Questions" prouvent combien ce type excelle dans ce genre de compos ultra mélodique.

A la fin du CD, il ressort une impression agréable mais pas d'épanouissement total. En effet, par moment cet album est assez ardu à écouter. Le titre de 10 minutes, d'autres comme "That's What You Do" sont de bons titres mais qu'on écoute avec parcimonie.

A côté de cela il y a d'autres plages qui coulent dans nos oreilles comme du bon miel.

Cet album "3" restera dans les années à venir comme un très bon album car extrêmement riche en arrangements et en trouvaille musicale. Pour l'instant il peut paraitre un peu abscond pour certains, dont je fais partie. Il n'en demeure pas moins qu'objectivement John Elefante prouve avec cet album qu'en plus d'être un grand vocaliste, il est un compositeur et un arrangeur hors pair. Un album aussi riche où l'on découvre à chaque écoute des subtilités musicales ne peut être qualifié d'album moyen.


dimanche 15 novembre 2009

Witness "Witness" (1988)



Réjouissons nous ! En effet, en ce moment il y a pléthore de réédition de qualité. YesterRock fait partie de ces labels à l'instar de Renaissance Records, qui nous ressortent des bonnes grosses pépites AOR, Hard FM qui étaient impossible à trouver en format CD.

L'album de Witness en fait partie. Personnellement, j'avais cet opus en format CDR avec une vieille pochette pourrie en noir et blanc. Au vu de la qualité de cet opus, j'étais donc plus que ravi qu'il ressorte à un prix abordable. Cet unique opus du groupe est considéré pour beaucoup comme un incontournable du Hard FM, à juste titre. Il faut dire que la voix de Debbie Davis y est pour beaucoup. Elle illumine de toute sa classe cet opus ainsi que ces complices musiciens. Au niveau des guest c'est pas mal non plus puisque on retrouve Steve Smith et Neal Schon de Journey, Brad Gillis de Night Ranger, Danny Chauncey de 38 Special ainsi que Michael Bolton et Martin Briley qui co-signent des morceaux.

Cet album est un peu un mix entre la puissance de Saraya et le mélodisme de Heart. En effet, c'est loin d'être mou du bulbe et les titres dépotent grave aides en cela par une production dantesque de Bill Drescher et Kevin Elson. Même notre Johnny national connait cet album puisque sur son opus "CA NE CHANGE PAS UN HOMME",  il avait repris le hit "Desperate Lover" en le traduisant par "Le Nom Que Tu Portes". Sur ce même album il avait repris également "Dirty Love" de Thunder. Maintenant il écoute Christophe Mae c'est autre chose !

Que dire de plus sur ce CD si ce n'est que tous les titres sont tous excellents et forment une galette impressionnante. Que ce soit "Show Me What You Got", "Am I Wrong", le slow "Let Me Be The One" ou "Jum Into The Fire" tous peuvent être considères comme des musts du Hard FM. Une mention spéciale au guitariste Damon Johnson qui tout au long de la galette se déchaine comme un damné.

Le seul regret est que cet album resta sans suite. Sorti chez Arista en 1988, il semble que le groupe n'ait pas été très suivi par son gros label et comme beaucoup a disparu sans laisser de trace si ce n'est ce monument du Hard FM qui perdure avec le temps.

jeudi 12 novembre 2009

Foreigner "Mr. Moonlight" (1994)



En 1994, Mick Jones et Lou Gramm quelques peu échaudés par l’échec relatif de leurs productions séparées se rabibochent et publient "Mr. MOONLIGHT", un album sous-estimé à tort. Pour être franc je dois avouer que les changements de chanteur au sein d’un groupe ne m’ont jamais emballé même quand le chanteur en question fait partie de mes préférés comme c’est le cas aujourd’hui avec Kelly Hansen (Hurricane). C’est donc avec ravissement que j’accueillis le retour du Lou au bercail après 7 ans d’absence. La critique habituelle est que l’album manque de pêche et se contente d’enfiler ballade, semi ballade et mid-tempo comme Cynmi ses conquêtes. Et alors !! Cette galette fait partie des meilleures réalisations de l’étranger. Outre les deux leaders, nous trouvons Bruce Turgon à la basse, l’acolyte habituel de Lou Gramm, ainsi que Jeff Jacobs aux claviers et Mark Schulman à la batterie. Plusieurs titres méritent de rejoindre la cohorte de leurs hits passés : "Until The End Of Time" exquise ballade au refrain meurtrier qui vous prend les tripes grâce à cette voix jouissive qui nous manque tant, "Running The Risk", "Hand On My Heart" mid-tempo savoureux avec refrains comme aux bons jours, "Real World" ballade ténébreuse aux envolées lyriques avec des guitares qui viennent découper les nappes de claviers, sans oublier le slow braguette "I Keep Hoping" idéal pour la voix du chanteur. Pour ceux en manque de guitares électriques rapprochez-vous de "Under The Gun" et de "Big Dog" quasi instrumental dans lequel Mick Jones retrouve la vigueur de ses jeunes années, parole de groupie.

vendredi 6 novembre 2009

Foreigner "Can't Slow Down" (2009)



Il y a énormément de choses à dire sur le nouveau Foreigner. Déjà, il a fallut attendre 15 ans par rapport au dernier effort studio "Mr MOONLIGHT". 15 ans qui aura vu Lou Gramm quitter le groupe suite à une grave maladie, 15 ans qui aura vu arriver un nouveau chanteur Kelly Hansen (ex- Hurricane) et 15 ans qui aura vu fleurir moult compilation et autres live plus ou moins improbables. De fait du groupe original de 1977, il ne reste plus que Mick Jones aux commandes entouré de Kelly Hansen et de Jeff Pilson (Dokken) pour les plus connus. Depuis un moment le groupe nous annonçait un nouvel album studio mais on ne voyait rien venir. Aujourd'hui,  ce nouvel album "CAN'T SLOW DOWN" est la et j'étais impatient de voir ce que cela allait donner.

Je vais évacuer tout de suite les critiques que j'ai pu entendre disant que le CD était mou et qu'à part "Can't Slow Down" le premier morceau, au demeurant excellent, le reste était chiant à mourir. Je voudrais dire simplement que Foreigner ce n'est pas "UNUSUAL HEAT", album Hard avec Johnny Edwards au chant, ce n'est pas non plus que "Juke Box Hero" titre Hard. Foreigner c'est du rock FM où l'on navigue entre titres à consonances Rock mais aussi mid-tempos et slows rutilants. Foreigner c'est "That Was Yesterday", "Head Games", "Cold As Ice" ou "Say You Will". C'est aussi "Fool For You Anyway" un titre absolument génial qui figure sur le premier opus et qui est réinterprété et réorchestré en plage 13 sur "CAN'T SLOW DOWN". Foreigner c'est aussi un album qui passe un peu inaperçu dans leur discothèque et qui est pourtant un des meilleurs "Mr MOONLIGHT". Ce CD est une pure merveille et la dernière grande performance vocale de Lou Gramm. J'ai eu une inquiétude également quand je vis que Marti Frederiksen avait co-écrit la plupart des titres. En effet, on ne peut pas dire que ce compositeur m'ait enthousiasmé lors de son travail avec Aerosmith. Je vous le dis tout net, toutes mes inquiétudes , mes angoisses ont étés bien vite balayées à l'écoute de l'album. Je l'ai déjà dit mais je le répète cet album est peut être leur meilleur album. Je vais en choquer pas mal mais c'est pourtant ce que je pense en connaissant bien toute la discographie du groupe. En effet, à l'inverse de la plupart des albums du groupe, sur celui ci il n'y a pas de titres moyens voir mauvais ce qui était le cas auparavant. Il y a une qualité d'ensemble absolument ahurissante. Les compositions y sont pour beaucoup mais je dirais que le travail de Kelly Hansen est énorme. On avait signalé sur Arnel Pineda combien sa voix ressemblait à celle de Steve Perry et bien avec Kelly Hansen on a l'impression d'entendre le Lou Gramm des années 80. Sa performance vocale tout au long de l'opus est tout bonnement hallucinante voir hors norme. Quelques morceaux quand même à mettre en avant et qui sont vraiment incontournables comme le magnifique "In Pieces" et son refrain qui vous trotte dans la tête pendant longtemps. "When It Comes To Love" qui rappelle les grandes ballades du groupe avec le retour du saxo qu'on avait plus entendu depuis le 4. Le rock FM de "Living A Dream", l'AOR parfait de "Give Me A Sign", le retour au 70s avec "Too Late" qui rappelle les "Women" ou autre "Cold As Ice". A noter sur ce titre le retour de Russ Irwin pour l'écriture et au piano. Je vous dis cela car ce type a sorti début 90 un solo tout a fait recommandable et on n'avait plus de news. Pour finir la sublime ballade "I Can't Give Up" ou Kelly Hansen tutoie les sommets

En plus du nouvel album on a droit à un CD de remixes pour 10 standards du groupe qui n'apporte pas grand chose par rapport aux originaux.

On a droit aussi à un DVD intéressant mais pas transcendant non plus car on assiste pas véritablement à un concert mais à un montage de différents sets dans différents endroits. Un moment quand même émouvant c'est le retour de Mick Jones à Paris ou il se souvient qu'en 68 il accompagnait notre Johnny Hallyday national avec Jimmy Page.

On pourrait bien entendu utiliser les formules éculées du genre "retour gagnant" mais la c'est plus que cela. Ce groupe m'accompagne depuis 1977 et j'avoue que depuis 1994 j'étais un peu orphelin de leur musique même si j'ai acquis pas mal de compilations et autres live. Avec "CAN'T SLOW DOWN" ils redeviennent pour moi un de mes combos préfèrés pour un album qui figurera dans ma playlist de 2009.

Bridge 2 Far "Bridge 2 Far" (1989)



Un album comme on aimerait en entendre plus souvent mais manque de bol, comme on dit en Chine, c’est l’unique opus de la formation. Un projet dont le noyau dur est constitué de Mark Williamson et de John "JR" Robinson auquel j’ajouterai Chris Eaton dont la signature apparaît sur plusieurs titres et pas des moindres.

Un fantastique album de Westcoast/AOR dont la locomotive s’appelle "Heaven On Earth", une titre qui pourrait figurer sur la liste des cents meilleures chanson du genre qu’il serait instructif de dresser un jour. A lui seul il justifie l’achat du CD : rythmé avec des couplets et un refrain en béton armé porté par des voix puissante et des musiciens surdoués. La liste des participants est à ce titre éloquente : Steve Lukather, Michael Landau, Marty Walsh (guitares), Neil Stubenhaus (basse), David Paich (claviers) et des cuivres arrangés par Jerry Hey. Autant dire que les fans de Toto et de Chicago sont invités à acquérir l’objet (quand il sera réédité, ce qui sera plus sage pour les finances). La cerise sur le gâteau c’est que "Heaven On Earth" est l’arbre qui cache la forêt car les 9 titres qui composent l’album sont d’une précision supérieure à l’horlogerie Suisse. Par exemple je défie quiconque de résister aux refrains percutants de "Say You Will" et de la ballade "I Must Be Blind". A propos de ballade écoutez "Caught Inside Your Heart" et ses chorus de sax qui vous donneraient presque envie de renouer avec celle (ou celui) que vous maudissiez juste avant.

Si vous préférez que ça balance un peu plus mais avec élégance "We Got A Way", "This Is Killing Me" et "Straight To The Heart" sont faits pour vous. Le chant se rapproche souvent de celui de Michael Bolton (à qui je ne parle plus depuis qu’il a déserté nos rangs, mais dont j’écoute quand même encore les trois premiers CD’s) "Hold You Tonight".

A l’image de leur chanson fétiche, Bridge 2 Far c’est pas loin du paradis sur terre.

mercredi 4 novembre 2009

Martin Page "In The House Of Stone And Light" (1994)



Connu pour ses qualités de songwriter (Starship, Heart…) Martin Page se lance comme interprète en 1994 et le résultat est si convainquant que l’on s’interroge sur les 14 ans de silence qui suivront avant qu’il ne réitère l’expérience avec "IN THE TEMPLE OF THE MUSE" en 2008.

Sur ce premier effort, Martin est l’auteur et compositeur de tous les titres à l’exception de deux textes "Light In Your Heart" et "Monkey In My Dream" écrits par Bernie Taupin le partenaire habituel d’Elton John pour qui, 7 ans auparavant, il avait composé et produit l’album "HE WHO RIDE THE TIGER". On trouve d’ailleurs beaucoup de similitude entre ces deux disques, dans le style vocal tout d’abord mais aussi sur le plan mélodique. Cependant "IN THE HOUSE OF STONE AND LIGHT" demande un effort de la part de l’auditeur car les mélodies ne sont pas évidentes à la première écoute. Déclinés sur un mode personnel en tonalité soft plusieurs titres se distinguent néanmoins assez rapidement "Shape The Invisible", "Keeper Of The Flame" ou la délicieuse ballade "In My Room".

Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, il s’agit plus d’un album d’auteur que de celui d’un faiseur de tubes. Le genre de disque qui vous apprivoise au fil des écoutes.

dimanche 1 novembre 2009

Manassas "Pieces" (2009)



Vous en rêviez Rhino l’a fait, un album d’inédits et de prises alternatives du géant Manassas, le groupe fondé par Stephen Stills au début des années 70 dont vous pouvez écouter 7 titres complets à sur le site de Rhino.

Quand cela démarre avec un titre comme "Witching Hour" on se demande vraiment ce qui a pu l’écarter du second Manassas qui, tel quel qu’il existe, fût une déception pour les fans. Une mélodie racée et inspirée, avec la voix et les guitares qui vont avec. Le seul reproche que l’on pourrait faire à cet album est sa durée car certains titres n’ont pas leur forme définitive et sont sous la barre des 2 minutes, mais rien à redire quant au son et le titre de l’album est explicite "Morceaux". Parmi les titres connus, on en retrouve deux issus de son second album solo "Sugar Babe" et "Word Game" avec shuffle accentué, deux autres qui figuraient sur le second Manassas "Lies", dans une version supérieure avec en invité un Joe Walsh éblouissant à la guitare, ainsi que "Do You Remember The Americans". "My Love Is A Gentle Thing" était également précédemment paru sur le Box Set de CSN et "Love And Satisfy" sur le second Souther Hillman Furay Band. Toutes les versions sont évidemment différentes de celles publiées dans leurs versions originales. Pour le reste, du jamais entendu messieurs dames : le Country rock "Like A Fox" en duo avec Bonnie Raitt, deux reprises de classiques bluegrass "Panhandle Rag", "Uncle Pen", l’instrumental latino "Tan Sola Y Triste", "Fit to Be Tied" avec pédale Wha Wha impériale, le bluesy "High And Dry", la ballade Country "Dim Lights, Thick Smoke (And Loud, Loud Music)" et pour terminer un blues acoustique avec Stephen Stills seul à la guitare comme dans "Blues Man" sur le premier Manassas. Un album qui laisse bien augurer du coffret rétrospective annoncé par Rhino et sur lequel on espère retrouver des extraits des fameuses séances enregistrées avec Jimi Hendrix dont on ne connaît officiellement que "Old Times, Good Times" paru sur son premier effort en solo.