mercredi 31 mars 2010

Brian Howe "Circus Bar" (2010)


Frontiers se met à la Pop? En effet, après la réédition de "VENUS IN OVERDRIVE" de Rick Springfield, voilà certainement avec "CIRCUS BAR" le premier album de Pop Rock du label Italien.

Brian Howe est surtout connu pour son activité au sein de Bad Company en remplacement de Paul Rodgers. Son arrivée coïncida avec un changement de cap du groupe qui allait le temps de 4 albums de haute volée assener un rock FM US sous la houlette du producteur Terry Thomas. Difficile de remplacer Paul Rodgers mais j'avais trouvé qu'il l'avait fait très proprement et comme le combo avait changé de style cela ne choquait en rien. Apres son départ de Bad Co, il sortit son premier album solo "TANGLED IN BLUE" que MTM ressorti quelques années plus tard sous le nom de "TOUCH". Si on reprend les critiques et commentaires de l'époque en particulier sur Crossrocks, j'étais un des rares à m'être enthousiasmé pour cette galette. Beaucoup l'avait trouvé trop soft ce qui est un fait mais peu avait perçu la qualité mélodique des compos et le chant magique de Brian Howe tout au long de cet essai. Avec "CIRCUS BAR"c'est donc la seconde livraison du bonhomme qui signe encore une vraie pépite. Nettement moins soft dans l'ensemble que "TOUCH", même si on retrouve des similitudes, ce nouvel album se veut résolument Pop Rock. Peu de gens connus accompagne l'artiste sur le CD mais en tout cas les compos elles font mouches. Le tryptique de départ avec "I'm Back", "Life's Mystery" et "There's This Girl" vaut son pesant de cacahouète. Trois compos qui déchirent grave, entraînante pleine de guitares mais aussi très mélodique qui fait qu'on les retient sans peine. A partir de "Surrounded" le rythme se calme un peu et on retrouve les compos qui jalonnaient "TOUCH", des petits plaisirs mélodiques à souhait avec "Flying" et "How It Could Have Been". Ce tryptique est aussi exceptionnel. Que du grandiose. La voix de Howe est majestueuse. On retrouve deux superbes reprises de sa période Bad Co avec "Holy Water" version plus calme que l'original et le monument "How Bout That" certainement un de mes titres préféré de la période Bad Co et tiré du phénoménal "HERE COMES TROUBLE". Si certain avait des doutes quand à la capacité de Howe de faire du rock, du vrai qu'ils écoutent le brulôt "If You Want Trouble" qui ne fait pas dans la dentelle.

Une énorme sortie chez nos amis de Frontiers, personne ne l'attendait spécialement mais "CIRCUS BAR" figurera dans ma playlist de l'année 2010, à n'en point douter.

mardi 30 mars 2010

Bobby Barth "Two Hearts One Beat" (1986)


Bobby Barth est surtout connu comme le leader du groupe de Hard FM Axe, que MTM avait sorti du placard au lancement du label et aussi comme producteur du premier Cita. Il avait rejoint Blackfoot en 1984 en remplacement de Ken Hesley pour l'album "VERTICAL SMILES". Wounded Bird réédite son album solo, sorti en 1986. La réédition date de l'été 2009 mais personne n'en a parlé et pourtant quel album!

Je tiens à préciser que la musique déroulée le long des 8 titres n'a absolument rien à voir avec Axe. On est dans une mouvance Westcoast et Rock FM plutôt que dans le Hard mélodique avec quelques touches celtiques que propose Axe. Je m'étonne d'ailleurs que les sites spécialisés Westcoast ne cite pas ce "TWO HEARTS ONE BEAT" comme un monument du genre et pourtant cet album n'a rien a envié à un "STRRET TALK" par exemple de Steve Perry. Bobby Barth en plus d'être un très bon guitariste est un très bon chanteur. Il le prouve ici et on se demande pour quelle raison il avait besoin d'un vocaliste dans Axe.

Cet album est parfait de bout en bout. On retrouve "Dangerous Games" que certains possèdent sur la compilation "TWENTY YEARS VOLUME 2" d'Axe mais elle est présentée ici dans une version nettement différente et qui me convient nettement mieux. Des compos Westcoast de choix avec des cuivres et un saxo magique sur "Don't Come To Me" co-écrit par Eddie Schwartz (auteur pour Gowan et du "Hit Me With Your Best Shot" de Pat Benatar) et David Tyson producteur des premiers Alannah Myles, aussi le sublime "Sara" qui n'a rien à voir avec la composition de Starship et qui propose un côté soul qui colle aux oreilles. Une reprise des Supremes avec "Stop In The Name Of Love" qui est absolument divine. Il est pourtant compliqué de reprendre ces standards de la musique black des années 60 en les réorchestrant Westcoast, AOR, et c'est pourtant fort réussi. On retrouve aussi de l'AOR racé à la Jack Wagner comme sur "Burn Me Once, Burn Me Twice" avec cette voix féminine si sensuelle dans les choeurs.

Je le dis tout net "TWO HEARTS ONE BEAT" est un petit chef d'œuvre. La réédition de Wounded Bird est toujours aussi bonne au niveau son mais toujours aussi pauvre en ce qui concerne le livret. On regrette au final qu'il n'y ait que 8 titres et surtout que Bobby Barth n'ait pas sorti de second opus de ce calibre car j'aime bien Axe mais à coté c'est du pipi de chat.

mercredi 24 mars 2010

Auras "New generation" (2010)


Le renouveau mélodique entamé en 2009 avec de nombreuses sorties de qualité continue à poursuivre sa route. Et ce sont maintenant les Brésiliens d'Auras, d'ailleurs les premiers Sud-Américains à signer chez Frontiers Records, qui viennent nous régaler d'un hard rock mélodique très FM, à la manière d'un Journey ou d'un Survivor.

Les membres fondateurs d'Auras, Gui Oliver et Ferpa Lacerda, ont eu la chance d'ouvrir pour Jeff Scott Soto et Jimi Jamison lors d'un concert chez eux à Curitiba. Et cette soirée leur permit d'accéder au label italien et de conclure un accord avec le plus que brillant et phénoménal Dennis Ward pour mixer leur premier album. Tout était donc en place pour que "NEW GENERATION" naisse dans de bonnes conditions et si le groupe veut s'affirmer en tant que tel et ne pas être juste un assemblage de musiciens de studio, il le prouve par cette galette et à chaque titre. L'écoute révèle un parfum de fraîcheur, une rythmique FM proche de celle de Journey voire aussi de Foreigner, des refrains entrainants, des chœurs fort à propos, une voix chaude que certains trouveront clone de celle de Steve Perry. Mais le tout a un caractère bien spécifique, enjolivé par de sacrés claviers et un enthousiasme bien présent tout au long des 12 titres de "NEW GENERATION".

"Beauty Of Dreams" démarre l'album dans des conditions très mélodiques, essentiellement Rock FM, qui donne le ton musical de l'album et qui annonce déjà une constance magnifiée, répétons-le, par de solides claviers. Le reste de l'album sera tellement exaltant qu'il est difficile d'en sortir un plutôt qu'un autre, de ce lot AOR proposé. Citons le très FM "Forgive And Forget", le très rythmé "Never Give Up", la belle ballade "In My Arms", le remuant "Reach Out". On notera de plus une clarté toujours présente dans la production, pas de titres phares car ils le sont pratiquement tous. Pour l'auditeur épris de cet AOR riche et classieux il faut aussi mentionner la finesse de "New Generation", les grosses guitares de "Forever In Your Eyes", les sonorités subtiles de "Keep On Loving You", sans oublier bien sûr leur 1er titre connu au Brésil, celui de leurs débuts, le magnifique "Hungry Hearts".

Un album qui est donc très alléchant, avec un son très riche et très moderne même si on navigue dans du classique de chez classique. Mais cet essai est visiblement impressionnant pour ces nouveaux maîtres AOR, Brésiliens de surcroit !

Barry Manilow "Here Comes The Night" (1982)


On peut réduire Barry Manilow à "Copacabana" comme Peter Allen à "I Go To Rio" mais ce serait manquer d’une totale curiosité ou d’un sacré manque de culture. Parmi sa vaste discographie, je vous propose un album qui flirte avec la Westcoast et sur lequel on retrouve quelques pointures du genre : Bill Champlin, Richard Page, Steve George, Tom Kelly (Chœurs), Bill Mays (Piano), Richie Zito, Paul Jackson Jr, Robben Ford (Guitare).

L’album "HERE COMES THE NIGHT" est paru en 1982, on le trouve également sous le titre "I WANNA DO IT WITH YOU" dans un pressage européen amputé de la chanson "Oh Julie". Pour les points culminants, je citerai "Here Comes The Night" et le Chicagoesque "Stay" qui illustrent la veine romantique habituelle de Barry, "Let's Get On With It" un titre enlevé dans une veine Calif proche des Doobie Brothers magnifié par les chœurs de nos deux "Pages", les up-tempo "Some Kind Of Friend" et "Heart Of Steel", tous composés par lui-même ce qui confirme que l’on est jamais si bien servi que par soi-même. Je ne peux pas non plus passer sous silence "Memory" popularisé par Barbra Streisand, les Rocks tendance Fifties "Some Girls", "I Wanna Do It With You" ; "I'm Gonna Sit Right Down And Write Myself A Letter" sur lequel plane l’ombre d’Elvis ni "Getting Over Losing You" ballade sentimentale qui gagne en ampleur et intensité au fur et à mesure de sa progression.

Après cette prise de contact vous pourrez vous pencher sur les autres albums répertoriés dans la Bible, toutes confessions confondues…

lundi 22 mars 2010

Heavens Edge "Heavens Edge" (1990)


Un quintette de Philadelphie qui déménage davantage que des transporteurs professionnels mais que la vague Grunge priva d’une reconnaissance méritée. Saluons Mark Evans (Chant), Reggie Wu (Guitare et claviers), Steven Perry (Guitare), G. G. Guidotti (Basse) et David Rath (Batterie et percussions) qui nous offrent un album bourré de guitares et de chœurs aussi à l’aise dans les créneaux Heavy qu’AOR, boosté par la production de Neil Kernon (Michael Bolton, Queensryche…).

Des guitares agressives et acidulées qui véhiculent un Rock basé sur des rythmiques bien lourdes avec un chant hargneux et maîtrisé: "Play Dirty", "Skin To Skin", "Bad Reputation" et "Daddy’s Little Girl".

De l’AOR dix-huit carats où la voix se fait plus mélodieuse tandis-que les guitares toujours bien senties se mêlent aux touches discrètes de claviers : "Find Another Way", "Hold On Tonight" et "Come Play The Game".

L’album comporte un témoignage Live enregistré à l’Empire Rock Club de Philadelphie "Is That All You Want?" avec guitare Slide en prime.

Et pour les plus énervés d’entre-nous, je recommande les speedés "Can’t Catch Me" et "Don’t Stop, Don’t Go". Du rentre-dedans qui fait du bien comme me disait gentiment ma copine de l’époque.

Le groupe se séparera en 1992 pour se réunir sans Steve Perry en 1998 et publier chez MTM "SOME OTHER PLACE/SOME OTHER TIME" en 1999.

jeudi 11 mars 2010

Paul Laine "Stick It In Your Ear" (1990)


En rejoignant Danger Danger en 1995, Paul Laine s’est fait connaître des amateurs de Hard mélodique mais lorsque paru "STICK IT IN YOUR EAR" en 1990 c’était pas la cohue devant les présentoirs pour s’arracher l’album. En conséquence, beaucoup pleurent aujourd’hui en parcourant les sites de vente en ligne où de vilains pas beaux profitent du désarroi des amateurs. Je fais partie des veinards qui possèdent l’album en pressage japonais, mon banquier s’en rappelle encore.

Paul Laine s’est entouré sur l’album de Kenny Kaos que l’on retrouvera par la suite sur le projet The Distance avec Chris Ousey (Heartland), des batteurs Pat Stewart et Mickey Curry (Bryan Adams), du bassiste René Worst (Zebra) et de quelques autres, avec une production qui claque dans les oreilles due à Bruce Fairbairn (Bon Jovi). Question Hard, un assembleur de PC dirait que nous sommes en présence d’un disque dur non formaté, comme en témoigne "One Step Over The Line" le premier titre de 7’06 dont le break central décrasse sérieusement, de l’AOR magnitude 9 sur l’échelle de Richter, de quoi se faire expulser de son appartement séance tenante (depuis j’habite à la campagne). Autant donc parler de Heavy FM car nos compères arrivent à conjuguer charges héroïques et mélodies qui vous huilent les conduits auditifs "We Are The Young", "Is It Love" et "Heart Of America". Une petite ballade de rigueur "I’ll Be There" pour ne pas oublier le câlin du soir et même un petit Boogie Blues "Doin’ Time" pour l’éclectisme.

Non content d’être un chanteur à la voix mémorable, on remarquera que Paul Laine signe tous les titres seul ou accompagné, la preuve déjà tangible d’un talent reconnu depuis.

samedi 6 mars 2010

Rosco Martinez "Rosco Martinez" (1994)

 

L’album de Rosco Martinez est sorti en 1994 dans une indifférence quasi générale malgré une bonne critique que j’avais écrite à l’époque. C’est quand même un comble !

Bon, on rigole mais Rosco avait pourtant de sérieux atouts pour faire carrière : une voix puissante légèrement voilée à la Michael Bolton, un toucher de guitare plutôt bienvenu et des compositions à l’avenant co-écrites avec Peter Wolf, le producteur de l’album, l’un des partenaires de Lou Gramm sur son second album solo "LONG HARD LOOK". Ceux qui s’attendaient à des roucoulades avec renfort de castagnettes sont rassurés, les taureaux peuvent dormir sur leurs deux oreilles et continuer à honorer leurs belles. A l’époque, j’ai craqué en l’entendant par hasard chanter "Neon Moonlight" dans l’émission Taratata où il se révéla un artiste ni manchot ni paralysé des cordes (vocales) et je me suis procuré illico l’album. En réécoutant "She’s Wearing My Love" je me demande une nouvelle fois pourquoi cette mélodie et ces caresses métalliques n’ont pas eu plus d’écho. De même que "Capturame", l’une des trois chansons qu’il interprète en espagnol, qui m’a presque donné envie de renouer avec ma prof de quatrième qui m’avait pourtant dégoûté de sa langue (l’espagnol !!!).

Rosco Martinez est un artiste cubain-américain qui aurait pu devenir une star de la musique Latino –Américaine mais des abus divers l’ont relégué aux oubliettes : à la place nous avons eu droit à Ricky Martin, c’est comme çà. Un type qui était bourré d’énergie "Take Me To Your Jungle" mais aussi capable de douceurs exquises "Marie-Anna", "Dulce Tiempos". Toujours inspiré "The Water Song" et sa guitare mouvante ou "I Won’t Rain On Your Parade" au refrain et à la voix qui déchirent ! Et que dire de "Thank’s" qui clôture l’album, une power ballade au chant musclé avec contre-points de guitare.

Simplement merci, en regrettant qu’il n’est pas eu une ambition et une volonté proportionnelles à son talent.