samedi 26 décembre 2009

Melidian "Lost In The Wild" (1989)



Dans la série futur sans avenir je vous présente 20 ans plus tard le groupe Melidian dont l’album "LOST IN THE WILD" emballa à juste titre les chroniqueurs de l’époque mais qui ne sut aller au-delà de ce premier essai pourtant convainquant.

Un album à écouter d’urgence le lundi matin pour se booster avant une semaine de travail. J’ai longtemps contemplé la pochette dans l’espoir que la lointaine tornade finisse par balayer les voiles qui masquaient les formes appétissantes de la jeune femme, mais ce fût en vain. Je me suis consolé avec la musique, on a les compensations que l’on peut. En l’occurrence, je n’y ai pas perdu au change car Chris Cade et consort font preuve d’une énergie redoutable dès "Rock Ready" aux riffs de guitares appuyés, avec rythmique plombée et gimmick de clavier de bon aloi sur les refrains. Question guitares agressives, saluons Jayson Lane dont les prestation sont remarquables tout au long de l’album "Livin’ Under The Gun", "Fire Up The Heart" mais la ballade "Sleepless Nights" met aussi à l’honneur les claviers somptueux de Eddie Wohl qui se montre efficace et discret sur le reste des titres. "Lost In The Wild" qui donne son titre à l’album est plus tempéré mais tout aussi performant grâce à la rythmique exemplaire de Pete Greene (batterie) et de Dave Clark Howell (basse). Enfin, la ballade atmosphérique "Broken Toys" qui clôture l’album de belle façon figurait sur celui d’Hellion le groupe (à ne pas confondre avec celui homonyme de Ann Boleyn) que Chris Cade avait monté 5 ans auparavant.

Lors de sa sortie, le vinyle comportait un sticker avec la mention "Métal de la 4ème dimension" témoignage d’une grande acuité critique mais aussi d’un don de voyance inversement proportionnel.

samedi 12 décembre 2009

Pages

Richard Page et Steve George sont deux copains d'enfance dont la présence vocale enrichit déjà un nombre phénoménal d'enregistrements quand ils décident de franchir le pas et de s'exposer dans la lumière.



Leur premier album sans titre paraît en 1978, une pochette mauve avec le dessin d'une créature sexy qui se penche sur un livre dont elle va sans doute tourner les "Pages". Ce premier essai s'avère un archétype de la musique Californienne de l'époque, un mélange de Soft Rock et de Soul blanche aux influences Jazzy, assez proche des Doobie Brothers version McDonald, de Kenny Loggins et précurseur Larsen Feiten Band, avec même parfois des réminiscences vocales héritées des Beach Boys comme sur "Let It Go" chanté par Steve, ou de Chicago avec "Listen For The Love". L'album est agréable à l'écoute : "Clearly Kim", "This Is For The Girls" mais pêche par un manque de tubes capables de le propulser en haut des hits parades malgré la parution du single "If I Saw You Again". Les compositions sont écrites par nos deux compères avec John Lang, le cousin de Richard. On trouve au détour des titres la présence de Peter Leinheiser (guitares), Michael Brecker (saxo) ou encore Philip Bailey (choeurs). Avec le recul, il s'avère un peu trop lisse mais déjà prometteur.



Ils reviennent en 1979 à une vitesse supérieure avec "FUTURE STREET" qui démarre par un tube (ou ce qui aurait dû être) "I Do Believe In You" avec un fameux gimmick de guitare dû à Charles Icarus Johnson et un son beaucoup plus étoffé et puissant qu'auparavant. On reprend le refrain en choeur dès la première écoute, un signe qui ne trompe pas. Kenny Loggins est venu prêté main (et voix) forte sur le titre "Who's Right, Who's Wrong" que l'on retrouve également sur son propre album "KEEP THE FIRE". On est très proche de Steely Dan : "Sailor's Song", "Future Street" voire de Michael Sembello avec "Two People". Malgré ses qualités indéniables, l'album fait de nouveau un flop.



Ce n'est que deux plus tard en 1981 que paraît "PAGES" deuxième du nom avec à la production Jay Graydon ainsi que Bobby Colomby pour les deux titres parus en single. Le style se rapproche davantage de Toto et de Michael McDonald dont Richard Page a déjà adopté précédemment le look barbu en vogue à l'époque. Cet album désormais culte démarre en haute position par le single "You Need A Hero", un mid-tempo soulful et se termine par une ballade minimaliste "Midnight Angel" avec un Richard Page olympique (et sans dopage apparent) dans les deux registres. Entre les deux beaucoup de bonheur : "Only Dreamer", "Tell Me", "Sesatia" et leurs choeurs MacDo pur jus ou la ballade "Fearless", comme des démonstrations de maîtrise vocale aux arrangements subtils.

Le peu de succès rencontré conduira néanmoins Richard Page et Steve George a reprendre le chemin des sessions avant leur retour en 1984 pour de nouvelles aventures.



jeudi 10 décembre 2009

Overland "Diamond Dealer" (2009)



Steve Overland ne connais pas la crise. En effet, depuis que le label Escape l'a récupéré, il ne chôme pas entre ses différents projets : The Ladder, Shadowman et Overland ainsi que le retour de FM ; Overland étant son projet le plus personnel.

"DIAMOND DEALER" est le second opus sous ce titre. Le premier "BREAK AWAY" était en tout point excellent mais proposait une facette plus Hard de ce majestueux chanteur. Il faut dire que Anders Rydholm, membre de Grand Illusion, était sans doute pour quelque chose du fait de sa présence quasi-permanente le long de cet album. Avec "DIAMOND DEALER", l'équipe a changé. Steve s'est entouré d'autres musiciens dont Tor Talle qui fait office du nouveau Anders Rydholm. Tor Talle était l'instigateur du projet Northern Lights sorti il y a quelques années chez MTM. Un album, qui sans être un must, tenait quand même bien la route. Avec cette nouvelle équipe, le style musical a changé. Steve Overland revient à son premier amour, FM...

Cette galette rappelle les 2 premiers albums de FM. On retrouve des titres typique AOR comme "Train Train" et le hit "You Lift Me Up", un soupçon de Drive She Said sur "Where Is The Love". La 2ème partie du CD est plus AOR voire Westcoast avec des titres bons mais plus calme comme le tryptique "I'm Still Breathing", "Rise" et "Hearts Don't Lie". Un vrai régal pour nos oreilles et où l'on peut énoncer un poncif qui est de dire que Steve Overland est un sacré chanteur...

La fin d'année 2009 est vraiment du pain béni pour les amateurs d'AOR que ce soit chez Frontiers ou bien Escape avec l'album d'Overland. Les fans de ce genre musical ne savent plus ou donner des oreilles. "DIAMOND DEALER" est en tout cas, lui aussi, bien placé pour figurer dans les playlists de l'année.