lundi 21 février 2011

Josef Melin "Offshore Monsters" (2010)


Un petit focus sur ce CD 4 titres édité par l'excellent label Zink Music et qui annonce la sortie de l’album début 2011 de Josef Melin. Qui est ce type? Ceux qui s’intéresse à la Westcoast auront reconnu une des deux têtes pensantes de Smooth Reunion ; super projet Scandinave dont le premier album "CLEANING UP BUSINESS" avait été une franche réussite en 2008. En effet, cet opus était bourré de talent, de fraicheur, de drôlerie et franchement j’avais été fortement emballé par ce dernier.

Josef Melin a décidé de quitter le duo et de sortir son premier opus solo baptisé "PREPARE FOR Y2K". En attendant, Zink Music, son label sort cet EP 4 titres pour attirer le client. Ce 4 titres est en fait un trois titre puisqu’on retrouve deux fois le titre phare, "Offshore Monsters" sous deux versions différentes. On avait pointé le fait que Smooth Reunion était très influencé par Steely Dan, c’est peut être encore plus le cas ici. Plus que le Dan je dirais Donald Fagen en solo avec la voix qui est un mix entre Michael Franks et Randy Goodrum. Franchement, les deux premiers titres que sont "Offshore Monsters" et "Let Me Know ne sont pas vraiment facile d’accès. Il faut plusieurs écoutes pour les apprécier. C’est une Westcoast assez intellectuelle qui nous est proposée avec une instrumentation réduite à sa portion congrue. En effet, à part les synthés on entend pas grand chose d’autre. "Wave To Friends" le troisième titre est nettement plus intéressant pour moi car le coté minimaliste est abandonné pour quelque chose de plus musical avec des cuivres et une ambiance plus festive. A priori, ce titre ne figure pas sur l’album.

Je reste sur une impression assez mitigée dans l’ensemble, là ou Smooth Reunion m’avait bluffé, Josef Melin me déçoit un peu. Le garçon ne manque pas de talent mais d’un autre coté, je pense qu’il peut encore plus, par ce genre de compos, radicalisé le style Westcoast qui n’est déjà pas sous le feux des projecteurs. Sa musique est trop compliqué pour s’ouvrir sur le monde, dommage!