jeudi 18 novembre 2010

Gary Wright "Headin' Home" (1979)


Autour de la fin des années soixante et du début des seventies Gary Wright fût tour à tour clavier et compositeur de Spooky Tooth ( "Better By You, Better Than Me" ) et de Johnny Hallyday, j’en vois qui rigolent mais je rappelle qu’à l’époque de "FLAGRANT DELIT" le groupe comprenait également Mick Jones (futur-Foreigner) à la guitare.

Gary Wright est donc plutôt éclectique puisqu’il est capable de passer du blues-rock progressif à la variété-rock et même de faire un détour en 79 pour se rapprocher de notre musique favorite. Nous connaissions son talent de songwriter confirmé, restait à voir le résultat en solo. L’album alterne mid-tempos, ballades et Soul blues. Dans la première catégorie on trouve l’énergique "Keep Love In Your Soul" sur lequel on remarque la présence aux guitares de Steve Lukather (Toto) et de Fred Tackett qui rejoindra plus tard Little Feat ainsi que celle du saxo de Jim Horn. Dans la même veine "I’m The One Who’ll Be On Your Side" nous gratifie de la voix de Michael McDonald sur les chorus, certainement le morceau le plus accrocheur. Section ballades "Love’s Awake Inside" délicate et magnifiée par les harmonies vocales de Crosby et Nash avec Buzz Feiten à la guitare, "Moonbeams" dépouillée avec voix haute et la présence de Jeff Porcaro. Quand aux titres plus vigoureux "You Don’t Own Me" et "Stand" dans lequel la voix se fait plus éloquente avec le soutien de choeurs féminins.

Un album typique de la fin des seventies avec un sens averti de la mélodie évidente.

vendredi 5 novembre 2010

The Doobie Brothers "World Gone Crazy" (2010)


Il ne vous a pas échapper que les Doobie Brothers fêtaient leur 40 ans de carrière ! Derrière ce chiffre tout simplement époustouflant, ils ont eu la bonne idée de célébrer cet anniversaire par la réalisation d’un nouvel album produit par Ted Templeman. Pour la petite histoire, ce dernier était aux manettes lors de leur premier disque en 1970, puis bien sûr, par la suite, derrière nombreux de leurs classiques.

Cette réunion s’annonçait donc vintage comme l’est également "WORLD GONE CRAZY".

C’est le coloré "A Brighter Day" qui ouvre les festivités avec un "steel drum" et des refrains très "gospelisant", titre surprenant, mais finalement réussit. S’ensuit le brûlant "Chateau", avant d’entrer dans le vif du sujet avec les deux pièces de choix que sont le magique "Nobody" (un remake de celui de 1970, mais bien plus enflammé). Une grande part de l’héritage musicale que nous offre les Frères Pétard se condense dans ces 4 minutes 35 et les freeways infinis qui vont avec, puis par "World Gone Crazy" qui rappel le Doobie de la fin des Seventies, là aussi tout y est. "Far From Home" est une jolie balade signée Pat Simmons, certes, un poil naïve. On termine la première partie de l'album par le punchy rock "Young Man’s Game".

Le deuxième chapitre redémarre par le nostalgique mid-tempo "Don’t Say Goodbye" avec la présence d’un Michael McDonald, lui aussi venu célébrer sa carrière au sein du groupe, suivit par "My Baby", un titre simple, mais efficace. Un gros clin d’œil à Santana apparaît avec "Old Juarez" qui mixe le style du guitariste moustachu et les brûlants rythmes des Doobie qui sentent bon le désert comme leur album "CYCLES". On termine par "I know We Won" (avec Willie Nelson) et "Law Dogs" qui par contre ne m’ont pas transcender. Si vous vous procurez les deux bonus, sachez que "Little Prayer" n’apporte rien, même pour les freaks comme moi, à l’inverse de "New York Dream" qui est vraiment un plus.

A bord du navire demeure Tom Johnston, Patrick Simmons, John Mc Fee et Michael Hossack. Une impressionnante liste de guests est venue en nombre pour participer à cette nouvelle réalisation.

La majorité des titres est signée Johnston avec en écho une association Simmons/Templeman. "WORLD GONE CRAZY"" a bien débuté aux USA, il vous fera passer un excellent moment. En étant un peu plus exigeant, on pourra toujours reprocher quelques compositions faciles pour un groupe de cette stature, mais l’essentiel est vraiment présent.

Paul Anka "Somebody Loves You" (1989)


Encore un Anka à considérer comme un plat de résistance, "hard to find" car édité uniquement en Allemagne et non réédité depuis, mais qui vaut le déplacement dans tous les sens du terme.

Six ans le sépare de son prédécesseur, le mythique "WALK A FINE LINE" judicieusement proposé par CD Japan depuis quelques semaines.

Difficile de connaître les différents protagonistes car le livret ne délivre aucune information à part le nom des producteurs Humberto Gatica et Robbie Buchanan ainsi que celui de David Foster pour le titre "Stay With Me". Des études poussées menées sur le Web nous indiquent la présence de David Foster, Michael McDonald, Jeff Porcaro, Michael Landau et même de Dionne Warwick sur le duo "You And I". Cela reste hypothétique mais vraisemblable car les claviers notamment sont Fosteriens en diable "Somebody Loves You", "You And I" et "Let Me Try Again". Résolument décliné sur le mode langoureux, "Can We" avec piano et saxo à rendre sensuelle une actrice adepte du bistouri et du botox qui vient de gagner son procès, l’album nous offre néanmoins deux titres rythmés de bonne facture "A Steel Guitar And A Glass Of Win" et "The Lady Was".

Hautement recommandé aux amateurs de mélodies lascives et de production haut de gamme.

Steve Lukather : "All's Well That Ends Well" (2010)


Mine de rien en plus de sa carrière au sein de Toto, Steve Lukather est en train de ce faire un petit patrimoine solo sympathique.

Premier album en 1989 et voici le petit dernier qui sort cette année sous le nom "ALL'S WELL THAT ENDS WELL". Le précédent "EVER CHANGING TIMES" en 2008 était publié par Frontiers mais cette fois ci c'est Mascot Records qui prend la suite. Toujours entouré de sa bande de potes pour les compos comme CJ Vanston, Fee Waybill ou bien Randy Goodrum, Luke délivre un bon album qui le caractérise totalement. On retrouve la patte guitaristique mais aussi les diverses influences qui transpirent du bonhomme depuis toujours. Du Rock, du Jazz, du Blues, du Hard et de la Pop c'est la recette de cet essai qui ne dénote aucunement des précédents. On retrouve toujours les mêmes qualités mais aussi les mêmes défauts sut tous les albums de Luke. Que le garçon soit mon guitariste préfèré c'est un fait, maintenant j'aimerais que ses solos soit plus régulier dans la qualité. Déjà, on évite un trop plein d'instrumentaux avec le seul "Tumescent" qui se suffit à lui même. Sur 9 titre, 1 instrumental c'est déjà beaucoup et en plus celui ci ne me fait pas apprécier ce type de musique. En fait, à bien y reflechir, à part le titre précité, il n'y a pas vraiment de mauvais morceaux. Il manque simplement des hits.

Un album de Luke s'étudie avec finesse, je vais donc essayer de le faire de la plage 1 à 8:

On débute par "Darkness In My World" avec une entame sombre et glauque avant de se lâcher un peu. Un titre très technique peut être trop mais qui prouve quand même combien le type est doué.

On continue avec "On My Way Home" où Luke nous emmène vers des sentiers Jazz Rock à la Steely Dan. Grosse performance du bassiste Carlitos Del Puerta. Cela groove sévère comme on dit. Il manque peut être un refrain plus mélodique pour faire de ce titre une totale réussite.

"Can't Look Back" est certainement le morceau le plus mélodique et propose un rock FM à la Toto ou Luke excelle. Une superbe composition.

"Don't Say It's Over" est une ballade romantique assez sombre mais de haute qualité. Luke fait pleurer sa guitare et assure au niveau du chant sur ce type de composition lente.

"Flash In The Pan" est un morceau Blues Rock un brin fusion. Cela déménage sec mais le refrain est peut être un brin faiblard par rapport au couplet et aux riffs endiablés.

"Watching The World" propose la seconde ballade du CD. Un titre très atmosphérique mais réussi. Luke a l'habitude de chanter les ballades dans Toto et il le fait parfaitement avec le groupe comme en solo.

"You'll Remember" emprunte le même chemin que "On My Way Home" en proposant des influences Jazz Rock avec cependant ici un refrain réussi.

"Brody's" est la seule composition co-écrite par Randy Goodrum. Teinté un brin 70's, ce titre est très réussi que ce soit musicalement ou bien au niveau mélodique. Le riff est entêtant et ne nous lâche plus.

Comme souvent après la sortie d'un album solo de Luke, j'ai le cul entre deux chaises. Je trouve ça bien mais il me manque quelque chose pour en faire un must. Cet album en est encore la parfaite illustration. Tout est bon ou presque mais pourtant une fois que je l'aurais rangé, vais je le ressortir? Pas sur!

mardi 19 octobre 2010

Bill LaBounty "Back To Your Star" (2009)


18 ans après son "RIGHT DIRECTION", Bill LaBounty marquait son retour par cette réalisation qui avec son artwork offrait un clin d’œil affiché à son prédécesseur.

Si Bill officie depuis bien longtemps du côté de Nashville, il n’en a pas oublié et souvent déclaré que sa musique, était bien plus inspiré, par la Côte Ouest californienne. Une évidence quand on écoute le single de cet album "California Turnaround".

Finalement et un peu logiquement, avec les années, elle a pris des accents jazz et soul mais reste toujours très typé westcoast comme sur "Running On Fumes" et "Cinderella". Pour les amateurs de rhodes, l’album en est truffé et c’est toujours pour moi un plus. De jolies mid tempo comme "Dianne" qui pourrait provenir des sessions de son éponyme de 1982 ou "Back To Your Star" sont présents. A noter, le groovy "Golden Now" qui me fait penser à Robbie Dupree, tant la musique entre les deux amis est contiguë.

On pourra toujours reprocher à cette nouvelle réalisation quelques titres un peu passe partout, parfois mollasson comme "Old Habits" ou "River Girl", mais une composition comme "HWY 85" vous apportera un frisson salvateur tant elle est géniale et comme son titre l‘inspire, vous donnera l’envie de freeways et de liberté.

Au rayon des invités Robbie, Larry Carlton, David Hungate, Steve Wariner, Danny Parks, Steve Levine, Michael Rhodes pour un album qui encouragera Bill à revenir nous voir plus souvent, on l’espère.

jeudi 7 octobre 2010

California Groove


Honte à moi! Sorti avant l'été , je n'avais même pas évoqué le deuxième volume de la compilation de référence Westcoast, "CALIFORNIA GROOVE".

Après le premier volume sorti l'an dernier, on a droit à la même pochette mais avec un fond violet au lieu de bleu. Toujours 4 CDs pour une somme modique et cela est remarquable. Comme sur le premier volume, "CALIFORNIA GROOVE 2" propose les mêmes qualités et les mêmes défauts.

Qualité, car on retrouve la crème de la crème Westcoast avec des titres références comme "Good Life" de Bill LaBounty, "What You Won't Do For Love" de Bobby Caldwell, "Steal Away" de Robbie Dupree et "Broken Wings" de Mr. Mister entre autres. Qualité aussi, car sont aussi compilés des titres d'albums, à ce jour, difficilement trouvable sauf en import Japonais comme "Moonlight Over Paris" de PM, "Which One Of Us On Me" de Jay Gruska, "Knock Down The Walls" de Steve Kipner. Qualité également car la Westcoast d'aujourd'hui n'est pas oublié avec les très bons titres de State Cows ou bien Sven Larsson.

Il y a aussi des défauts et des manques comme dans un premier temps le choix des titres. Comment expliquer le choix de "Island Fever" pour Jack Wagner qui est certainement un des plus mauvais titre qu'il n'ait jamais fait? Comment, peut on prendre dans la discographie "Davy" de Sergio Mendes en occultant les titres de BRASIL 86" ou bien "CONFETTI"?

De plus, je trouve que la part belle est faite quand même a la période 70s qui n'est pas ma préférée en ce qui concerne la Westcoast avec "Love Song" de Robert Lamm, "Carolina Caroline" de Jonathan Edwards qui sonne plus country classique que Westcoast ou bien "Alexi" de James Gang.

Que dire aussi de certains oublis comme Chicago, Eagles, Kenny Loggins, Airplay, Planet 3 et toute la mouvance Westcoast Scandinave comme Sko/Torp, Edin Adahl ou Lava.

Dans l'ensemble cette compilation tient fortement la route et vu le prix et la qualité d'ensemble, il serait dommage de s'en priver. Alors a l'année prochaine pour le Volume 3.

Amy Grant "Somewhere Down The Road" (2010)


7 longues années que ma chanteuse préférée n'avait pas sorti d'album studio à proprement dit. A part un live, des disques de Noël, des compilations et des apparitions sur différents hommages à d'autres artistes, plus de news d'Amy Grant.

Comme le laissait entrevoir "SIMPLE THINGS" dernier essai en date, la belle se cantonne maintenant dans un filon pop folk assez calme, voir même trop calme. La voix est toujours la mais les compos ne sont plus aussi intense que du temps de "HOUSE OF LOVE", "LEAD ON ME" ou bien "HEART IN MOTION". En fait depuis qu'elle a quitté Gary Chapman pour Vince Gill sa musique a gagné du spleen. Pourtant, les compositeurs des débuts comme Wayne Kirkpatrick sont toujours la mais j'avoue avoir du mal à ne pas complètement m'endormir après les 12 titres de cette galette. Bien entendu, il reste des moments de grâce comme "Better Than A Hallelujah" ou bien le superbe duo avec Sarah Chapman (sa fille?), "Overnight". On retrouve du grand Amy Grant, des titres tout en finesse mais avec une grâce qui se dégage qui m'est pour le moins inexplicable. Toujours dans le rayon des réussites, je citerai "Every Road" et "Unafraid" magnifique ballade simplement à la gratte sèche.

En fait le problème n'est pas tant sur la qualité des compos mais plutôt sur le coté uniforme de l'ensemble qui fait que peu de titre vienne pour faire décoller l'ensemble. En fait, le CD devrait s'arrêter après "Hard Times" et "What Is The Chance Of That", le reste est franchement dispensable avec en point d'orgue l'horrible "Third World Woman". On a même droit à une version 2010 de son ancien titre "Arms Of Love" qui ne méritait franchement pas d'être réorchestré.

Même si je reste un fan fidele et indéboulonnable d'Amy, j'avoue qu' elle m'a un peu déçu. Je dis souvent que les EP sont trop court mais pour cet album, elle aurait pu le faire...

dimanche 26 septembre 2010

Jeff Cannata "Watching The World" (1993)


La FM progressive n’est pas si courante surtout quand elle présente les attraits de "WATCHING THE WORLD" l’album de Jeff Cannata (et non Richard comme je l’ai baptisé dans une chronique précédente) qui est sorti en 1993.

Compositions, arrangements, mixage, production et instruments, avec l’aide de quelques invités, on ne peut pas dire que Jeff Cannata aura chômé même si un album tous les cinq ans c’est pas non plus  l’usine : "ARC OF AN ANGEL" (1983), "IMAGES OF FOREVER" (1988). Saluons une fois de plus Mark Ashton, (Now and Then Records) qui a eu l’initiative de cet enregistrement.

Des lignes de chant d’une grande richesse mélodique aux harmonies délectables "Over The Line", "Watching The World" avec des guitares et des claviers à l’envie. Des chansons ciselées avec rupture de rythme à la clef "When It’s Love" des ballades à vous mettre des orties dans les veines "Just You And Me", "Let It Be" cette dernière avec un petit sax en prime et toujours cette touche progressive bien en évidence sur "Take Me Over".

L’album se termine par une chanson interprétée par son fils de 4 ans, celle-ci on s’en serait passé, mais vous savez comment sont les pères... monsieur Bruno.

Lara Fabian "Carpe Diem" (1994)


Avant d’être championne es décibels et de nous célinedioniser ses chansons, Lara Fabian a eu une vie, et surtout un fabuleux talent d’interprète à la voix claire et expressive.

Quand elle vivait au Canada, elle a fait connaissance de toute une pléiade d’artistes que l’on retrouve ici en compagnie de Rick Allison, son pygmalion et amoureux de l’époque. Imaginez que pour son second album la belle s’offre des compositeurs du niveau de Richard Marx, Stan Meissner et Bruce Gaitsch. Ca tue non ?

Du Soft Rock interprété avec émotion qui vous titille la corde sensible "Puisque C’est L’amour", "Tu T’en Vas", "Si Tu M’aimes" en oscillant entre ballades et mid-tempos avec même parfois une touche Westcoast : "Je Vivrai". Si Lara démontre déjà une puissance vocale impressionnante c’est avec suffisamment de retenue pour ne pas faire exploser les tweeters de vos haut-parleurs "Ramène-Moi". Les musiciens enjolivent l’ensemble mais comment pourrait-il en être autrement lorsqu’ils s’appellent Bruce Gaitsch (guitare), Stan Meissner (guitare) ou Dave Pickell (claviers). Et quand Lara Fabian vous la joue intime, piano et voix, dans "Pas Sans Toi" on a quasiment la sensation qu’elle s’adresse à vous seul. A condition d’apprécier les chansons d’amour, Lara s’avérait déjà un formidable auteur dans ce registre.

Puisse-t-elle un jour revenir à ses premières amours puisqu’elle a déjà réussi à baisser le ton ce qui nous évite de baisser le son.

C’est comme Hélène Segara (ne riez pas !) dommage qu’elle n’aie pas poursuivi dans le genre "Une Voix Dans La Nuit", enfin c’est mon avis.

dimanche 29 août 2010

Terry Brock "Diamond Blue" (2010)


C’est avec une infinie patience que nous attendions ce 2ème album solo du chanteur américain Terry Brock, car depuis 1999, il nous avait mis l’eau à la bouche avec "BACK TO EDEN", déjà sorti chez Frontiers Records. Il y a même des fans du vocaliste qui commençaient à désespérer, c’est dire !!!

Le très talentueux chanteur (qui a chanté pour Kansas, fondé Strangeways en fin des 80’s et œuvré sur le projet The Sign) a certes été très occupé depuis le début du siècle, notamment avec Seventh Key au niveau des chœurs et à la guitare, avec Phantom’s Opera sur l’album "ACT IV" sorti en 2003, sans oublier bien sûr sa phénoménale performance sur l’album "NOWHERE LAND" de son compère Mike Slamer. De plus il est récemment devenu le chanteur de Giant sur leur tout dernier album "PROMISE LAND". Ses contributions musicales toujours aussi performantes ont malheureusement reculé à chaque fois ses sessions pour Diamond Blue. Ayant enfin pu se dégager de ses obligations, il a conçu son 2ème album solo avec le brillantissime guitariste, compositeur et compère de toujours, le magique Mike Slamer, Andy Bigan complétant de fort belle manière le duo à la batterie. Car ce nouvel effort mélodique est truffé de titres alléchants, de chœurs et de guitares étincelantes avec d’entrée le très entrainant et surtout très rock FM "Diamond Blue", aux guitares ciselées et qui place ainsi la barre très haut, mélodiquement parlant. Un titre déjà qualifié de must qui comporte tout ce qu’il faut pour donner un élan musical unique à cet album. Une fois ce cadre posé, les autres compositions vont poursuivre ce travail mélodique intense, tant au niveau composition qu’au niveau interprétation sans oublier la qualité instrumentale et la production, hyper claire, rigoureuse et sans à coups. Avec ensuite "It’s You" très rock, "Jessie’s Gone" composé avec le guitariste de Strangeways, Ian Stewart, "No More Mr. Nice Guy" hyper enthousiasmant, "Broken" plus musclé sans oublier les excellents mid-tempo que sont "Why", "Too Young" ou "Soldier Falls", c’est alors un déluge de guitares splendides et toutes en finesse à la fois, de mélodies sublimes, gorgées d’émotions, de chœurs FM poignants. Avec de plus 2 ballades "The Rain" et "Face The Night" qui clôt l’album, Terry Brock manifeste sa grande présence sur la scène mélodique internationale, par sa voix chaude, emplie de feeling et de sincérité.

Le duo formé avec Mike Slamer, symbole de la pureté guitaristique même, reconnaissable entre mille, devient incontournable dans ce domaine et ce disque va faire très mal, vraiment. Un diamant éternel que nous délivrent là les 2 Américains au talent immense !!!

Tommy Shaw

"GIRLS WITH GUNS" (1984)
"WHAT IF" (1985)
"AMBITION" (1987)


Deux minutes SVP, j’enlève mes lunettes de soleil et mon string, j’essuie l’ambre solaire et promis j’attaque ma chronique des Tommy Shaw.

Bon, pour être sincère, je n’ai jamais été un grand fan de Styx à l’exception des titres qu’il a signés dont "Crystal Ball" que j’écoutais en boucle à l’époque
.
Notre relation aurait donc pu s’arrêter là si un collègue ne m’avait fait découvrir au début des années 90 "AMBITION" le troisième album solo du bonhomme. Une bombe parue en 1987 et que ne renierait pas un terroriste accompli. Dès lors, j’épluchais les bacs des disquaires d’occasion, le lot de beaucoup d’albums devenus cultes, et trouvais mon bonheur et ses petits frères Boulevard Saint-Michel à Paris.

"GIRLS WITH GUNS" son premier effort en solo qui date de 1984 vit la chanson éponyme figurer au générique de la série télé américaine "Miami Vice". L’album confirme déjà les qualités d’un compositeur et interprète doublé d’un guitariste redoutable en alignant rocks carrés avec gimmicks de guitare assorti "Come In And Explain", "Fading Away", mid-tempos enlevés ; "Outside In The Rain" interprété en duo avec Carol Kenyon (The Division Bell de Pink Floyd), "Heads Up" au refrain multi-voix co-écrit avec Kenny Loggins, "Free To Love You" et les ballades "Lonely School", "Kiss Me Hello" 7’47 de bonheur aux vocaux aériens avec de longs passages instrumentaux jouissifs.
On termine en beauté avec "The Race Is On" qui voit la présence au saxo de Richard Cannata dont certains CD’s mériterient bien une chronique future.

"WHAT IF" en 1985 est selon mon coiffeur un poil en-dessous du précédent et du suivant. Je partage assez son avis car l’ensemble est moins brillant, les mélodies moins inspirées, même si "Remo’s Theme (What If )" possède un refrain accrocheur, "Reach For The Bottle" une guitare acérée et "This Is Not A Test" un entrain communicatif.

Pour "AMBITION" sorti en 1987, Tommy s’est trouvé un allier de choix en la personne du producteur Terry Thomas (Bad Company) qui co-signe également les neuf titres originaux. L’album rutile de partout avec des mélodies passées au polish. "No Such Thing" un rock pêchu dans lequel Tommy s’en donne à cœur joie vocalement et côté guitare, "Dangerous Game" mid-tempo exaltant dont le refrain multi-voix est suivi de soli limpides, "Are You Ready For Me", "Love You Too Much", "The Weight Of the World" et leurs refrains tubesques. "The Outsider" qui possède des accents à la Brian Adams, celui de "Run To You" avant qu’il ne s’égare dans la forêt de Sherwood avec Robin des bois. Sans oublier la ballade "Ever Since The World Began" empruntée à Survivor.

En 1990, Tommy s’associera avec Jack Blades (Night Ranger) et Ted Nugent pour fonder Damn Yankees avec qui il publiera 2 albums avant de poursuivre en duo avec Jack Blades à deux reprises entre lesquelles il reviendra en solo avec "7 DEADLY ZENS" en 1998.



Coverdale-Page "Coverdale-Page" (1993)


L’exemple type de l’album à controverses, pour certains un pâle succédané de Led Zeppelin, et pour d’autres une sorte de résurrection pour Jimmy Page et David Coverdale, ex et futur leader de Whitesnake en 1993. N’en déplaise aux premiers, je fais partie des seconds et regrette que mon papa ou ma maman n’aie pas fauté avec un(e) asiatique, ce qui m’aurait permis d’assister à l’un des rares concerts qu’ils donnèrent au pays du soleil levant. Mais je sors un peu du sujet comme dit Cynmi quand il est dérangé en aimable compagnie.

Pour ce qui nous occupe, il ne s’agit certes pas d’un album de légende, ils ont renoncé à temps à cette appellation et si l’on est souvent proche de la caricature, "Over Now" en faux cachemire, plusieurs titres raviront les nostalgiques de Led Zep et Whitesnake. A commencer par "Waiting On You" dans lequel Coverdale joue les "rauqueurs" accompagné par les riffs impériaux de Jimmy Page. "Take Me For A While" qui suit s’avère une ballade saisissante avec cette vigueur que sait leur donner David Coverdale dans les envolées finales. "Pride And Joy" sonne comme du Led Zeppelin plus vrai que nature sans sombrer dans l’auto-parodie en mélangeant acoustique et électrique, calme et hargne, porté par une batterie omniprésente. "Easy Does It" illustre la prodigieuse capacité de Jimmy Page à construire des morceaux à l’atmosphère menaçante (les notes basses) qui éclatent finalement dans des breaks de guitares qui vous libèrent de cette tension sous-jacente. "Don’t Leave Me This Way" renoue avec la veine Bluesy du dirigeable pour un morceau fleuve de 7’52 qui rappelle le bon vieux temps : voix déchirée et guitare déchirante pour des vagues de violence lancinante. L’album s’achève sur "Whisper A Prayer For The Dying" à la rythmique martelée qui, contrairement à son titre, démontre que nos deux comparses sont encore bien vivants.

Malheureusement, cette réunion ne fut qu’une union fugitive comme une impasse signalisée par le panneau insolite qui illustrait la pochette de l’album.

Petra "No Doubt" (1995)

Une question me taraudait : Petra, Petra pas ? Hé bien oui ! car la bande de Bob Hartman nous délivre une très bonne cuvée qui leur apporta d’ailleurs le Grammy Award du meilleur album de Rock Gospel en 1995.


Plusieurs changements notables avec cette galette : au niveau du personnel John Lawry (claviers) s’en est allé et est remplacé par Jim Cooper, David Lichens (guitares) remplace Bob Hartman qui participe à l’album mais délaisse les tournées.

Une bonne nouvelle c’est que John et Dino Elefante sont revenus à la production et cela s’entend : la voix est mixée en avant, les guitares claquent et chaque instrument possède du relief. M’est avis que notre bande, en bons représentants du Rock Chrétien, s’est calée les joues avec des hosties pleines de vitamines.

"Enter In" attaque très fort avec une mélodie au refrain monstrueux, j’en ai flingué la touche repeat de ma télécommande. "Think Twice" assure le doublé gagnant avec des chorus en boucle. Est-ce qu’ils vont nous laisser souffler ? Que nenni ! cela continue avec "Heart Of A Hero" dans lequel John Schlitt prend sa voix de méchant et où ses acolytes nous martèlent les tympans dans une cavalcade revigorante portée par la batterie de Louis Weaver qui nous réduit en miettes. Que c’est bon mes frères ! enfin, façon de parler. "More Than A Thousand Words" calme un peu le jeu avec une ballade néanmoins puissante qui nous amène au titre éponyme, seconde ballade dans la même lignée. Ainsi, si votre chèr(e) et tendre n’avait pas compris la première fois, "No Doubt" que cette fois-ci il ou elle rendra les armes.

Ca a pété ! Ils nous l’ont joué tranquille sur deux titres et nous attaquent en traîtres avec le suivant "Right Place" qui nous balance du TNT pur jus dans les gencives, du moins dans les oreilles. Je passe tout de suite au dernier morceau, j’peux plus attendre sainte mère de Dieu (pardon !) tellement qu’il est bon : "We Hold Our Heart Out To You", ballade typée californienne avec des voix type re-re, des envolées, des choeurs célestes (ça c’est normal), une vraie splendeur vous dis-je.

Quant aux autres titres que j’ai omis de mentionner, je vous assure qu’ils sont de la même trempe mais il faut bien ménager un peu de surprise.

mardi 17 août 2010

Henry Kapono "Same World" (1991)


Une curiosité exotique d’un chanteur Hawaïen qui s’adresse avant tout aux admirateurs de Michael McDonald et dans une moindre mesure de Jeff et de Mike Porcaro. Ces derniers sont présents ensemble ou séparément sur 5 des 10 titres de l’album tandis que Michael est le co-auteur de "Same World" sur lequel il assure le contre-chant de même que sur "I’ll Be Here".

L’album nécessite de dépasser certains à priori dont en premier lieu la pochette mais comme on dit dans certains monastères : l’abri ne fait pas le moine. Le second est le premier titre "Insy’a" à moins que vous ne soyez nostalgique de votre dernier voyage en club de vacances quand vous dansiez collé serré avec votre voisine de bungalow. Pour être franc les deux titres avec McDo sont les meilleurs avec une préférence pour "Same World" aux accents Westcoast caractéristiques du bonhomme. Le slow "All Because Of You" avec les Porcaro’s brothers n’est pas désagréable, de même que la ballade "Hold Me Up" et si vous aimez le reggae "Stand In The Light" avec Third World et Tower Of Power. Pour le reste, je conseillerais quelques rations de Ti' punch avant l’écoute.

State Cows "State Cows" (2010)


ATTENTION MONUMENT! Le label Avenue Of Allies m'avait envoyé la totalité de leur production et j'avoue avoir été chaudement intéressé par toutes les sorties du label. Néanmoins, une ressort du lot pour l'amateur de Westcoast que je suis.

Le groupe s'appelle State Cows et est composé de deux musiciens suédois. D'un coté Stefan Olofsson qui s'occupe des parties claviers et de l'autre Daniel Andersson qui officie au chant et à la guitare. Ce dernier ne m'était pas inconnu car il avait sorti en solo un excellent EP, "DAYS IN LA", qui m'avait déjà fortement marqué. En effet, j'avais trouvé l'album trop court tellement la Westcoast que proposait le garçon était jouissive. On sentait le fort potentiel. Du potentiel il y en a et je peux dire sans prendre de risque que ce State Cows fera date au sein du mouvement Westcoast. N'ayons pas peur des mots, on a la un chef d'œuvre absolu digne des plus grands opus fin 70, début 80. On croit écouter, soit  Pages, soit Airplay voir un des premiers albums de Marc Jordan avec des relans de Steely Dan. D'ailleurs, les arrangements, la production, l'utilisation des instruments, la façon de poser la voix tout est fait pour rappeler l'époque bénie de la Westcoast Music. A part, quelques titres comme "Painting A Picture" qui sonne plus actuel, on a l'impression que l'album a été enregistré en 1980. Même Jay Graydon , leur idole, ne s'y est pas trompé en venant poser un petit solo sur l'incontournable "New York Town". Tous les morceaux sont d'une puissance absolue. Nous avons à une section de cuivre de 1er choix : saxos, trombones et autre trompettes. On croirait que la section cuivres de Chicago s'est déplacée tellement cela joue de manière sensationnelle. Les parties de guitares sont à la fois jazzy par moment, parfois plus rock mais toujours avec l'influence de type comme Jay Graydon ou Michael Landau. La voix rappelle Marc Jordan, Jay Graydon ou Randy Goodrum. Le son est tout bonnement fantastique.

Absolument rien à redire à ce premier essai de nos deux Suédois si ce n'est que ce State Cows est certainement un des meilleurs CD de la Westcoast Music de ces 20 dernières Années, si ce n'est plus. MUST, MUST, MUST!

Stan Bush "Dream The Dream" (2010)


3 ans après le magnifique "IN THIS LIFE", qui nous avait vraiment enchantés, le chanteur américain Stan Bush aligne donc son 10ème album solo avec à peu près la même équipe : Holger Fath aux guitares et claviers, Matt Bissonnette à la basse (remplaçant Lance Morrison) et Matt Laug aux fûts. Et bien sûr le nouveau venu "DREAM THE DREAM" ajoute encore un peu plus de mélodies, de guitares cristallines et de compositions ciselées, travaillées et parfaitement AOR. La force musicale de Stan Bush alliée à un enthousiasme toujours présent, prédomine sur chacun des 12 titres de cet album. Tout incite au rêve et illustre cette capacité à produire une musique riche, dynamique et résolument rock FM. Avec sa voix si particulière, légèrement cassée mais toujours empreinte d'une émotion extraordinaire, Stan Bush rayonne de A à Z sur cette galette soignée, bien produite par Holger Fath. Ouvrant avec une composition en béton hyper AOR "Never Hold Back", la suite s'échelonne de mid-tempo en mid-tempo avec une énergie mélodique superbe : les "Don't Give Up On Love", "Two Hearts", "In My Life" fleurent bon la musique AOR américaine, cher à notre chanteur. Le sommet de l'album est bien le titre même "Dream The Dream" qui alterne la douceur FM avec une mélodie rehaussée par des guitares plus mordantes et des chœurs magnifiques. N'oublions pas non plus le travail des claviers toujours là à point nommé sans quoi un tel album ne serait que quelconque. Inutile donc de vous dire que la suite regorge encore de titres impeccables, alignés avec bonheur, appuyés par les guitares toujours éclatantes du sieur Holger. Même si l'argument du renouveau n'est pas vraiment approprié à cet album, il n'en reste pas moins que cette pureté musicale, cet AOR vivace que Stan Bush perpétue encore et encore a de beaux jours devant lui. Même si le dernier titre revisité "Sam's Theme (The Touch)" peut paraître incongru dans cette galette, c'est vraiment un bravo vibrant que nous adressons à l'américain pour cette nouvelle perle mélodique, poignante, sincère et ô combien impressionnante !

jeudi 29 juillet 2010

Yoso "Elements" (2010)


Yoso est le nouveau projet créé de toutes pièces par Bobby Kimball (Toto) avec Tony Kaye et Billy Sherwood (Yes). Ils se sont associés pour former un condensé de Toto et de Yes et poursuivre l’aventure là où les 2 groupes respectifs l’avaient laissée. Yoso est un nouveau groupe certes intéressant mais qui n’innove pas trop sous le soleil américain du rock mélodique. Cela reste très conventionnel, 12 titres qui ne vont pas défrayer la chronique de la scène musicale loin s’en faut ! On croit vraiment entendre du Toto parfois ("Only One", "Come This Far", "Time To Get Up") et puis ensuite du Yes sur "Return To Yesterday", plus progressif, plus recherché et surtout plus long (7’20’’), en clôture d'album. Rien qu'à l'écoute de ces titres, on est déjà sur notre faim, musique claire mais assez insipide et pas vraiment envoutante. Et le reste ? Avec "Path To Your Heart", nos oreilles ont commencé à frémir : jolis solos de guitares, mais la voix de Bobby Kimball devient de plus en plus aigue et commence sérieusement à agacer, au fur et à mesure que les titres défilent. Certes de jolies ballades viennent agrémenter cet ensemble peu riche comme "Where You ''ll Stay" ou "To Seek The Truth" et avec "Walk Away", il y a un éclairage plus alléchant à cet album intitulé tout simplement "ELEMENTS", qui ma foi porte bien son nom puisque l’on a affaire à un assemblage d’éléments disparates, de qualité certes mais sans grande originalité. Le seul point positif est le titre qui ouvre l’album, le très novateur "Yoso" car il laisse entrevoir un futur plus intéressant, vu sa structure musicale plus moderne et plus attirante, avec ses chœurs bien chatoyants et une mélodie qui vous restera en tête. On peut donc croire que le prochain album de Yoso ira voyager vers ces contrées nouvelles et apportera plus qu’un amalgame de titres hétéroclites. A noter qu’un CD bonus live complète le tout, avec des classiques de Toto et de Yes, qui à mon sens n’apportent rien, les originaux restant tout de même inégalables. A ne conseiller qu'aux vrais inconditionnels passionnés de ces groupes phares.

mardi 29 juin 2010

Licence "Hogt Spel" (1981)

Pour tous les fans de Westcoast Music, cet album de Licence est un Graal dans le sens où c'est la première fois qu'il existe un pressage en format CD...

En effet, cet opus des Suédois est sorti en 1981 et depuis n'avait jamais eu les faveurs même chez les Japonais d'une réédition. C'est chose faite aujourd'hui grâce à Zink Music. Merci donc à eux.

Pour en revenir a l'album et au groupe, ce dernier est composé de 6 membres qui ont depuis disparu de la circulation. Le projet a été fondé comme un équivalent Suédois au groupe Airplay. Il est vrai que musicalement il existe une très forte similitude. Les compositions rappellent avec évidence le projet de Jay Graydon et  de David Foster. Mais il y a un hic! Tout est interprété en Suédois et j'avoue avoir beaucoup de mal avec cette langue comme avec l'Allemand d'ailleurs. Chanté en Anglais cet album serait énorme, en Suédois cela m'accroche l'oreille. Un seul titre est en Anglais et c'est un bonus "Out Of Control" qui montre un peu ce qu'aurait été l'album chanté dans la langue de Shakespeare.

Pourtant la qualité musicale est bien présente sur les morceaux comme "Over", "Fragor" ou bien "Ingen Ande". Tout est parfaitement en place, des guitares présentes sans être envahissantes, des touches de pianos ou de synthés magiques, des chœurs parfaitement maitrisés, bref une réussite au point de vue musicale. Qu'aurait donné "Vanliga Ord", superbe morceau, en Anglais? On ne le saura jamais.

Néanmoins, pour les collectionneurs comme moi, cet album de Licence trônera quand même fièrement dans ma discothèque plus comme un objet de valeur que comme un CD que j'écouterais régulièrement.

Sven Larsson "Sunlight And Shadow" (2010)


Sven Larsson est un guitariste Suédois qui joua au départ dans des groupes obscurs comme Galleon (Rock progressif) et Xinema (AOR-Prog). Après , ces deux expériences il rejoint Fredrik Bergh et Goran Edman pour le projet Street Talk et leur second album "TRANSITION". Il devient le guitariste du groupe et participe à tous les opus. En parallèle, il fomente un projet solo qui donnera "SUNLIGHT AND SHADOW" qui sort cette année sur l'excellent label Avenue Of Allies.

J'avoue avoir été un peu déçu aux premières écoutes de ce CD mais cette impression s'est estompée au fil du temps. Je m'attendais peut être trop à un Street Talk bis et de plus il est vrai que Sven Larsson n'a pas la voix de Goran Edman. En fait, il faut prendre ce premier solo comme on prend les solos de Steve Lukather. Des ressemblances avec Street Talk mais une touche personnelle en plus et un jeux de gratte bien mis en avant par rapport au groupe de Fredrik Bergh. D'ailleurs la comparaison avec Luke est vraiment adaptée car beaucoup de titres ressemblent à du Toto et le garçon part aussi de temps en temps dans des délires guitaristiques qui peuvent paraitre bizarre mais qui donne une touche toute personnelle à cet album.

Ce côté personnel, on le retrouve sur les instrumentaux que sont "Tube" et "Candy" mais aussi sur "Bastard" titre qui rappelle fortement Luke en solo et même la digression un brin jazzy Westcoast qu'est "Daydreamer". Ici Sven Larsson se lâche totalement. Ensuite on adhère ou pas mais on appréciera quand même le talent du guitariste qui est énorme. Sur le reste on retrouve une compo typique Street Talk avec "Sunlight And Shadow", des ballades Totoesque comme "It's Over" ou bien "Fly On By", du rock plus musclé à la Toto période "KINGDOM OF DESIRE" avec "I'll Turn My Back" et des très bons titres AOR comme "Eagle" ou "This Is Not The Right Time".

Un album complet rempli de petites pépites qui prouvent que le garçon a du talent à revendre. Ce premier essai mérite d'être écouté et réécouté car franchement on mettrait Steve Lukather sur la pochette , je pense qu'on en parlerait plus. Premier essai prometteur à confirmer par la suite et en espérant bientôt un nouveau Street Talk.

Sedona "Golden Valley" (2010)


Cocorico! Merci au label Avenue Of Allies de nous permettre d'entendre cet album de Sedona, des petits Français qui font dans l'AOR et la Westcoast.

Avec cette introduction, je tiens à saluer ce nouveau label qui avec ses différents artistes propose actuellement des choses très intéressantes que ce soit en terme de Westcoast, d'AOR et de Hard mélodique. C'est certainement actuellement le label le plus novateur et le plus éclectique du circuit.

Parenthèse refermée attachons nous à cet album. Sedona est donc un combo Français qui a commencé par sortir deux essais en Français, "DREAM CATCHER"et "TOUT ARIZONA". J'avoue n'avoir jamais écouté ces deux raretés. "GOLDEN VALLEY" est leur premier album en Anglais et date de 1995 mais ils n'ont jamais pu le sortir. Aujourd'hui c'est chose faite et Patrick Liotard (chant, guitares), Stéphane Larribat (batterie) et Jack Andouar (basse) prouve que la musique Française n'est pas qu'un ramassis de bouses qu'on entend perpétuellement à la radio.

Voila un bon album qui navigue entre Westcoast pure et AOR à la Tim Feehan ou au Boulevard. La production est convenable mais je pense qu'avec plus de moyen , le groupe aurait pu encore transcender les compos. Si vous aimez King Of Hearts, AOR, et autres FM Canadienne, cet album ne vous décevra pas. Il y a de très bon morceaux sur cet opus qui méritent toute votre attention comme le superbe "Magic Dreams" qui ouvre de façon magistrale l'album. Quand le ton se durcit un peu on retrouve des relans de Tim Feehan sur "Surfing State Of Mind". On repart dans la pure Westcoast matinée de country sur l'excellent "Golden Valley" que n'aurait pas renié Venice ou King Of Hearts, ambiance LA garantie! "California Ballad" porte bien son nom. On y est sur les grandes étendues de la cote ouest pour une Westcoast de haute qualité. Le jeux de gratte de Patrick Liotard tout en finesse est à signaler. "Sweet Wave Of Sunset" est peut être le meilleur titre du CD en proposant une ballade somptueuse à la Chicago. J'adore vraiment ce titre rempli de feeling. Je passe sur l'instrumental "Laguna" pour repartir avec "Rock Board" qui propose une facette plus rock de Sedona. La guitare se veut incisive et on se rapproche de certaines compos de Steve Lukather en solo. On repart avec l'AOR de "You Choose Fanatic", une belle ballade à la Toto. "The Story "revient sur les terrains Westcoast à la King Of Hearts, le travail sur les vocaux est superbe. On termine avec "Tessalia" une ballade sympathique également mais franchement pas le meilleur titre du CD.

Un bon album qui ne souffre que d'un manque de grosse production. En effet, sans être mal produit "GOLDEN VALLEY" sent quand même beaucoup l'autoprod. avec peu de moyen. Ce genre de musique qu'est la Westcoast doit être surproduit pour pouvoir faire mouche. Sedona y arrive quand même sans gros moyen ce qui est en soi une vraie performance. J'attends avec impatience la suite.

PS : Un gros défaut pour cet album, il s'agit du très gros accent français sur l'intégralité des morceaux... Dommage, car cela nuit à la qualité de cet album. On peut espérer que du mieux pour le prochain album...

mardi 22 juin 2010

AOR "L.A Ambition – The Best Of AOR 2000 - 2010" (2010) - Escape Music


C'est avec une grande joie et un plaisir non dissimulé que nous apprenons la sortie de ce double "Best Of" d'AOR concocté par Frédéric Slama pour le 10ème anniversaire du projet AOR. Depuis l'an 2000, le maître du rock mélodique français a sorti des albums d'anthologie, avec des musiciens de renom, la crème des artistes américains, suédois et anglais. Et là c'est dans un magnifique digipack de 2 CDs que sont remasterisés les titres de folie de son parcours musical depuis 10 ans.

La bonne idée est d'avoir un disque dédié au côté plus hard de sa musique (The Hard Side) sur lequel on retrouve les titres affolants de "JOURNEY TO L.A" (2009) avec "Waiting In The Darkness", "Desperate Dreams", "Never Surrender", de "L.A ATTRACTION" (2006) avec "Like An Open Book", "The House Of Love", "One More Chance", "Don't Ever Say Goodbye" de "L.A REFLECTION" (2002) avec "If No One Cared", "Sensation", "Dream Them Away", "So Young And Innocent", "Leave Her To Heaven", pour ne citer que les principaux. Rien à redire, c'est le must de cette musique exaltante et vous vous délecterez à l'écoute des Philip Bardowell, Steve Overland, David Chamberlin, Göran Edman, Rick Riso, J. Lynn Johnston sans oublier les guitares de Frédéric Slama, Tommy Denander, Steve Lukather, Michael Landau et autres Bruce Gaitsch. Les connaisseurs pointus constateront aussi que certaines versions ont été remixées avec des solos différents des originaux avec changement de guitariste notamment, Michael Landau remplaçant Steve Lukather, et vice versa. Avec ce 1er disque, on frissonne déjà et le temps passe si vite à déguster ces ambiances mélodiques incomparables, non dénués d'énergie loin s'en faut !

Et vous en prendrez encore une bonne dose avec le second disque qui explore le côté soft ou westcoast d'AOR (The Soft Side) avec les magnifiques "Never Gonna Let Her Go", "On Dangerous Ground", "In My Crystal Ball", "Lost In Your Eyes", "Give A Little Love" ou "Worlds Away" : de la grande musique, des titres en or massif, que du bonheur, avec les autres interprètes tout aussi talentueux et en adéquation totale avec cette musique chatoyante, que sont Bill Champlin, David Roberts et Michael Ruff. Mais me direz-vous, ce n'est après tout qu'un "Best Of", qui ne fait que retracer cette belle carrière et effectivement nous n'aurions rien à ajouter à cette affirmation… mais il y a un mais hyper positif, c'est que l'ami Slama nous a réservé 5 belles surprises. Oui vous avez bien lu, 5 nouveaux titres jamais édités viennent compléter le tableau déjà conséquent pour porter à 28 le nombre de titres de ces 2 disques. Ce sont "Marina" sur le 1er disque, aux guitares éclatantes, un vrai bijou de rock FM, empli de mélodies et de feeling, magnifiquement interprété par Michael Kisur, et sur le second : "Back To Your Heart", "Searching For Heroes" (tous 2 issus du CD démo de 1992, "L.A RENDEZ-VOUS"), "On A Distant Path" (issu de l'introuvable "NEXT STOP : L.A" de 2001), et enfin "The Way You Love Me". Ces 5 bonus apportent un plus mélodique indéniable et permettent de montrer que déjà à l'époque, il y avait cette flamme, cette force de composition et cette capacité à émouvoir, et c'est une excellente idée de les avoir intégrés à ce double album.

Tous les titres de ce "L.A AMBITION" permettent de bien cerner le talent de compositeur, s'il fallait encore le prouver et du musicien toujours à la pointe de son art. Une œuvre complète donc, par son assemblage parfait de titres magnifiques, qui ravira les fans et donnera l'occasion aussi à ceux qui découvrent, de s'offrir un bien bel objet de 2 disques remarquables, aux facettes multicolores et à la musicalité indémodable. La pièce maitresse indispensable à tous les amoureux de musique mélodique, hard ou soft !!!

jeudi 10 juin 2010

Bamboo Brothers "Moments"


De retour déjà depuis quelques années, il manquait plus qu’un nouvel album pour que le come-back des Bamboo Brothers soit complet. C’est chose faite avec ce dernier, montrant au passage, un groupe dans sa maturité, qui a emmagasiné du vécu. Si le premier titre "Moments", et choix étonnant, propose une acoustique song, c’est "15 Minutes Of Fame" et le génial "Easy Life", qui lancent véritablement l’album, puis par leur single "Would You Believe". Il en ressort rapidement une Westcoast Music lorgnant ouvertement sur Steely Dan, avec souvent des sonorités rappelant les grands espaces américains. S’ensuit un mordant "How Could You Do It", puis la jolie ballade "Celia".

Les musiciens sont tous de très haute volé, mention spéciale au bassiste Assi Roar et au guitariste Troels Skovgaard. La production est superbe, une règle constante chez les groupes ou artistes scandinaves (pourtant pas forcément réalisée avec de gros moyen financier, mais que de compétences).

La deuxième partie de l’album offre les touchants "Sweet Echoes" et "Maybe Someday" (rappelant sur ce titre, les Doobie Brothers) sont de belles réussites. Par contre, la ballade "Mayday", ne m’a guère emballée. Le groovy blues "Nothing To Do" est fort sympathique et le dernier titre "The Nightfly Album", comme son titre l’évoque, vous l'aurez compris, rend un superbe hommage au maître Fagen (bien fun dans les lyrics). Un très bon album qui marque un retour prometteur.

Sweet Comfort Band "Cutting Edge" (1982)


1 an après "HEARTS OF FIRE!" sort "CUTTING EDGE" toujours avec le même line-up mais cette fois  David Diggs a laissé sa place de producteur au spécialiste chrétien Jack Joseph Puig. Ce changement a une incidence par rapport à l'orientation musicale du groupe... Le précédent œuvrait dans des sonorités 70s et balayait un style plutôt Westcoast, "CUTTING EDGE" est bien ancré dans le début 80 et joue dans la cour AOR. On navigue entre I-Ten, Petra ou même Allies que Randy Thomas fondera quelques années plus tard. "CUTTING EDGE" est un pur chef d'œuvre! Rien que pour "Runnin To Win",  il faut avoir le CD chez soi. Quel morceau avec ce saxo étourdissant. D'ailleurs cet instrument se retrouve sur d'autres compos comme le mid-tempo "Falling In Love With You", magique. Que dire du hit, "What Have You Got" ou du rentre-dedans "Armed And Ready" où le groupe sait se faire plus rock.

Les ballades ne sont pas oubliée avec les superbes "Haven't Seen You" et "Changed Hearts". Le son Westcoast est encore présent avec "Breakdown Love" et ses harmonies vocales dantesques mais aussi sur "Live It" où le groove l'emporte sut toute autres considérations. Que dire encore du magique, "Valérie"? Simplement que c'est de l'AOR qui tue!

Avec cet album, Sweet Comfort Band rentre dans la cour des grands et cet opus bien que datant de 1982 n'a pas pris une ride. Il fera très bien dans votre collection entre I-Ten et "BEYOND BELIEF" de Petra. Un must!

Sweet Comfort Band "Hearts Of Fire!" (1981)


Sweet Comfort Band est un groupe de Westcoast/AOR chrétien, fondé en 1974, et qui aura eu une durée de vie de 10 ans (soit jusqu'en 1984 date de leur dernier album "PERFECT TIMING"). Le groupe est composé de Bryan Duncan au chant et au clavier (qui fera une grosse carrière solo par la suite), de Randy Thomas au chant et à la gratte (qui fondera le groupe Allies avec Bob Carlisle) et des deux frangins Thomson, Kevin à la basse et Rick aux futs. Leur premier album éponyme sort en 1977 et sera suivi de "BREAKIN THE ICE" en 1979, "HOLD ON TIGHT" en 1980,  "HEARTS OF FIRE!" en 1981, "CUTTING EDGE" en 1982 et "PERFECT TIMING" en 1984. Absolument introuvable à ce jour, le label Retroactive décide donc de ressortir l'intégral de la discographie à partir de "BREAKIN THE ICE".

Je ne connaissais que de nom ce groupe mais franchement je loupais quelque chose. Pour ces chroniques, j'ai décidé de m'attaquer à la discographie du groupe à partir de 1981 et "HEARTS OF FIRE!". Je ne saurai quand même vous conseiller de jeter une oreille sur les précédents, excellents aussi. Avec HEARTS OF FIRE! produit par David Diggs, le groupe ne semble pas encore avoir fait le deuil des sonorités 70s. Cela donne, des compos Westcoast absolument sublime comme "They Just Go On" ou les deux voix de Bryan Duncan et de Randy Thomas se marient à merveille. Un titre qui pourrait figurer sur les premiers Robbie Dupree. "Can You Help Me" plus dans une ambiance Eagles que la aussi aurait fort bien interprété un Timothy B Schmit. Un coté un peu plus élaboré avec "Isabel" et son intro au piano qui rappelle un peu le Toto des débuts, là aussi imparable. "You Can Make It" et son riff de piano nous replonge avec délice dans les années Airplay. Avec "Feel Like Singin", on se replonge dans les 70s et ses rythmes un peu disco à la Average White Band ou Alessi, ce genre de compos se retrouvent plus sur "BREAKIN THE ICE". "Now Or Never" a des ambiances jazzy avec un solo de guitare aux petits oignons. "Contender" fait plus dans l'AOR et on termine par le sublime "You Need A Reason" une ballade somptueuse. La voix de Bryan Duncan est grandiose mais cela je le savais déjà car possédant pas mal de galettes solos de ce dernier. De plus, le reste des zicos est d'un niveau incroyable épaulé par des requins de studios comme David Diggs, Paul Jackson Jr. ou bien Dave Boruff.

Ce "HEARTS OF FIRE!" est donc à posséder impérativement dans toutes bonnes discothèques Westcoast digne de ce nom.

lundi 31 mai 2010

Drive She Said "Dreams Will Come" (2010) - AOR Heaven


Drive, She Said un des groupes FM les plus prisés dans la fin des années 80 nous met l'eau à la bouche avec une nouvelle compilation de titres non pas chez Frontiers Records comme en 1997 avec "ROAD TO PARADISE", mais cette fois chez AOR Heaven.

Mark Mangold et Al Fritsch se sont retrouvés en 2009 au Firefest et ont donc eu envie de reprendre la route. Cette compilation n'est certes pas très originale car il y a 6 titres du 1er album éponyme sorti en 1989 : "If This Is Love", "Hard Way Home", "Don't You Know", "Maybe It's Love", "Love Has No Pride", "Hold On" puis 4 titres du 2ème album "DRIVIN' WHEEL" de 1991 : "Drivin' Wheel", "Think Of Love" et "Hard To Hold" et enfin 2 titres du très décevant "REAL LIFE" sorti en 2003 à savoir "Real Life" et "Stronger". La vraie nouveauté réside dans 4 titres. Mark Mangold a écrit "Fool’s Game" pour Michael Bolton dont ce fut le 1er single en 1983 et "I Found Someone" pour Cher en 1987. Il a voulu inclure ses titres avec l'apport de Jon Bivona à la guitare. Les 2 autres titres sont du pur Drive, She Said et laisse augurer peut-être un nouvel album : ce sont "Dreams Will Come" parfait dans la mouvance AOR et "Try 2 Let Go", dans un ton plus rock et plus enlevé.

Vous l'aurez compris, pas de quoi pavoiser mais si d'aventure le duo de musiciens se met à pondre des titres de cette envergure, nous serons donc très attentifs à toute nouvelle galette, complète et riche, histoire d'effacer le très triste "REAL LIFE" qui nous est resté un peu en travers de la gorge.

Grand Illusion "Brand New World" (2010) - AOR Heaven

 
Après 4 ans de silence, le groupe suédois Grand Illusion nous revient avec ce "BRAND NEW WORLD", hyper travaillé et toujours dans la lignée des 3 albums précédents sortis en 2001 ("THE BOOK OF HOW TO MAKE IT"), 2002 ("VIEW FROM THE TOP") et 2004 ("ORDINARY JUST WON'T DO"). Le groupe avait alors décidé de faire une pause en 2005 et chaque musicien a pu ainsi se perfectionner au contact d’autres groupes et projets.

La singularité de ce nouvel album, avec toujours aux commandes Anders Rydholm (basse, claviers, guitares), Peter Sundell et Per Svensson (chant) est la liste des invités : que du must ! Gregg Bissonette à la batterie (il a oeuvré avec des artistes connus notamment David Lee Roth, Steve Vai, Toto, Joe Satriani, Don Henley, Overland), aux guitares : Tim Pierce (Michael Jackson, Richard Marx, Rick Springfield, Bruce Springsteen, Meat Loaf, Bon Jovi, Alice Cooper, Seal, Phil Collins), Danny Jacob (George Michael, Elton John, Ray Charles, Bette Midler et aussi Signal), Mike Slamer (City Boy, Streets, Steelhouse Lane, Seventh Key) et Roger Ljunggren sans oublier Kjell Klaesson à la guitare acoustique et les textes de Arlene Matza-Jackson. Tous ces invités enrichissent cet album de leur expérience et rehaussent la qualité déjà présente de la musique de ces suédois très entreprenants. Leur marque de fabrique toujours la même, est encore bien plus performante sur cet album : superbes mélodies un brin progressif parfois, chœurs enchanteurs toujours aussi impeccables, et avec en plus la patte des Américains que sont Tim Pierce, Mike Slamer et Danny Jacob, les titres ont plus d’impact et plus de hargne : "157th Breakdown", "Burning Bed", "Sacrifice" ont du caractère et du tonus. Mais pour les inconditionnels, la musique de Grand Illusion n’a pas changé, elle s’est étoffée et a plus de consistance et de relief, avec un fond mélodique très AOR et même parfois plus rock que sur les albums précédents. Le côté américain apporte aussi un plus grâce aux fameux musiciens susnommés et ajoute de la maturité et un rythme plus important. Si on ne peut détacher un titre en particulier, c’est parce que toutes les compositions ont une identité mélodique poussée : "All Out In Love", "Emily", "Never Find Her Alone" restent des classiques de Grand Illusion et avec le titre "Brand New World", on a encore une magnifique intro au piano avec une montée en puissance impressionnante relayée par des chœurs somptueux. "Playing With Fire" possède aussi une structure mélodique bien AOR et représente aussi bien cette musique travaillée et enthousiaste.

Oui Grand Illusion est bel et bien de retour avec un opus fort en mélodies et en chœurs soignés. Ce sont 3 musiciens au top qui nous délivrent là une brillante collection de titres : SUPERBE !!!

Sweet Comfort Band "Perfect Timing" (1984)


Nul besoin d’être bigot pour apprécier le rock chrétien, avec toutefois un léger avantage pour ceux qui ne pratiquent pas l’anglais. Michael W. Smith, Petra et d’autres sont là pour prouver le talent artistique de cette frange musicale et Sweet Comfort Band ne faillit pas à la règle.

Leur site officiel annonce l’ enregistrement du successeur de "PERFECT TIMING" leur sixième album dont la parution remonte tout de même à 1984. C’est l’occasion de nous pencher, sauf sujets au vertige, sur cette galette de rois. Si à l’époque le groupe est toujours composé de ses membres initiaux Bryan Duncan (Chant), Randy Thomas (Guitare, Chant), Kevin Thomson (Basse) et Rick Thomson (Batterie), on remarque la présence de Dino et de John Elefante à la production et le renfort de deux claviéristes Peter Robinson et John Schreiner. Chacun apporte sa contribution aux compositions et John Elefante ajoute même une couche vocale sur des chœurs déjà bien fournis. Le titre éponyme qui ouvre les festivités est à cet égard de tout premier ordre avec synthé, guitares et des chorus qui libèreront le chanteur qui sommeille en vous avec trois mélodies magiques pour le prix d’une, le type de chanson qui remonterait le moral d’un condamné à mort à l’aube de son dernier jour. "Habit Of Hate", "Don’t Bother Me Now", "Looking For The Answer" qui suivent ne déparent pas dans le tableau et dégagent suffisamment d’énergie pour faire tomber les pellicules, quant à la ballade au piano "Prodigal’s Regret (Never Should Have Left You)" elle comblera d’aise les amateurs d’émotion forte. Dans un registre différent, "Envy And Jealousy" fait preuve d’un groove certain, de même que "Neighborhood Kids" et son parfum jazzy.

En résumé, un remède efficace contre les crises de foi où chose inattendue vous n’entendrez pas une seule fois les mots Lord, God et Jesus de rigueur dans cette discipline.

dimanche 25 avril 2010

Asia "Omega" (2010)


Après la sortie de "PHOENIX"en 2008, Asia semblait émoussé car cet album n’obtint pas tous les suffrages de la scène mélodique, même si la qualité était toujours présente.

Il nous a fallu attendre 2 ans quasiment jour pour jour afin de retrouver ce groupe mythique à la carrière impressionnante et avec le line-up d’origine : "OMEGA" est donc là et on peut tout simplement dire quelle claque ! Les 4 musiciens ont mis un point d’honneur à nous offrir tout leur savoir-faire, leur art consommé de la mélodie, dans leur style, à la fois rock, clair, sensuel comme ils savent si bien le faire.

Après une introduction très rythmée par un titre déjà énorme "Finger On The Trigger", nous sommes emportés dans un voyage mélodique ininterrompu, avec l’envol vocal monumental de John Wetton, les claviers éclatants de Geoff Downes et la qualité incroyable des titres, au nombre de 12, tous aussi performants et flamboyants les uns que les autres. Nos oreilles enchantées se régalent à l’écoute de tant de subtilité, de magnificence : que ce soit le très solide "Through My Veins", directement issu de ce qu’écrivait Asia dans les 80’s, "Listen Children", affolant nos sens avec ses claviers entêtants, "Light The Way" magnifique et lyrique, pur produit de ce que Asia peut créer sans oublier les magiques "Ever Yours", "I Believe", "I’m Still The Same", qui vous arracheront des larmes et les poignantes ballades que sont "Emily" et "Don’t Wanna Lose You Now". Et bien sûr, le maître mot d’Omega est la mélodie, aucun titre ne souffrant de faiblesse, ils ont tous ce souffle éclatant, cette magie musicale que peu de groupes peuvent dégager.

Avec cet album, on est projeté 30 ans en arrière, la réussite est complète, car l’enthousiasme réel, l’élégance musicale innée de ces artistes éclatent à chaque note. Une information intéressante est à préciser : c’est un producteur extérieur au groupe, Mike Paxman (Status Quo, Uriah Heep) qui a pris en charge la production, une première pour Asia. C’est donc une œuvre magnifique appelée à entrer dans la haute sphère des albums incontournables du rock mélodique classieux.

Fiore "Today Till Tomorrow" (1998)


En 1998, le tandem de choc Harry Hess/Pete Lesperance du groupe Harem Scarem était en pleine veine créatrice et multipliait les projets parallèles. C’est ainsi que nos canadiens s’associèrent au chanteur américain Jon Fiore pour nous balancer dans les étiquettes un album à côté duquel un bâton de dynamite ressemble à un pétard mouillé.

Rock mélodique, Hard FM ou AOR, vous pouvez l’appelez comme vous voulez mais cette musique va vous déboucher les cages à miel plus efficacement que du Destop. Une collection de hits en puissance aux refrains de haute volée qui s’enchaînent sans faiblir "Out Of Love", "All Along", "It Can Only Get Better" et "Anything". La voix voilée de Jon Fiore et les harmonies puissantes qui l’accompagnent donnent une envergure phénoménale à des compositions superbes d’intensité mélodique. Un disque qui fait la part belle aux guitares agressives mais qui n’oublie pas de nous distiller quelques ballades avec "Strong Enough", "Someday Soon" et "Don’t Take It Too Fast". Pour les curieux et les érudits, je signalerai la présence dans les guests de Ray Coburn, le clavier du fameux Honeymoon Suite, mais comme le disent les groupies en Backstage, c’est connu que dans les groupes de Hard les membres vont et viennent…

La pochette est pas terrible mais vous l’aurez compris l’album ne nécessitait pas de Fiore(itures) supplémentaires.

lundi 19 avril 2010

Peter Mayer "Green Eyed Radio" (1996)


Le premier PM qui parût en 88 (Voir chronique) était un summum de bon goût et d’inspiration solaire qui passe mieux l’épreuve du temps que les sentiments, si j’en croit les rumeurs qui courent actuellement dans les rédactions. Son successeur en 1993 (5 ans quand même !) portait le titre alléchant de "STREET OF DREAMS" et sur 13 chansons comportait son lot de merveilles étincelantes "Tender Moments", "Street Of Dreams", "Wind On The Water" ou encore "Sister Annie" et sa guitare lumineuse. Une ration supplémentaire pour les amoureux du premier album. La même année paraissait "RED WINE & LIMONADE" que je préfère passer sous silence en regrettant que Peter Mayer (guitare) aie cru bon de partager le chant principal avec son frère Jim Mayer (basse) et avec Roger Guth (batterie).

En 1996, le leader (Peter Mayer comme PM) nous offre son premier album solo "GREEN EYED RADIO" sur lequel on retrouve la finesse mélodique, instrumentale et vocale de son groupe précédent "All Tea In China", "Shall We Dance" et "In The Meantime". Peter Mayer est un chanteur attachant "Under Your Spell" aux modulations mélodieuses "Michaelangelo", "One And One Makes Three" doublé d’un guitariste éloquent et élégant (il tînt l’instrument au sein du Jimmy Buffett's Coral Reefer Band). Il est accompagné de Tom Kennedy (basse), de son ancien partenaire Roger Guth (batterie) et de quelques participants ponctuels.

L’exemple manifeste d’un être humain en état de grâce.

Gardner Cole "It's Your Life" (1991)


Difficile de faire plus synthétique, même si l’album affiche tout de même 49’36. Gardner Cole n’est pas un inconnu, il a participé à l’album "TAKE IT TO HEART" de Michael McDonald, il a co-écrit "Open Your Heart" pour la Madone et collaboré avec une liste impressionnante d’artistes parmi lesquels Bobby Caldwell, Jay Graydon ou Patrick Leonard (Third Matinee) sans compter les bandes originales de films auxquelles il a collaborées telles que celle du Fugitif. C’est également un multi-instrumentiste qui s’est illustré dans le passé comme batteur avec ABC et clavier avec A-HA ("Take On Me" lors des Grammy Awards en 1987). Pas mal comme pedigree ! (Surtout ne le répétez pas à mon chien !).

"WALL OF FEAR" ouvre l’album dans une veine mécanique renforcée par un beat appuyé. Gardner Cole y assure la totalité des instruments avec l’aide de machines, ce qui donne un côté déshumanisé à l’ensemble mais renforce aussi le côté danse robotique qu’il m’arrive de pratiquer les samedis soir de grande solitude "Love Is Blind". Le principal intérêt de l’album est d’y retrouver au hasard des chansons des invités tels que David Paich (Toto), David Pack (Ambrosia), James Ingram, Dean Parks, Chuck Sabatino et quelques autres "The Place I’m From", "My Spirit’s Broke". Quelques notes de saxo viennent diversifier l’ambiance sur la ballade "Best Of Me". Vous avouerez que cela mérite d’y jeter une oreille. Avis aux collectionneurs compulsifs.

samedi 3 avril 2010

FM "Metropolis" (2010)


Après Treat qui est revenu en force sur le devant de la scène Hard Rock après plus de 18 ans sans nouvel album, c’est un autre grand de la musique FM qui revient aussi avec un album, après 15 ans d’abstinence.

Le bien nommé groupe anglais FM a en effet décidé de relancer la machine mélodique qui a fait son succès dans les années 80. Le retour de ce géant était déjà prévisible puisque les musiciens ont rejoué ensemble en live en octobre 2007, au Firefest pour être précis, et avec le line-up constitué de membres historiques c’est-à-dire Merv Goldsworthy (basse), Steve Overland (chant) et Pete Jupp (batterie) auxquels se sont joints Jem Davis (claviers), déjà présent en 1995 sur "DEAD MAN'S SHOES" et Andy Barnett (guitare) qui officiait déjà en 1991 sur "TAKIN' IT TO THE STREETS". Cela leur a permis de se retrouver et de former le projet de reprendre le chemin des studios mais après ce live, Andy Barnett jeta l’éponge et c’est un grand fan de FM, Jim Kirkpatrick, qui reprit le manche de la guitare laissée vacante. Son jeu sobre et efficace brille déjà de mille feux sur "METROPOLIS", maintenant dans nos mains et plus que jamais dans nos oreilles. Ce retour étincelant est aussi dû aux mélodies toujours présentes, au feeling et à la performance vocale de Steve Overland, à la finesse de la production et à l’enthousiasme musical palpable tout au long des 13 titres. S’il n’est pas possible de comparer cette galette à ces glorieuses ainées que sont "TOUGHT IT OUT" ou "INDISCREET", il est indéniable que c’est un véritable hymne à ce Hard Rock FM chatoyant, clair, émouvant, caractéristique du groupe anglais. La prouesse musicale, l’absolu lien entre les musiciens, l’unité mélodique des titres et en toile de fond cette magnifique interprétation vocale font déjà de ce disque une œuvre de qualité supérieure. De "Wildside" à "Over You" en passant par "Hollow", "Unbreakable" en passant par le petit intermède instrumental qu’est "Metropolis", sans oublier les merveilles que sont "Bring Back Yesterday", "Who’ll Stop The Rain" et le sublime final de 7 mns qu’est "Still The Fight Goes On", chaque titre possède ce fameux feu sacrément mélodique qui vous fera frissonner et vous donnera cette énergie, ce bien-être, comme FM sait si bien le distiller.

Un superbe album, déjà, et un événement mélodique sans pareil en ce début 2010, année riche en nouveautés et retours gagnants. Bravo à FM pour cette offrande, cette magie, cette magnificence !!!

Timothy B. Schmit

Dans la catégorie des chanteurs à la voix haut perchée, Little Eagle a sans contexte ma préférence, notamment sur les titres multi-voix tels que "Keep On Tryin’" qu’il écrivit pour l’album de Poco "HEAD OVER HEELS" en 1975.

Timothy B Schmit a démarré sa carrière solo après la séparation des Eagles qu’il avait rejoint en 1977 suite au départ de Randy Meisner.


Son premier album "PLAYIN’ IT COOL" (1984) contient deux titres, dans la lignée de celui cité précédemment, "Voices" qui comme son titre l’indique est un festival d’harmonies vocales et "So Much In Love". La plupart des chansons sont écrites avec la complicité de Vince Melamed et de Josh Leo qui sont rejoints par J.D. Souther sur le titre éponyme qui rock gentiment. "Take A Good Look Around" et "Tell Me What You Dream" auraient aisément pu trouver leurs places sur un album des Eagles, des ballades atmosphériques comme on les aime. "Wrong Number" bénéficie de la présence de David Paich, de Jeff Porcaro et de Steve Lukather que l’on retrouve également sur "Something's Wrong" avec Joe Walsh qui participe également à "Gimme The Money". Un premier album encourageant qui permet à Timothy de déployer ses ailes.


"TIMOTHY B" lui succède en 1987 avec comme nouveaux partenaires à la composition Will Jennings et Bruce Gaitsch qui s’avèrent un choix plutôt judicieux à l’écoute de titres aussi mélodiques que "Boys Night Out" et "Hold Me in Your Heart" aux refrains délicieusement hypnotiques. Quant à la ballade "Into The Night" qu’il a composée seul c’est un régal de délicatesse aérienne. Bruce Gaitsch assure les guitares et les programmations avec le renfort des claviers de Randy Waldman "Everybody Needs A Lover", "Don’t Give Up" et de Jerry Hey venu astiquer ses cuivres sur "Down Here People Dance Forever". Cela swingue délicatement porté par la voix suave de Timothy : "A Better Day Is Coming", "I Guess We’ll Go On Living" et "Jazz Street". Un second effort qui permet au chanteur de consolider son nid.


"TELL ME THE TRUTH" arrive dans les bac en 1990. L’équipe de compositeurs reste la même avec l’apport de Gregg Sutton sur deux titres, quant aux participants plusieurs figures illustres : Don Henley (Eagles), Danny Kortchmar, Rick Vito, Jaï Winding, Jeff Porcaro (Toto), Bill Payne (Little Feat). I subodore (je suis totalement bilingue) que l’on ne va pas s’ennuyer. "Tell Me The Truth" le prouve d’entrée avec un titre bien balancé magnifié par les choristes, à l’image du suivant "Was It Just The Moonlight" qui n’a rien à lui envier. On retrouve le son Eagles dans les ballades "Roxy’s Eyes" et surtout "Something Sad" en provenance directe du pays d’Alice, toutes deux dues à la plume de TBS. "Let Me Go" et "Perfect Strangers" reprennent la formule Rock FM avec d’excellents chorus de guitare envoyés par Bruce Gaitsch. "For The Children" termine l’album sur une ballade lancinante avec Rita Coolidge, Marilyn Martin et un chœur d’enfants de célébrités à découvrir. Six producteurs se partagent la tache : David Cole, Don Henley, John Boylan, Danny Kortchmar, Bruce Gaitsch et TBS en personne. Autant dire que le résultat est sans faille et que Timothy B. Schmit s’envole littéralement.





mercredi 31 mars 2010

Brian Howe "Circus Bar" (2010)


Frontiers se met à la Pop? En effet, après la réédition de "VENUS IN OVERDRIVE" de Rick Springfield, voilà certainement avec "CIRCUS BAR" le premier album de Pop Rock du label Italien.

Brian Howe est surtout connu pour son activité au sein de Bad Company en remplacement de Paul Rodgers. Son arrivée coïncida avec un changement de cap du groupe qui allait le temps de 4 albums de haute volée assener un rock FM US sous la houlette du producteur Terry Thomas. Difficile de remplacer Paul Rodgers mais j'avais trouvé qu'il l'avait fait très proprement et comme le combo avait changé de style cela ne choquait en rien. Apres son départ de Bad Co, il sortit son premier album solo "TANGLED IN BLUE" que MTM ressorti quelques années plus tard sous le nom de "TOUCH". Si on reprend les critiques et commentaires de l'époque en particulier sur Crossrocks, j'étais un des rares à m'être enthousiasmé pour cette galette. Beaucoup l'avait trouvé trop soft ce qui est un fait mais peu avait perçu la qualité mélodique des compos et le chant magique de Brian Howe tout au long de cet essai. Avec "CIRCUS BAR"c'est donc la seconde livraison du bonhomme qui signe encore une vraie pépite. Nettement moins soft dans l'ensemble que "TOUCH", même si on retrouve des similitudes, ce nouvel album se veut résolument Pop Rock. Peu de gens connus accompagne l'artiste sur le CD mais en tout cas les compos elles font mouches. Le tryptique de départ avec "I'm Back", "Life's Mystery" et "There's This Girl" vaut son pesant de cacahouète. Trois compos qui déchirent grave, entraînante pleine de guitares mais aussi très mélodique qui fait qu'on les retient sans peine. A partir de "Surrounded" le rythme se calme un peu et on retrouve les compos qui jalonnaient "TOUCH", des petits plaisirs mélodiques à souhait avec "Flying" et "How It Could Have Been". Ce tryptique est aussi exceptionnel. Que du grandiose. La voix de Howe est majestueuse. On retrouve deux superbes reprises de sa période Bad Co avec "Holy Water" version plus calme que l'original et le monument "How Bout That" certainement un de mes titres préféré de la période Bad Co et tiré du phénoménal "HERE COMES TROUBLE". Si certain avait des doutes quand à la capacité de Howe de faire du rock, du vrai qu'ils écoutent le brulôt "If You Want Trouble" qui ne fait pas dans la dentelle.

Une énorme sortie chez nos amis de Frontiers, personne ne l'attendait spécialement mais "CIRCUS BAR" figurera dans ma playlist de l'année 2010, à n'en point douter.